Jean Asselborn au XVIe Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie à Antananarivo, en république de Madagascar

Communiqué – Publié le

Le ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg, Jean Asselborn, s’est rendu à Antananarivo, en république de Madagascar, du 22 au 24 novembre 2016, afin de participer à la 32e Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) préalable au XVIe Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Placé sous le thème "Croissance partagée et développement responsable: les conditions de la stabilité du monde et de l’espace francophone", le sommet de Madagascar réunit de nombreux chefs d’État et de gouvernement, de ministres des Affaires étrangères et près d’une soixantaine de délégations membres de l’Organisation internationale de la Francophonie. Les échanges de vues ont permis d’aborder, en plus de questions d’actualité relatives à la situation politique, sécuritaire et économique au sein de l’espace francophone, des questions touchant à l’environnement, au développement durable et à l’entreprenariat des jeunes et des femmes.

Alors que la rencontre se déroule dans un contexte international des plus difficiles, le ministre Jean Asselborn a, dans son intervention, évoqué les nombreux conflits prolongés à l'origine des mouvements de réfugiés d’une envergure inouïe.

Il a également déploré les agressions concertées, dans de très nombreux pays, contre les droits civils et politiques, agressions qui prennent souvent la forme d'une violente répression contre les organisations de la société civile et les défenseurs des droits de l’homme ainsi que les pressions accrues, et parfois même, la véritable remise en cause du droit international à laquelle nous assistons. Le ministre s’est par ailleurs dit inquiet de la montée d’une vague de nationalismes d’inspiration autoritaire, et ce, sur chaque continent, mais toujours avec le même message: le déni du caractère universel des droits de l’homme et l’exclusion de certains groupes d’indésirables.

"L’histoire du 20e et celle du début du 21e siècle nous enseignent pourtant où nous conduisent de telles politiques d’exclusion: droit à la catastrophe. Les milliards de personnes vulnérables de ce monde – réfugiés, femmes, enfants, personnes LGBTI, journalistes, défenseurs des droits de l’homme – doivent être protégées. La mondialisation ne doit pas se traduire par une exacerbation des inégalités entre nos pays et au sein de nos sociétés. Elle doit au contraire nous permettre de nous rapprocher, d'apporter à tous plus de bien-être, de faire de nos sociétés des sociétés plus justes, plus inclusives, plus apaisées", a poursuivi le ministre, avant de souligner l'importance, dans ce contexte, des valeurs de la Francophonie que sont l'ouverture, la solidarité, la responsabilité et l'engagement.

Le chef de la diplomatie luxembourgeoise a conclu son intervention en rappelant que "de cet engagement qui est celui de la Francophonie, pour la paix, le développement, les droits de l’homme et l’État de droit, nous sommes tous redevables, collectivement, mais aussi individuellement et concrètement, devant les citoyens qui nous ont élus. Et nous avons, en la matière, beaucoup à apprendre les uns des autres. Mon pays comme les autres. Et c'est d'ailleurs, dans cet état d'esprit, que le Luxembourg a pris la décision de rejoindre le partenariat pour un gouvernement ouvert dont le sommet se tiendra prochainement à Paris."

En marge du sommet, Jean Asselborn a profité de son passage à Antananarivo pour multiplier les rencontres avec ses homologues francophones. Il a notamment eu des entretiens bilatéraux avec les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie, du Cameroun, du Kosovo, de la République centrafricaine, de la Serbie, et du Vietnam.

Membre de l’Organisation internationale de la Francophonie depuis 1970, la participation ministérielle du Grand-Duché de Luxembourg à ce sommet témoigne de la volonté luxembourgeoise de renforcer davantage encore ses relations politico-diplomatiques, économiques et culturelles avec les nombreux autres pays ayant le français en partage, et ceci, conformément à la vision humaniste du développement que préconise la Francophonie.

Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes