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Action humanitaire

Stratégie luxembourgeoise en matière d’action humanitaire

La stratégie luxembourgeoise en matière d’action humanitaire se conçoit dans le respect des principes humanitaires fondamentaux d’humanité, d’impartialité, de neutralité et d’indépendance. Elle s’inscrit dans le Consensus européen sur l’action humanitaire qui affirme que "l’action humanitaire est un impératif moral et l’expression fondamentale de la valeur universelle qu’est la solidarité entre les peuples". D’après des études de la Banque mondiale et des Nations unies, les catastrophes naturelles ont fait environ 3,3 millions de morts entre 1970 et 2010 - ce qui revient à une moyenne annuelle de 82 500 victimes – et ont affecté 4,4 milliards de personnes depuis 1992 soit plus de 200 millions de victimes par an. Alors que le nombre, la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles se multiplient et produisent des effets de plus en plus dévastateurs, les statistiques ne laissent pas constater une tendance à la hausse du bilan des morts liés aux catastrophes naturelles, ce qui est dû à une augmentation des systèmes d’alertes précoces toujours plus sophistiqués. Toutefois, les deux décennies passées ont fait état d’un nombre de plus en plus élevé de personnes affectées par des catastrophes. De plus, alors qu’au plan international la plupart des dégâts matériels incombent aux pays riches, ce sont les pays à bas et moyen revenu qui demeurent les plus exposés à l’impact de ces cataclysmes.

Les sécheresses figurent aujourd’hui parmi les catastrophes naturelles les plus meurtrières, surtout si elles affectent des populations particulièrement vulnérables. De 2010 à 2012, la sous-alimentation chronique touchait près de 870 millions de personnes dans le monde. Selon des estimations de la FAO, la majorité - quelque 850 millions de personnes, soit un peu moins de 15 pour cent de la population mondiale – vit dans des pays en développement. De plus, la dénutrition provoque la mort de 2,6 millions d’enfants de moins de 5 ans dans les pays en développement chaque année. Même si certains pays ont pu améliorer la sécurité alimentaire de leur population depuis 1991, d’autres ont dû faire face à des crises alimentaires prolongées et complexes.

Les tremblements de terre, les sécheresses, les inondations et les tempêtes sont malheureusement des événements inévitables. Pourtant, les victimes et les dégâts résultent en partie d’actes d’omission et ne sont pas nécessairement des fatalités naturelles et inévitables. La communauté internationale doit donc être prête à intervenir de manière coordonnée et efficace pour assurer une meilleure action préventive, tout en augmentant la résilience des populations à risque, c’est-à-dire la capacité des Etats et des communautés à résister et réagir à de telles catastrophes.

Outre les catastrophes naturelles, les conflits armés représentent un fléau de grande envergure même si ces dernières années des progrès ont été enregistrés. Selon le Human Security Report 2012, non seulement le nombre de conflits armés – impliquant ou non des Etats – a reculé depuis 1946 mais leur intensité a diminué en même temps. La baisse des victimes de conflits s’explique largement par la réduction du nombre de conflits interétatiques de haute intensité. Cependant, il importe de préciser que les régions les plus affectées par des conflits ouverts dans le monde sont les régions de l’Afrique subsaharienne ainsi que l’Asie Centrale et du Sud, comptant parmi elles les pays les plus pauvres au monde. En outre, les conflits ont changé de nature depuis la fin de la Guerre Froide et de nouveaux phénomènes ont fait jour : l‘implication et le ciblage des populations civiles par le recours à une violence brutale notamment à l’égard des femmes et des enfants, la prolifération des armes classiques, surtout des armes légères, la violence urbaine, des armées de plus en plus jeunes, mais bien organisées et dispersées ainsi que le recrutement forcé d’enfants soldats. Au vu de l’envergure de la crise humanitaire en Syrie et dans les pays limitrophes qui persiste depuis 2011, il y a cependant lieu de remettre en cause les tendances décrites dans le rapport cité ci-dessus.

Engagements luxembourgeois dans le cadre du Sommet humanitaire mondial

Le premier Sommet humanitaire mondial s’est déroulé du 23 au 24 mai 2016 à Istanbul et a rassemblé à peu près 9 000 participants de 173 Etats membres, y inclus 55 chefs d’Etats et de gouvernement, de nombreux représentants du secteur privé et de la société civile. Du côté luxembourgeois, la délégation était composée de Xavier Bettel, Premier ministre, et de Romain Schneider, ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire. A Istanbul, le Luxembourg a pris 42 engagements individuels et souscrit à trois engagements conjoints dont vous trouverez les détails dans les documents ci-dessous.

L' action luxembourgeoise dans 5 pays en crise

La réponse luxembourgeoise à: