Romain Schneider au Conseil "Affaires étrangères" dans sa formation Développement

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Le ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, Romain Schneider, a participé le 16 mars 2017 à Bruxelles à la réunion informelle du Conseil « Affaires étrangères » (CAE), dans sa formation Développement, organisée par la Présidence maltaise et sous la présidence de la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, et en présence du Commissaire pour la coopération internationale et le développement, Neven Mimica.

Sur l’ordre du jour de ladite réunion figuraient le nouveau Consensus européen pour le développement, le partenariat UE-Afrique, ainsi que le lien entre les migrations et le développement.

Comme premier point de l’ordre du jour, les ministres se sont échangés sur la révision du Consensus européen pour le développement datant de 2005. Tenant compte du nouveau cadre institutionnel de l’Union européenne suite au Traité de Lisbonne, ainsi que des engagements pris au niveau international, une révision du Consensus européen s’avère indispensable afin d’adapter la coopération au développement de l’Union européenne et de ses Etats membres aux défis mondiaux. Ainsi, le ministre Schneider a souligné que l’éradication de la pauvreté est la « raison d’être » du Consensus, et que l’engagement de l’Union européenne à dédier 0,7 % de son PIB à la coopération au développement devra clairement y figurer. En outre, le nouveau Consensus devra tenir compte des modalités de financement du développement, intégrer l’Agenda 2030 des Nations unies avec ses objectifs pour le développement durable, et accorder une importance accrue au changement climatique et à l’environnement. A part de s’attaquer à d’autres défis d’actualité, tels que le lien entre la sécurité et le développement, ou encore les déplacements forcés et les migrations irrégulières, il s’agira notamment d’intégrer des thématiques horizontales disposant d’un fort élément transformatif, tels que les droits de l’Homme, la bonne gouvernance, l’Etat de droit, l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes, entre autres.

Les ministres ont ensuite fait le point sur les préparatifs du prochain Sommet UE-Afrique qui aura lieu en novembre 2017 à Abidjan. Ils ont été d’accord qu'il fallait fixer les priorités du partenariat entre l’Europe et l’Afrique et veiller à la cohérence entre tous les instruments de l’UE qui sont utilisés pour sa mise en œuvre. Ils ont de même jugé qu'il fallait aussi veiller à la cohérence avec le futur partenariat renouvelé entre l’UE et le groupe des pays ACP et avec d’autres initiatives internationales s’adressant à l’Afrique. Le ministre Schneider s’est exprimé en appui à l’idée que le partenariat UE-Afrique devrait avant tout contribuer à donner de meilleures perspectives d’avenir à la jeunesse africaine. Dans ce domaine, la coopération au développement a un rôle-clé à jouer notamment à travers l’appui à la formation et l’insertion professionnelle. Le ministre s’est montré convaincu que dans ce contexte, le renouvellement et la modernisation du partenariat avec les ACP restent pertinents.

Les aspects extérieurs de la migration et les liens avec le développement ont été abordés par les ministres lors du déjeuner. Les ministres ont fait l’état des lieux de la mise en œuvre du Plan d’action de La Valette dont deux des cinq priorités sont constituées par des activités de développement contribuant à la lutte contre les causes profondes des migrations irrégulières. Comme la crise humanitaire exceptionnelle qui ravage actuellement plusieurs régions de l’Afrique génère un phénomène migratoire accru, la réunion a conclu que l’UE et ses Etats membres devront d’urgence prendre des mesures supplémentaires en matière d’aide humanitaire. Les ministres se sont finalement penchés sur le Plan d’investissement externe (PIE) de l’UE qui devrait être opérationnel avant la fin de l’année, et ils ont convenu que le PIE sera en premier lieu un instrument de développement.