Signature de 3 accords-cadres de coopération avec des ONG de développement

Article – Publié le

Le 3 février 2014, le ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, Romain Schneider, a signé trois accords-cadres de coopération avec des ONG de développement: Handicap International Luxembourg (2014-2017), SOS Faim, en consortium avec l’Action Solidarité Tiers Monde (2014-2018) et Nouvelle Pro Niños Pobres  (2014-2018).

Le 3 février 2014, le ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, Romain Schneider, a signé trois accords-cadres de coopération avec des ONG de développement: Handicap International Luxembourg (2014-2017), SOS Faim, en consortium avec l’Action Solidarité Tiers Monde (2014-2018) et Nouvelle Pro Niños Pobres  (2014-2018).

Ces accords-cadres permettent aux ONG de réaliser des projets dans 27 pays répartis sur le continent africain (Bénin, Ethiopie, Cameroun, Burkina Faso, République démocratique du Congo, Niger, Togo, Burundi, Madagascar, Mali, Rwanda, Sénégal, Sud-Soudan), en Asie du sud-est (Cambodge, Laos), en Amérique centrale et latine (Bolivie, Colombie, Cuba, Haïti, Nicaragua, Brésil, Pérou, Paraguay et Argentine) et au Moyen-Orient (Egypte, Irak, Territoires Palestiniens Occupés).

Les secteurs d’intervention concernent la réadaptation, la santé et la prévention, l’éducation, la formation et l’insertion professionnelle, le développement rural et périurbain, ainsi que les droits de l’enfant et la participation et le renforcement de la société civile dans les pays du Sud.

Lors de la conférence de presse, le ministre a rappelé l’importance d’une collaboration de qualité entre le ministère et les ONG, et de la nécessité d’avoir des partenaires fiables pour la mise en œuvre des projets. Environ 20% de l’APD luxembourgeoise est mise en œuvre par des ONG, dont 16% par des ONG luxembourgeoises.

La collaboration ministère - ONG

94 ONG luxembourgeoises possèdent actuellement l’agrément ministériel du Ministère des Affaires étrangères et européennes. Le pourcentage conséquent de l’aide publique au développement luxembourgeoise qui est consacré aux ONG s’explique par plusieurs raisons :

  • Expression de la solidarité internationale de la population luxembourgeoise
  • Valorisation de l’expérience de terrain, des connaissances et compétences des ONG
  • Renforcement de la société civile dans les pays en développement.
  • Complémentarité entre le travail des ONG et de l’Etat pour atteindre les plus vulnérables.

Un accord-cadre peut être négocié avec une ou plusieurs ONG qui ont démontré leurs capacités dans la mise en œuvre de projets pendant cinq ans au moins, qui ont pendant les trois années précédant un nouvel accord-cadre géré un certain volume financier d’argent public et mis en place au moins neuf nouvelles demandes de cofinancement par le MAE pendant cette période. Le taux de cofinancement public est de 80%.

Les ONG qui remplissent ces critères d’éligibilité et qui souhaitent conclure un accord-cadre, proposent au Ministère un programme d’activités cohérent régi par une stratégie de concentration qui peut être de nature sectorielle, géographique et/ ou thématique.

Ensuite, sous l’instrument de l’accord-cadre, les ONG doivent se soumettre à des exigences de qualité strictes, telles qu’un audit annuel de leurs comptes et des évaluations externes régulières. En retour, elles bénéficient d’une plus grande souplesse en matière de reporting et de modifications des actions en cours.

Le nombre d’accords-cadres actuellement en cours s’élève à 17 et implique au total 17 ONG.