Jean Asselborn à la réunion des Amis de l’État de droit à Rome

Communiqué – Publié le

Sur invitation du secrétaire d’État aux Affaires européennes de l’Italie, Sandro Gozi, le ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg, Jean Asselborn, a participé à la réunion des Amis de l’État de droit, le 3 octobre 2016 à Rome.

La réunion s’est inscrite dans la lignée des travaux visant à renforcer la procédure du dialogue politique sur l’État de droit au sein du Conseil "Affaires générales" de l’UE et portait notamment sur la proposition de l’Italie d'organiser en la matière un examen par les pairs. Les discussions ont ainsi permis aux États membres qui partagent les mêmes vues de se coordonner sur des actions communes visant à rationaliser et à renforcer le mécanisme de l’État de droit, tout en soutenant les efforts parallèles de la Présidence slovaque. 

"Le respect de la primauté du droit est d'une importance cruciale pour la substance même de notre Union" a expliqué Jean Asselborn, en rappelant que depuis le premier dialogue politique sur la primauté du droit qui a eu lieu au cours de la Présidence luxembourgeoise en 2015, le Luxembourg s’est toujours engagé à soutenir toute initiative qui contribuera à sauvegarder et développer davantage le respect de la primauté du droit au sein de l'UE.

Soulignant que l'article 2 du Traité prévoit clairement que l'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, la liberté, la démocratie, l'égalité, la primauté du droit et le respect des droits de l'homme, y compris les droits des personnes appartenant à des minorités, Jean Asselborn a insisté sur le fait que "ces principes sont l'épine dorsale de l'UE; ils ne sont pas négociables".

Le ministre Asselborn a poursuivi en soulignant que pour agir efficacement face aux répercussions de la crise migratoire, l'Union doit plus que jamais pouvoir compter sur la solidarité de tous les États membres. Dans ce contexte, il a émis de forts doutes sur la pertinence de l’apparition de l’expression de solidarité "flexible" dans le débat politique européen. "La solidarité est un facteur sur lequel l’on doit pouvoir compter inconditionnellement. Nous ne devons pas ouvrir la porte à un respect "flexible" de la dignité humaine, d’un respect "flexible" de la liberté, d’un respect "flexible" pour la démocratie ou d’un respect "flexible" de l’Etat de droit en général".


Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes