Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme – Visite du directeur exécutif à Luxembourg

Communiqué – Publié le

Le 3 mai 2016, Dr Mark Dybul, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, s’est rendu à Luxembourg pour préparer ensemble avec un partenaire de longue date la cinquième reconstitution des ressources du Fonds mondial qui aura lieu en automne de cette année. Ceci a marqué la deuxième visite du Dr Mark Dybul à Luxembourg.

Romain Schneider, ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire a eu une réunion de travail avec le Dr Mark Dybul. L’objectif était d’une part de donner l’opportunité au Fonds mondial de présenter sa nouvelle stratégie 2017-2021, ainsi que le processus de reconstitution des ressources dans lequel il se trouve actuellement et d’autre part de faire le point sur les relations entre le Fonds mondial et le Luxembourg.

Le point fort de la journée a été l’annonce du ministre Romain Schneider que le Luxembourg va augmenter sa contribution au Fonds mondial pour la période 2017-2019 de 2,5 à 2,7 millions d’euro par an, donc un total de 8,1 millions d’euro signifiant une augmentation de 8%. Le ministre a expliqué que "le Fonds mondial reste un partenaire important et privilégié de la coopération luxembourgeoise pour atteindre son objectif fondamental d’une couverture sanitaire universelle dans le secteur de la santé. L’éradication des trois pandémies en est un élément essentiel auquel nous ne pourrons pas arriver sans l’action du Fonds mondial".

Dr Mark Dybul a vivement remercié le Luxembourg de cette annonce en soulignant que "c’est grâce à des annonces de contribution anticipées de pays tels que le Luxembourg, qui continuent à montrer un engagement et une générosité exceptionnels dans leur soutien à la mission du Fonds mondial, que nous pouvons envisager une reconstitution des ressources réussie qui permettra au Fonds mondial d’aider à atteindre l’objectif global de mettre fin aux épidémies du sida, de la tuberculose et du paludisme d’ici 2030".

Un déjeuner en l’honneur du Dr Mark Dybul réunira aux côtés du ministre Romain Schneider, la ministre de la Santé du Luxembourg, Lydia Mutsch, le ministre de la Santé du Laos, Prof. Dr Bounkong Syhavong, ainsi que le député et ambassadeur spécial Onusida 90-90-90, Marc Angel. Lors du déjeuner, ils feront le point sur les conclusions de la session spéciale à haut niveau sur les drogues, qui a eu lieu à New York du 19 au 21 avril 2016.

Dr Mark Dybul rencontrera également le président ainsi que la commission des Affaires étrangères de la Chambre des députés.

Finalement il participera, ensemble avec le ministre Romain Schneider, à une conférence intitulée "Une ambition pour la santé mondiale: l’investissement du Luxembourg dans le Fonds mondial pour progresser vers une couverture sanitaire universelle", organisée par les amis du Fonds mondial Europe en partenariat avec le Fonds mondial et la Direction de la coopération, au Neimënster.

Le Luxembourg et le Fonds mondial en chiffres:

  • Le soutien du Luxembourg au Fonds mondial est de 2.500.000 euro par an pour la période 2014-2016 (il est à ce niveau depuis 2008 avec une constante augmentation depuis la première contribution en 2002);
  • Le soutien du Luxembourg au Fonds mondial va augmenter à 2.700.000 euro par an à partir de 2017;
  • Le Luxembourg est le 3e donateur par tête d’habitant et le 20e en chiffres absolus.
 Le Fonds mondial en chiffres:
  • Le Fonds mondial a été créé en 2002 en tant que partenariat public-privé pour lever des fonds dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme;
  • Le Fonds mondial canalise plus de trois quarts de la totalité des fonds pour la tuberculose, 58% pour le paludisme et 25% pour le VIH/sida;
  • Depuis son lancement en 2002, le Fonds mondial a soutenu plus de 1.000 programmes dans 151 pays, qui ont permis de mettre sous traitement 8,6 millions de personnes infectées par le VIH et 11 millions de personnes souffrant de tuberculose, ainsi que la provision de 600 millions de moustiquaires imprégnées pour la prévention du paludisme (données jusqu’à mi-2015). En comparaison, avant la création du Fonds mondial seul 5% des personnes éligibles au traitement antirétroviral (ART) le recevaient, alors qu’aujourd’hui plus de 15 millions sont sous traitement. Pour le paludisme, 53% des ménages vulnérables en Afrique sub-saharienne possèdent au moins une moustiquaire traité d’insecticides comparé à seulement 3% en l’an 2000.

    Communiqué par la Direction de la coopération au développement et de l'action humanitaire