'Pas de rayons sans raisons'! Nouveau guide du bon usage présenté

Communiqué – Publié le

Dans le cadre d’une réunion des professionnels du secteur (hôpitaux, médecins, médecins nucléaires, radiologues, représentants des patients), la Division de la Radioprotection du ministère de la Santé a présenté les recommandations de prescriptions en imagerie médicale.

Le nombre d’examens en imagerie médicale en constante augmentation

L’imagerie médicale a connu ces dernières années un développement extrêmement rapide.

La prévention et le diagnostic prennent une part de plus en plus importante dans la prise en charge du patient. La mise au point de nouvelles technologies et les progrès de l’informatique permettent d’offrir un diagnostic de pointe de plus en plus adapté à chaque patient.

En même temps, en médecine, tout acte peut également entraîner des effets secondaires, et des contre-indications y sont généralement associées. En imagerie médicale, les rayonnements ionisants utilisés sur un patient le soumettent également à un risque.

"Nous constatons en effet que le nombre d’examens en imagerie médicale, et notamment de ceux parmi les plus irradiants comme le scanner, sont non seulement en augmentation, mais surtout parmi les plus élevés en Europe", a expliqué la ministre de la Santé.

"Des études réalisées dans d’autres pays ont pu montrer qu’un grand nombre de ces examens ne sont pas justifiés. Parfois des examens sont prescrits sans bonne indication médicale, parfois ils sont répétés inutilement, ou alors une technologie moins irradiante n’a pas été considérée".

En conséquence, le médecin, que ce soit le prescripteur, le radiologue ou le médecin nucléaire, a l’obligation de se conformer aux principes fondamentaux de radioprotection: "Optimisation" et "Justification".

Se conformer aux principes fondamentaux de radioprotection

Afin d’aider les professionnels du secteur à mieux implémenter ces principes de radioprotection, les services du ministère travaillent sur trois axes:

Premièrement, mise en place de démarches d’optimisation, notamment sur les scanners, permettant de réduire la dose d’irradiation par examen de façon significative.

Deuxièmement, dans le cadre du plan d’action cancer, développement et mise en place d’un carnet radiologique. Un tel carnet devra permettre aux médecins d’avoir un meilleur accès à l’historique des examens radiologiques du patient et d’éviter, entre autre, la répétition inutile d’un examen.

Troisièmement, promotion du choix de l’examen le plus adapté, raison pour laquelle a été élaboré avec le ministère de la Sécurité sociale le plan d’action pour la promotion des recommandations de prescriptions en imagerie médicale approuvées par le conseil scientifique. Il s’agit du guide de bon usage des examens d’imagerie médicale.

‘Pas de rayons sans raisons’

En même temps, il est vrai que les raisons d’une éventuelle surutilisation sont complexes et dépendent de tous les acteurs impliqués.

"Pour cette raison, nous avons déjà commencé à sensibiliser les patients au travers des campagnes ‘Pas de rayons sans raisons’", a souligné Lydia Mutsch. "Nous prévoyons d’en faire autant auprès des médecins prescripteurs et nous continuerons à promouvoir le travail d’équipe interdisciplinaire dans les hôpitaux, qui à mon avis sera la clé du succès".

Dans ce sens, la ministre a vivement invité les professionnels du secteur de soutenir ce projet et d’y apporter leurs contributions dans le but de guider au mieux le patient.

Communiqué par le ministère de la Santé