Déversement du produit "AdBlue" à l'aire de Berchem: Shell sommée de présenter un concept d’assainissement efficace

Communiqué – Publié le

Suite à la fuite du produit "AdBlue" (solution aqueuse d’urée) qui a eu lieu sur un tuyau du réseau de la station-service Shell située sur l’aire de Berchem, la ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg, avait pris le 4 août 2016 un arrêté de mise en demeure.

Les opérateurs du site ont été sommés de prendre, dans les plus brefs délais, toutes les mesures nécessaires pour identifier, mesurer et limiter l’impact sur l’environnement émanant de la fuite de solution aqueuse d’urée "AdBlue" et pour éviter à court terme qu’une nouvelle pollution ne se reproduise. La presse avait été informée par voie de communiqué le 3 août 2016.

Dans le cadre de l’arrêt de mise en demeure et afin d’évaluer l’impact de la pollution, des forages ont été effectués dans la période du 5 au 12 septembre 2016. D’après les premiers résultats, la pollution affecte 40.000 m3 de terres sur le site de l’aire de Berchem. Des forages supplémentaires sont encore requis pour obtenir des résultats plus détaillés.

Solutions d’assainissement proposées jugées insuffisantes

Afin de faire un état des lieux intermédiaire de la situation, une entrevue entre les représentants de Shell luxembourgeoise et le secrétaire d’État au Développement durable, Camille Gira, ainsi que les représentants de l’Administration de l’environnement, de l’Administration de la gestion de l’eau ainsi que l’Administration des ponts et chaussées a eu lieu aujourd’hui au ministère du Développement durable et des Infrastructures. Les solutions d’assainissement proposées dans ce cadre par l’entreprise n’ont pas donné satisfaction au secrétaire d’État qui a exigé de la part de l’exploitant de lui présenter à court terme des concepts viables et efficaces.

Il est à relever que l’exploitant n’a pas rempli toutes les conditions d’exploitation de l’arrêté d’autorisation du 30 juillet 2015.

Principe du pollueur payeur sera appliqué

Par ailleurs, il faut mentionner que les frais d’analyse incombent à la société Shell luxembourgeoise SARL, en application du principe du pollueur-payeur. À ceci s’ajoute que selon les dispositions du contrat de concession, cette même société devra prendre en charge tous les dommages causés et les réparations y relatives.

Communiqué par le ministère du Développement durable et des Infrastructures/ Département de l'environnement