État de la mise en œuvre du programme gouvernemental

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Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, Claude Meisch, a tiré le 28 juillet 2016 un bilan intermédiaire de la mise en œuvre du programme gouvernemental. "85 projets avaient été annoncés à la rentrée 2015, aujourd’hui, nous pouvons en citer 94", s’est réjoui Claude Meisch.

Près de la moitié a déjà été transposée ou le sera à la rentrée 2016. 44 autres projets sont prévus pour la rentrée 2017 et déjà 4 sont planifiés pour la suivante.

48 projets font l’objet d’une loi ou d’un règlement grand-ducal et 85% de ces textes seront déposés d’ici septembre 2016.

"Nous avons misé sur un large dialogue et toujours appliqué le principe de la porte ouverte avec tous nos interlocuteurs, que ce soit pour les parents ou les syndicats, par exemple", a expliqué le ministre.

Phase concrète


Une grande partie de mesures se trouve dans la phase concrète de transposition: les nouveaux bilans intermédiaires au fondamental, le passage de l’enseignement fondamental vers le secondaire, l’introduction du cours vie et société au secondaire, le dispositif de qualité pour l’éducation non-formelle, le cours de maths multimédia au cycle 4 (MathemaTIC), l’école internationale de Differdange - déjà élargie à tous élèves du fondamental pour la section anglophone -, le stage pédagogique revu au secondaire et introduit au fondamental, davantage de formation continue pour tous les enseignants, le lancement du Master in Secondary Education et du Bachelor en sciences de l’éducation en cours d’emploi, la nouvelle procédure de recrutement pour les instituteurs sous forme de concours, la mise en place du Centre d’éducation à la citoyenneté, le recrutement d’enseignants spécialisés pour les enfants à troubles de l’apprentissage ou du comportement, le renforcement des équipes multi-professionnelles…

"Nous avons bien avancé", affirme le ministre. D’autant plus que de nombreuses mesures ont un effet multiplicateur en fixant un cadre pour accompagner le dynamisme sur le terrain. Et de citer l’exemple du recrutement ciblé d’instituteurs spécialisés, pour un meilleur encadrement des enfants à besoins spécifiques, qui représente en même temps un soulagement pour le titulaire qui peut mieux se concentrer sur sa tâche d’enseignement.

Du calme, mais pas de l’immobilisme


À côté du programme gouvernemental, le ministère travaille sur d’autres dossiers qui se sont imposés depuis l’accord de 2013: les classes d’éducation précoce "plus", les familles d’accueil, l’entrepreneuriat dans les écoles, …

Des stratégies déjà en cours sont à développer davantage, comme Digital(4)Education. Le moment est venu de passer à une vitesse supérieure pour former les élèves à une société de l’information, mais aussi saisir les opportunités de cette nouvelle révolution industrielle.

Le ministre a aussi cité les grands dossiers à venir: le rapprochement entre les éducations formelles et non-formelles, la grande réforme de la formation professionnelle, l’enseignement des langues, ...

"Les lois et les règlements ne font pas tout. Ce qui compte, c’est la transposition", a ajouté Claude Meisch. La modernisation et la diversification du paysage de l’éducation est en cours, sans détruire ce qui existe, mais en développant ce qui a fait ses preuves. Aussi, si le climat est actuellement calme dans le secteur de l’éducation, "cela n’a rien à voir avec de l’immobilisme!"