Lydia Mutsch: "La vaccination peut sauver des vies! D'où l’importance d’une couverture vaccinale élevée"

Communiqué – Publié le

Les vaccins sont les moyens les plus efficaces de se protéger contre certaines maladies infectieuses graves, des maladies évitables, potentiellement invalidantes, voire mortelles.

Grâce à la vaccination, la santé des populations s’est sensiblement améliorée au cours des dernières décennies et l’espérance de vie a considérablement augmenté dans le monde.

L’efficacité et l’innocuité des vaccins sont très largement démontrées: la variole a été éradiquée de la planète. La poliomyélite a disparu d’Europe occidentale, et plusieurs maladies, comme la diphtérie et le tétanos, ont quasiment disparu de notre pays.

Cependant, d’autres maladies pour lesquelles il existe un vaccin, comme la rougeole, la rubéole et les oreillons, existent toujours.

"Pour continuer à se protéger contre ces maladies et afin d’éviter qu’elles ne réapparaissent, il est important de se faire vacciner et de garder la couverture vaccinale à un niveau élevé", a souligné la ministre de la Santé, Lydia Mutsch, "La vaccination peut sauver des vies!"

L’importance d’une couverture vaccinale élevée

La couverture vaccinale des enfants résidents est évaluée tous les 5 ans grâce à une enquête vaccinale nationale représentative, effectuée auprès des enfants âgés de 25 à 30 mois.

Même si les résultats ont toujours été très bons – ce qui prouve que la grande majorité des parents fait confiance au programme de vaccinations national – il convient de rester vigilant.

En effet, la dernière enquête de 2012 a montré que la couverture vaccinale RORV (rougeole, oreillons, rubéole et varicelle), avec 82,3% d’enfants ayant reçu deux doses du vaccin combiné, est inférieure au seuil critique pour assurer une protection collective durable. En considérant les poches épidémiques ayant sévi récemment en Allemagne et en Alsace, nous voyons à quel point ce système demeure fragile.

La couverture vaccinale pour la vaccination contre la rougeole et la rubéole doit être augmentée à plus de 95% d’enfants vaccinés avec deux doses de vaccin, pour avoir une chance d’interrompre la circulation du virus, et espérer éliminer la rougeole et la rubéole de nos régions.

Le maintien d’une couverture vaccinale élevée est également important pour empêcher la propagation de maladies infectieuses importées d’autres pays, où ces maladies ne sont pas encore éradiquées.

Une diminution de la couverture vaccinale permet l’augmentation du portage de certaines bactéries et leur circulation, ce qui expose les plus fragiles à un risque accru d’infection. Ce risque augmente encore lorsque l’enfant appartient à une communauté ou un groupe, où personne n’est vacciné pour des raisons idéologiques.

"Si le pourcentage de personnes vaccinées diminue, certaines maladies qui ne sont plus apparues depuis des années au Luxembourg peuvent réapparaître. De nombreux exemples survenus chez nos voisins, le confirment" a encore expliqué la ministre.

Récemment, en Europe de l’Est, la polio est réapparue, parce que certains groupes de population sont insuffisamment vaccinés. Des foyers de diphtérie sévissent également dans ces régions, et la rougeole continue à faire des victimes chez nos voisins, dans des communautés réfractaires à la vaccination.

Rappelons que de janvier 2015 à décembre 2015, 3.969 cas de rougeole ont été rapportés dans les 30 pays de l’UE et EEA. L’Allemagne a compté 62,1% des cas. 77 % des cas détectés auprès d’enfants âgés de 1 à 4 ans l’ont été chez des enfants non vaccinés!

Halte aux idées reçues!

Comme l’a souligné Lydia Mutsch, il convient également d’aller à l’encontre de préjugés et d’idées reçues.

Une telle fausse opinion dit que les vaccins sont dangereux.

Pourtant, les études scientifiques menées sur les vaccins jusqu’à ce jour ne montrent pas d’augmentation du risque de développer des maladies graves après avoir été vacciné.

Des millions de personnes sont vaccinées chaque année dans le monde sans développer de complications particulières. Néanmoins, le vaccin est un médicament, et comme chaque médicament, il peut avoir des effets secondaires ou indésirables (fièvre, nausées, un érythème ou un gonflement local). Mais ces effets éventuels sont beaucoup moins importants que ceux que peuvent causer la maladie contre laquelle le vaccin protège.

La campagne de sensibilisation "Je suis vacciné(e) – et toi?"

Dans le cadre de la Semaine européenne de la vaccination, le ministère de la Santé a lancé une campagne de sensibilisation qui, cette année, s’adresse plus particulièrement aux adultes.

Moyennant des affiches et dépliants, il est rappelé que la protection vaccinale acquise durant la petite enfance doit être maintenue par des rappels de vaccination réguliers. Ainsi, pour les adultes, il est important de penser aux rappels de vaccination contre la poliomyélite, le tétanos, la diphtérie et la coqueluche, qu’il faut effectuer tous les 10 ans.

De même, les personnes nées après 1980 et qui n’ont reçu qu’une seule vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons doivent penser à faire un rappel de vaccination. Un seul vaccin offrira une protection pour ces trois maladies (vaccination ROR).

Il n’est jamais trop tard pour se faire vacciner: les adultes peuvent aussi se faire vacciner même s’ils n’ont jamais été vaccinés auparavant.

Pour plus d’informations:

Le ministère de la Santé a élaboré plusieurs outils pédagogiques pour informer et sensibiliser la population à l’importance des vaccinations. Les outils peuvent été téléchargés à partir du portail santé (www.sante.lu) ou commandés via mail (commande@sante.public.lu) ou téléphone (tél.: (+352) 247-85564).

Communiqué par le ministère de la Santé