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Lux-Developement et autres mandataires

L'agence luxembourgeoise pour la coopération au développement Lux-Development S.A. est l'agence d'exécution pour la majorité des projets bilatéraux mis en œuvre par la coopération luxembourgeoise.

Néanmoins, d'autres partenaires sont également sous mandat du ministère:

  • ADA détient un mandat général pour la période 2012-2016 sur des activités de microfinance;
  • Caritas au Monténégro et au Kosovo;
  • Proman pour le développement rural au Mali; 
  • SOS Faim pour des projets de microfinance en milieu rural au Mali.

Liste des mandataires

Lux-Development (LuxDev)

L'agence luxembourgeoise pour la coopération au développement Lux-Development S.A. travaille dans 14 pays répartis sur quatre continents. L'essentiel de ses activités est concentré sur les neuf pays partenaires de la coopération luxembourgeoise, définis par le gouvernement du Grand-Duché. À part en Afrique (Burkina Faso, Cabo Verde, Mali, Niger et le Sénégal) ces pays sont situés au Nicaragua et au Salvador en Amérique latine ainsi qu'au Laos et Vietnam en Asie du Sud-Est.

Pour chacun des pays partenaires, un Programme indicatif de coopération (PIC) est adopté par les gouvernements du Luxembourg et du pays partenaire. Le PIC constitue un programme pluriannuel qui définit les grands axes de coopération (secteurs, zones géographiques, modalités d'intervention) et le budget pluriannuel indicatif réservé au programme. Il traduit l'engagement à long terme qui lie la Coopération luxembourgeoise à ces pays. Dans chaque pays partenaire, l'Agence est représentée par un bureau régional qui partage ses locaux avec les missions diplomatiques officielles du Luxembourg.

À côté des pays partenaires privilégiés, la Coopération luxembourgeoise a des relations avec d'autres pays en Europe du Sud-Est (Monténégro et Kosovo) et en Asie (Mongolie et Myanmar).

Appui au Développement Autonome (ADA)

La Coopération luxembourgeoise soutient le travail de l’ONG ADA-Appui au Développement Autonome depuis sa création en 1993, que ce soit par le biais de plusieurs cofinancements, de différents subsides ou de mandats. Le dernier mandat en date, signé en mai 2012, couvre la période de 2012 à 2016. Il est le fruit de la collaboration entre le ministère et l’ONG et porte sur cinq types d’activités qui se retrouvent aussi bien dans le plan stratégique pluriannuel de ADA que dans la stratégie en matière de microfinance et de finance inclusive du ministère: 

  • le développement et la fourniture de services en matière de finance inclusive;
  • le renforcement des capacités et l’appui aux acteurs du secteur;
  • l’investissement financier et le soutien de diverses institutions de microfinance (IMF);
  • la recherche et le développement de nouveaux outils dans le domaine de la finance inclusive;
  • la gestion des connaissances et la communication. 

Les activités effectuées sous mandat sont cofinancées à 70% par le ministère.

Caritas

Pour la période 2014-2016, la coopération luxembourgeoise a mandaté l’ONG Caritas Luxembourg, active dans les Balkans depuis plus d’une décennie, pour la mise en œuvre d’une stratégie de lutte contre la pauvreté au Kosovo. Cette stratégie s’articule autour de trois axes d’intervention : (i) les activités génératrices de revenus, (ii) l’éducation et (iii) la santé, complétés par deux thèmes transversaux : le genre et l’environnement. La mise en œuvre se fait à travers le bureau de Caritas à Ferizaj (Kosovo) via une approche de développement communautaire. La stratégie actuelle s’inscrit dans la continuité des mandats précédents, tout en élargissant la couverture géographique au nord du pays, majoritairement K-Serbes.

Proman

Depuis les années 90, la coopération luxembourgeoise soutient le développement local intégré au Nord du Mali par le biais d’un mandat d’exécution délégué à la société luxembourgeoise Proman. Ce partenariat s’est révélé particulièrement fructueux et, au fil des années, le programme "Développement durable dans la région de Kidal – DDRK", est  devenu le principal véhicule de développement de la région. L’objectif du mandat DDRK consiste dans l’amélioration des conditions de vie des ménages grâce à un accès à des services sociaux de qualité et à des opportunités économiques pour accroître leurs revenus.

Pour faire face à la crise politique au Mali, l’objectif du programme DDRK a été recadré pour appuyer les populations déplacées des régions du Nord, et plus spécifiquement les élèves déplacés de Kidal, recueillis à Koulikoro, Bamako, Ségou et Sikasso. Les élèves déplacés reçoivent des appuis matériels et pédagogiques leur permettant de meilleurs apprentissages et rendements scolaires. Par ailleurs, les écoles et les collectivités territoriales d’accueil bénéficient d’appuis pour circonscrire les effets négatifs du conflit sur le secteur de l’éducation et de la formation.

SOS Faim

En 2009, après deux années de préparation, la Direction de la coopération au développement et de l'action humanitaire du ministère des Affaires étrangères et européennes a donné à l’ONG SOS Faim Luxembourg un mandat pour la mise en œuvre d’un programme intitulé "Fonds d’appui aux Initiatives rurales – FAIR" au Mali. Le but de ce programme, réalisé par l’ONG ensemble avec son organisation-mère SOS Faim Belgique en collaboration avec l’institution de microfinance malienne Kafo Jiginew et la coopérative agricole Sexagon active dans la région de l’Office du Niger, était de donner accès à des services financiers et, plus particulièrement, à des crédits à des paysans, ce dans le but d’appuyer la production agricole dans la région. Ces crédits, à court, moyen et surtout long terme, devaient permettre l’acquisition d’intrants agricoles, de terres agricoles et de moyens de production. La durée du programme, initialement fixée à quatre ans a été prolongée d’une année en cours d’exécution. Elle est aujourd’hui de cinq ans, de sorte que le programme en question prendra fin au 31 décembre 2013. La contribution du ministère au programme FAIR est de 4,6 millions d’euros. Ceci correspond à 80% du coût total. Le solde est couvert par les autres partenaires impliqués dans la mise en œuvre.