En sa séance du 31 juillet 2015, le Conseil de gouvernement a adopté le projet de loi portant organisation de la sécurité civile et création d’un corps grand-ducal d’incendie et de secours.

Destinée à remédier aux insuffisances du système actuel, la réforme des services de secours poursuit les objectifs suivants:
  • amélioration de la couverture des risques par la définition d’objectifs de protection à atteindre;
  • optimisation des ressources à mettre en œuvre par l’adéquation entre les risques et les moyens pour les couvrir;
  • création d’une structure unique nationale pour l’ensemble des services de secours publics basée sur une approche de solidarité nationale;
  • mise en place d’une hiérarchie sans ambiguïté, permettant d’assurer l’unicité et la continuité du commandement des opérations de secours et de clarifier la relation entre les responsables politiques et techniques d'une intervention;
  • nécessité de personnel professionnel pour assurer la disponibilité des services de secours, tout en maintenant une place importante pour les volontaires au sein du dispositif;
  • définition d’un profil professionnel et d’un référentiel de formation pour les agents des services de secours;
  • reconnaissance de l’engagement volontaire de milliers de femmes et d’hommes au service d'autrui.

Le projet propose la création d’un établissement public à caractère administratif dénommé "Corps grand-ducal d’incendie et de secours" (CGDIS) comme nouvelle structure d’accueil des services de secours. Il s’agit d’une coopération intensive entre l’État et les communes, qui se partagent la responsabilité pour les services de secours au Grand-Duché. Cette structure unique permet une gestion intégrée, efficace et efficiente de tous les aspects concernant l’organisation des services de secours (opérationnel, technique, administratif et financier).

Des synergies permettent d'éviter des doubles emplois et de dépasser l’actuelle distinction entre protection civile et services d’incendie et de sauvetage communaux. La structure unique permet un financement plus équitable des services de secours avec une répartition des coûts entre les différents acteurs en tenant compte des besoins réels et des priorités fixées par le plan national d’organisation des secours.