Infrastructures cyclables: un impressionnant retour sur investissement

Communiqué – Publié le

Le gouvernement du Grand-Duché s’est fixé comme objectif d’atteindre dès 2020 un modal split de 25% pour la mobilité douce. Par conséquent, un projet de loi actuellement déposé à la Chambre des députés prévoit de doubler le réseau cyclable national en le faisant passer de 650km à quelque 1.300km. Sur ce réseau viendront se greffer de plus en plus de réseaux cyclables communaux.

De Buenos Aires à Moscou, de Melbourne à Barcelone, le monde redécouvre la bicyclette comme mode de transport à part entière. S’il est incontesté que le vélo est un moyen de transport particulièrement efficace sur des distances entre un et cinq kilomètres (voire plus s’il y a assistance électrique), que sa pratique est saine et écologique, de plus en plus d’études chiffrent l’impact économique positif de l’investissement dans des infrastructures cyclables.

En effet, ces études récentes, qui ont été analysées par les responsables de la "Cellule mobilité douce" du ministère du Développement durable et des Infrastructures, démontrent l’ impact positif dû à une réduction des coûts liés à la santé, aux accidents de la route, à la pollution, à la congestion, aux transports publics, au transport individuel motorisé et à la construction d’infrastructures pour d’autres modes de transport tels que l’automobile.

La ville de Copenhague calcule qu’aux heures de pointe, chaque kilomètre parcouru à vélo plutôt qu’en voiture engendre un bénéfice net pour la société de 27 centimes d’Euro. [Economic evaluation of cycle projects – methodology and unit prices, City of Copenhagen, 2009]

La région Bruxelles-Capitale estime qu’en 2012, les bénéfices du vélo étaient déjà 5 à 9 fois plus élevés que les coûts et que la mise en œuvre d’une politique ambitieuse jusqu’en 2020 augmentera ce facteur jusqu’à 19. [Impact et potentiel de l’usage du vélo sur l’économie et l’emploi en Région de Bruxelles-Capitale, ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, 2014]

Une étude menée à Auckland en Nouvelle-Zélande a comparé l’impact de plusieurs types d’infrastructure cyclable. La plus efficace économiquement serait la construction de pistes cyclables le long des routes principales, avec un bénéfice 24 fois supérieur aux coûts. [The Societal Costs and Benefits of Commuter Bicycling, Environmental Health Perspectives, 2014]

Ces chiffrent confortent la volonté du gouvernement d’augmenter d’année en année ses investissements dans le réseau cyclable national.

Communiqué par le ministère du Développement durable et des Infrastructures