Impact sanitaire suite au glissement de terrain à la décharge pour déchets inertes à Mondercange

Communiqué – Publié le

Le 18 mars 2014, la ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg, et la ministre de la Santé, Lydia Mutsch, se sont rendues sur le lieu du glissement de terrain survenu dans la soirée du 13 mars 2014 du côté ouest de la décharge pour déchets inertes à Mondercange pour informer sur lesimpacts environnemental et sanitaire du site sur la population.

Le 18 mars 2014, la ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg, et la ministre de la Santé, Lydia Mutsch, se sont rendues sur le lieu du glissement de terrain survenu dans la soirée du 13 mars 2014 du côté ouest de la décharge pour déchets inertes à Mondercange pour informer sur lesimpacts environnemental et sanitaire du site sur la population.

Suite à l'activité industrielle de la société Continental Alloys S.A. (CASA) à Beggen, des quantités non négligeables de scories de ferro-niobium contenant des quantités significatives de métaux lourds et d'éléments radioactifs des familles de l'uranium et du thorium naturel ont été mis à rebut au cours de la période de 1975 à 1987 sur leurs sites à Beggen et Esch-Lallange.

Le stockage des scories n’est actuellement pas affecté

Ces stocks de scories sous ciel ouvert ne présentaient pas de danger radiologique immédiat, mais la façon de stockage n'était cependant pas satisfaisante à long terme du point de vue sanitaire. D'une part, il n'existait pas de contrôle efficace quant au devenir de ces scories et d'autre part, il fallait éviter que ces scories soient utilisées à d’autres fins que celles prévues.

Le seul moyen d'isoler ces scories était un enfouissement profond en une décharge définitive et contrôlée. Cette mise en dépotoir définitive sur le site de Mondercange fut autorisée d'une part par le ministre de la Santé le 11 septembre 1991 et d'autre part par le ministre de l'Environnement le 27 juin 1994 et du ministère du Travail le 4 juillet 1994. Pendant le premier semestre 1995, le site avait été spécialement aménagé pour la réception des 11.000 mètres cubes concernés. Depuis, la division de la radioprotection a établi un état des lieux exhaustif de la situation radiologique et effectue des inspections régulières des eaux souterraines. Ce stockage ne donne pas lieu à une augmentation du rayonnement.

Suite au glissement du terrain, une équipe de la division de la radioprotection s’est rendue le matin du 14 mars sur le site pour un premier aperçu. Grâce à un repérage du site par système GPS, l’endroit d’enfouissement des scories a été localisé à une distance de 30 à 35 mètres du bord des glissements. Le stockage des scories n’est actuellement pas affecté. Ce glissement de terrain n’a pas eu de conséquences radiologiques sur la population ou sur l’environnement.

Deux risques potentiels:

De plus, l’emplacement des scories ne semble pour l’instant pas être menacé par d’autres glissements. Si un futur glissement affectait le site des scories, il y aurait lieu de distinguer entre 2 risques potentiels:

  1. Risque de dispersion de poussières radioactives : La radioactivité se trouve sous forme solide et scellée dans les scories. La manipulation des scories ne donne pas lieu à des rejets significatifs en forme de poussières radioactives. De plus, les scories sont enterrées sous plusieurs mètres de terre qui protègent les scories. Un rejet important, d’un point de vue sanitaire, de poussières radioactives est donc à exclure.
  2. Contamination éventuelle des eaux souterraines: Des tests de lixiviation réalisés en 1991 ont pu démontrer que la radioactivité n’est pas libérée avec de l’eau de pluie. Une rupture du site peut changer cette protection. Or, une éventuelle faible dilution  d’éléments contaminés dans l’eau suivrait des mécanismes lents. Dans un tel cas le programme de mesure des eaux souterraines serait à renforcer.

La ministre de la Santé précise que, dans l’hypothèse d’un glissement du site de stockage des scories, il n’y aurait pas de risque radiologique immédiat pour la population.

Par précaution, la division de la radioprotection a toutefois mis en place un programme de contrôle et d’inspection journalier permettant de constater rapidement toute éventuelle dégradation et d’éventuels rejets radioactifs.

Communiqué par le ministère de la Santé