Pollution de l'Attert - évolution du dossier

Communiqué – Publié le

Suite à la pollution de l’Attert survenue en avril 2016 à Colmar Berg, plusieurs mesures ont été prises pour arrêter la pollution avec des huiles minérales en provenance du site de production de la société Goodyear et pour endiguer les dégâts environnementaux.

Le résumé des faits se trouve dans les communiqués publiés le 15 et 18 avril 2016, et le 12 mai 2016. La société 2Goodyear-Dunlop Tires Operation SA" est en train d’effectuer les travaux de réparations de l’unité "Oil Farm" et d’une partie du réseau des eaux pluviales du site pour éviter toute pollution future. Ces travaux sont réalisés en réaction à l’arrêté ministériel n° 1/14/0550/MD du 20 avril 2016 tel que modifié le 10 mai 2016 sur base de la loi relative aux établissements classés ("loi commodo").

Pendant la mise en œuvre des dispositions des arrêtés, deux barrages provisoires en terre ont été construits afin d’éviter tout nouveau déversement accidentel d’eaux polluées vers le cours d’eau.

La "Goodyear Fire Brigade" effectue le contrôle des barrages et règle le niveau d’eau entre les barrages. De ce fait, les fourgons pompiers doivent rester en permanence à proximité de ces barrages pour assurer la disponibilité du matériel nécessaire pour leur entretien.

Un échantillonneur automatique a été installé permettant de prélever des échantillons pour assurer un monitoring continu. Les résultats de l’échantillonnage montrent une forte amélioration de la situation. Quelques trainées d’huiles (irrisations) apparaissent de temps en temps et sont prises en charge par la "Goodyear Fire Brigade". Les barrages provisoires en terre resteront en place jusqu’à ce qu’une solution définitive garantissant une protection contre des incidents ait été mise en œuvre.

Les travaux sur la route nationale N22, à hauteur de l’usine Goodyear n’ont rien à faire avec cette pollution et étaient planifiés par l’Administration des ponts et chaussées bien avant l’incident.

Concernant la mesure de précaution du ministère de la Santé du 18 avril 2016, d’éviter la consommation des poissons, les poissons capturés ont été perquisitionnés par le parquet et mis sous scellés. Afin de pouvoir établir si cette mesure de précaution peut être levée, l’Administration de la gestion de l’eau a procédé à un deuxième échantillonnage. À cause des forts débits de l’Attert des dernières semaines, cet échantillonnage a pris du retard, mais les échantillons sont désormais disponibles et seront envoyés à un laboratoire spécialisé. Dès que les résultats sont disponibles, ils seront évalués et communiqués.

Communiqué par le ministère du Développement durable et des Infrastructures/ Département de l'environnement