Discours d'Étienne Schneider lors du Conseil Affaires étrangères en formation Défense

"La Présidence luxembourgeoise et le Luxembourg sont et seront aux côtés de nos voisins et amis français(...)"

Discours – Publié le

"Chère Federica, chers collègues,

Et surtout cher Jean-Yves,

Je souhaite tout d’abord présenter nos plus profondes condoléances au peuple français, et t’assurer de toute la sympathie et la solidarité de la Présidence luxembourgeoise et du Luxembourg envers notre pays voisin et ami.

Nous parlons souvent ici du monde qui a changé, des menaces qui se diversifient et se rapprochent de nos frontières, de la nécessité de coopérer pour répondre à ces défis grandissants.

Malheureusement ces menaces sont une fois de plus devenues très réelles, présentes et visibles, à l’intérieur même de nos frontières, au coeur de l’Union européenne.

Je suis en même temps ministre de la Défense et ministre de la Sécurité intérieure, je vois donc très clairement que la bataille que nous avons à mener – tous, collectivement – ne peut réussir que si elle est menée à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières. La Présidence luxembourgeoise a convoqué, à la demande et en accord avec la France, un conseil extraordinaire des ministres de la justice et de la sécurité intérieure réunis pour ce vendredi 20 novembre. Il faudra que ce conseil prenne des décisions fortes et claires pour nous permettre de stopper les terroristes et de prévenir de nouvelles attaques.

La barbarie que nous avons vue à l’oeuvre à Paris a ses sources dans le voisinage immédiat de l’Europe. À côté des actions militaires individuelles ou coalisées contre Daech, responsable de ces attaques, l’Union européenne doit continuer à travailler en commun à une solution politique, et nous devons continuer à soutenir le renforcement des systèmes de sécurité des pays amis dans la region.

La Présidence luxembourgeoise et le Luxembourg sont et seront aux côtés de nos voisins et amis français afin de leur porter assistance et solidarité dans cette épreuve nationale qui est la leur. Cette épreuve résonne en nous tous parce que nous nous identifions aux victimes, qui étaient des innocents qui voulaient simplement profiter du début du week-end, et que nous réalisons que personne n’est à l’abri.

Chers collègues, nous ne devons pas tomber dans le piège de Daech qui vise à nous faire aliéner les musulmans dans nos sociétés. Notre réponse doit être construite sur ce que nous avons de plus cher dans nos sociétés: notre liberté, nos valeurs, notre joie de vivre, notre tolérance. Ce sont ces principes et ces valeurs qui doivent continuer à nous guider, en tant qu’Europe unie, au moment de faire face et de combattre le terrorisme.

Cher Jean-Yves, nous sommes à vos côtés."