Jean Asselborn à la réunion de Paris sur l'"initiative pour la paix au Proche-Orient"

Communiqué – Publié le

Sur invitation du ministre des Affaires étrangères de la France, Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg, Jean Asselborn, s’est rendu à la réunion ministérielle "initiative pour la paix au Proche-Orient" à Paris le 3 juin 2016.

Face à l’impasse dans laquelle se situe le conflit israélo-palestinien, les discussions visaient à relancer le processus de négociation. Ouverte par le président de la République française, François Hollande, la réunion a rassemblé les principaux pays et organisations internationales concernés, dont notamment le Quartet pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie, Nations unies), les membres permanents du Conseil de sécurité, certains pays européens ainsi que la Ligue arabe.

Les participants ont réaffirmé d’une même voix que la solution à deux États est la seule façon de parvenir à une paix durable entre Israël et les Palestiniens.

Ils ont également condamné les développements actuels sur le terrain, dont notamment la poursuite de la politique de colonisation d’Israël et les actes de violences, qui remettent dangereusement en cause les perspectives d'une solution à deux États vivant côte à côte en paix et en sécurité.

"Il faut convaincre Israël qu’un traité de paix créant un État palestinien constitue en fait la seule garantie pour sa propre sécurité, politiquement et démographiquement" a déclaré le ministre Asselborn en expliquant que "l’idée qu’il existerait une alternative à cette solution est peut-être l’illusion la plus dangereuse, mais elle devient de plus en plus populaire. Une paix juste et durable au Proche-Orient ne saurait être garantie qu’à travers la coexistence de deux États souverains et indépendants. Un "processus de paix" digne de ce nom doit conduire au règlement du conflit fondé sur la création d’un État palestinien indépendant et viable, avec Jérusalem-Est pour capitale".

Le ministre Asselborn a déploré que "malheureusement, la politique illégale de colonisation persiste et elle barre le chemin à une solution politique. Depuis Oslo, le nombre de colons israéliens a plus que doublé. Cette politique est un affront contre le peuple palestinien mais aussi contre la communauté internationale. Cette façon d’agir suscite en effet des doutes sur la volonté d’Israël de parvenir à une solution à deux États. Cette solution disparaît peu à peu avec chaque nouvelle construction israélienne sur des terres palestiniennes, avec chaque nouvelle destruction de structures palestiniennes" en ajoutant que "la politique du gouvernement israélien peut et doit être critiquée, mais le droit à l’existence d’Israël est inviolable. Les Israéliens ont le droit de vivre en paix et en sécurité, tout comme les Palestiniens doivent pouvoir vivre en dignité et déterminer librement leur avenir".

Les efforts initiés lors de la réunion, qui s’est tenue sans la présence des Israéliens et des Palestiniens, seront poursuivis au cours de l’année en vue de l’organisation d’une conférence internationale à laquelle les parties seront cette fois conviées.

Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes