Étienne Schneider au Conseil "Compétitivité" de l'Union européenne à Bruxelles

Communiqué – Publié le

Le 26 septembre 2013, le ministre de l’Économie et du Commerce extérieur, Étienne Schneider, a assisté au Conseil "Compétitivité" de l’Union européenne à Bruxelles.

Lors du Conseil "Compétitivité", les ministres ont d’abord eu un débat sur les actions destinées à soutenir les petites et moyennes entreprises européennes. Les PME sont des moteurs fondamentaux pour la croissance, la création d’emplois et la cohésion dans l’Union européenne. La discussion a servi à élaborer des pistes pour promouvoir le développement des PME et sortir de la crise.

Le ministre Schneider a souhaité rappeler trois éléments transversaux, essentiels pour les PME:

  • Un marché intérieur qui fonctionne sans entraves, pour permettre aux petites entreprises locales d'avoir accès au grand marché européen. Il faut prendre les mesures nécessaires pour supprimer les obstacles et entraves persistants, afin de cesser de faire peser un coût superflu sur les entreprises.
  • Les PME ont besoin d'un cadre réglementaire et politique cohérent.
  • Et enfin, utiliser tous les instruments pour faciliter la vie des PME, notamment en recourant plus souvent au principe de la reconnaissance mutuelle lors de la mise en œuvre de nouvelles directives européennes. Ceci permettrait à la fois de baisser les complexités et les coûts pour les PME et d'offrir un choix plus large aux consommateurs.

Autre point de discussion: l’impact des politiques de l’UE en matière énergétique et de changement climatique sur la compétitivité de l’industrie européenne. Le ministre Schneider a appelé de ses vœux un cadre stable et prévisible. Dans la mesure où les industriels doivent faire des choix concernant leurs investissements qui les engagent pour de nombreuses années, ils ont impérativement besoin de pouvoir se baser sur une politique prévisible. "Aujourd'hui le prix du gaz aux États-Unis est de 3,5 fois inférieur à celui en Europe." Le ministre a demandé à la Commission européenne de trouver des voies pour réduire cet écart qui constitue un désavantage compétitif pour l'industrie européenne.

Les ministres ont ensuite eu un échange de vues sur les conditions actuelles et les perspectives d’avenir de l’industrie européenne, y compris dans le secteur de l’acier. Étienne Schneider a rappelé que, même s'il y a eu un recul de l'activité industrielle depuis l'éclatement de la crise, il est crucial de garder un objectif de 20% de la part de l'industrie dans le PIB.

Le ministre a ensuite estimé que les efforts en matière de recherche et d'innovation sont essentiels pour garder une industrie européenne. Il a précisé que le Luxembourg fait des efforts sensibles à travers l'agence Luxinnovation et les différents régimes d'aides aux entreprises dans ce domaine. Étienne Schneider a accueilli favorablement la proposition du vice-président de la Commission, Antonio Tajani, d'affecter les recettes de la vente de quotas d'émissions de CO2 aux financement de projets de recherche en matière d'efficacité énergétique.

Dans toutes ses interventions lors de ce Conseil, le ministre Schneider a eu soin d'insister sur la situation spécifique du secteur de l'acier, et qui concerne donc plus particulièrement la situation luxembourgeoise.

Performance du Luxembourg en matière industrielle

Lors de sa conférence de presse à l'issue du Conseil, le ministre s'est félicité des bons résultats obtenus par le Luxembourg dans le rapport de la Commission européenne sur la compétitivité industrielle des États membres, présenté la veille. Le Luxembourg se distingue en particulier dans cinq domaines importants: innovation et durabilité (où le Luxembourg se classe en 6e place); l'environnement des entreprises; les services et les infrastructures; la gouvernance et l'efficacité du secteur public; ainsi que le financement et les investissements.

En ce qui concerne l'innovation, le ministre a souligné que ce bon résultat provient des investissements que le Luxembourg a fait ces dernières années dans la recherche privée et publique. "S'il reste un point à améliorer dans ce domaine – ce que nous recommande d'ailleurs la Commission – c'est la commercialisation et la mise sur le marché des résultats de la recherche, afin de créer de la plus-value de cet investissement", a expliqué le ministre.

Communiqué par le ministère de l'Économie et du Commerce extérieur / Représentation permanente du Luxembourg auprès de l'UE