Conférence "Fortschritt & Fortbewegung 2 – Die Mobilität als großes Ganzes"

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Le Verkéiersverbond (Communauté des Transports – établissement public) a organisé une conférence rassemblant tous les acteurs de la mobilité du Grand-Duché dans le cadre de la le Semaine européenne de la mobilité le 18 septembre 2015.

Animée par Nathalie Reuter, la conférence a débuté avec une introduction du ministre du Développement durable et des Infrastructures François Bausch. Le ministre a posé le cadre des travaux entamés dans le domaine de la mobilité et du budget alloué à permettre d’atteindre le niveau nécessaire pour faire face aux exigences de mobilité dans le futur.

Frank Vansteenkiste, conseiller de gouvernement 1ère classe, département de l’aménagement du territoire du MDDI a enchaîné en démontrant que l’infrastructure actuelle n’était pas assez avancée pour permettre une multimodalité fonctionnelle puisque les prévisions que l’IVL projetait pour 2020 étaient déjà dépassées aujourd’hui.

Henri Werdel, directeur gestion infrastructure des CFL a ensuite pris la scène pour développer le plan d’investissement pour les rails jusqu’en 2024. Ces travaux permettront une capacité accrue du rail tout en augmentant la flexibilité de l’offre comme par exemple avec le projet du funiculaire et la nouvelle gare Kirchberg-Pafendall.

L’infrastructure routière change elle-aussi, comme l’a détaillé René Biwer, directeur des Ponts et Chaussées. En effet, la priorisation des bus aux feux rouges se développe davantage et des couloirs bus sont implémentés comme par exemple sur l’autoroute A4, où la finalisation permettra une augmentation énorme de la qualité de service des transports publics.

André von der Marck a ensuite présenté le projet du tram en ville, soulignant la capacité énorme des rames permettant un déversement des passagers arrivant en bus dans les abords de la ville pour ensuite les reprendre en tram, de façon propre et rapide.

Ce fut alors le moment de Alex Kies, attaché de gouvernement 1er en rang, département des transports, Transports publics du MDDI pour décortiquer les changements dans le réseau des bus RGTR auxquels ont pourra s’attendre dans les mois et années à venir. Moins de bus feront ainsi de longs trajets munis de dizaines d’arrêts, mais plus de lignes amèneront les usagers vers des pôles d’échange où ils pourront changer sur des lignes express ou des trains.

Guy Besch, conseiller de gouvernement, département des transports, planification de la mobilité du MDDI a alors pris la parole pour présenter le concept de ces pôles d’échange qui vont être construits de par le pays. Ici le client aura la possibilité de changer d’un mode de transport vers l’autre: le bus, le train, la voiture (P+R) ou le vélo (mBox).

Ce dernier des modes de transports cités, le plus durable et le plus écologique, était alors le sujet du discours de Christophe Reuter, ingénieur diplômé en génie civil, département des transports, cellule mobilité douce du MDDI. "Nous sortons d’un demi million d’années de mobilité active, et maintenant, enfin, on peut s’asseoir", commença-t-il sa présentation à l’imagerie encourageant un changement d’habitudes trop centrées sur l’utilisation automatique de la voiture individuelle.

Voilà le sujet de prédilection de Paul Hoffmann, ingénieur-directeur, direction mobilité de la Ville de Luxembourg et responsable du projet car-sharing de la VdL: La voiture en libre service permettra ainsi de briser l’automatisme de son utilisation en conséquence du manque de mauvaise conscience engendré par le coût élevé de l’achat du véhicule. Ainsi ce système mène à plus de multimodalité dans les décisions de mobilité de tous les jours.

Tom Eischen, commissaire du gouvernement à l'Énergie du ministère de l’Économie a ensuite présenté le projet d’installation de 800 bornes de charges pour voitures et vélos électriques mis en route par le gouvernement avant que Gilles Dostert, directeur général du Verkéiersverbond ait pris la scène pour résumer les différents projets présentés auparavant: "La multimodalité a besoin d’infrastructures pour une augmentation du volume et pour améliorer la vitesse. Ces infrastructures ont besoin de points de convergence, et ils en reçoivent sous forme de pôles d’échange. La multimodalité a besoin de flexibilité. Cette flexibilité est atteinte par des projets comme le funiculaire, les couloirs bus ou encore la priorisation des bus. La multimodalité a aussi besoin de qualité du service pour attirer et fidéliser les clients. L’important néanmoins: La multimodalité ne fonctionnera QUE si l’information envers le client rassemblera l’offre existante et les besoins du client. Voilà pourquoi le Verkéiersverbond a initié et développe le projet de télématique dans les transports publics mLive."

Félicie Weycker, premier conseiller de gouvernement, département des transports du MDDI, présidente du Conseil d’administration du Verkéiersverbond a alors clôturé la conférence en rappelant l’engagement du gouvernement au niveau européen, notamment par son rôle au cours de la présidence européenne.

Cette deuxième édition de la conférence Fortbewegung und Fortschritt du Verkéiersverbond atteint l’objectif de rendre compréhensible l’objectif final en plaçant les pièces du puzzle de la mobilité dans le bon ordre et en montrant la "grande image" de la mobilité.