60 ans du traité de Rome – naissance du projet de la politique agricole commune. Rétrospectives et perspectives

Communiqué – Publié le

À l’occasion de l’anniversaire des 60 ans du traité de Rome, le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs, Fernand Etgen, a souhaité revenir sur le projet de la politique agricole commune (PAC), qui, encore aujourd’hui, constitue un des piliers de la construction européenne.

Bien que la PAC n’a véritablement été instaurée qu’en 1962, elle a trouvé son fondement dans le traité de Rome avec la libre circulation des produits à l’intérieur des frontières européennes.

Fernand Etgen souligne qu’il faut se rappeler le contexte de l’après-guerre. En effet, après des années de famines, les pays fondateurs avaient comme objectif de relancer l’économie dont l’agriculture constituait l’élément le plus important afin de fournir des denrées alimentaires en quantité suffisante à la population tout en assurant un revenu correct aux agriculteurs. Ainsi, l’article 33 du traité CE fixe les objectifs de la PAC:

  • Accroître la productivité de l'agriculture en développant le progrès technique et en assurant une utilisation optimale des facteurs de production, notamment de la main-d'œuvre;
  • Assurer un niveau de vie équitable à la population agricole;
  • Stabiliser les marchés;
  • Garantir la sécurité des approvisionnements;
  • Assurer des prix raisonnables aux consommateurs.

La politique agricole commune a énormément évolué durant ces 55 dernières années. Victime de son propre succès, la PAC a également connu des crises et a subi de nombreuses réformes, mais, encore aujourd’hui, elle continue à remplir ses objectifs. Les fondements de la politique agricole commune sont restés inchangés depuis le traité de Rome.

"Il faut se rendre à l’évidence, sans PAC, il n’y aurait tout simplement plus d’exploitations agricoles familiales au Grand-Duché avec toutes les conséquences que cela aurait sur l'environnement et les paysages. Sans PAC, les marchés agricoles européens se dissiperaient dans la mondialisation croissante. Sans PAC, nos denrées alimentaires ne répondraient pas à des normes aussi élevées en termes de qualité et de sécurité."

Le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs, a précisé que la politique agricole donne les moyens aux agriculteurs pour faire face aux nouveaux défis et pour mieux répondre aux changements d’attitude de l’opinion publique aussi bien en matière de sécurité alimentaire, de bien-être animal que de pratiques agricoles plus écologiques.

"Il est primordial de renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne de production et de consommation afin de tisser des liens de solidarité et de confiance avec les citoyens."

Dans ce contexte, le ministre Fernand Etgen a souligné qu’il était indispensable de moderniser et de simplifier la réglementation afin de relégitimer la politique agricole commune. Le ministre invite, par ailleurs, tous les intéressés à participer à la consultation publique lancée par la Commission européenne sur l’avenir de la PAC. D’autant plus qu’au Luxembourg, les conclusions de l’étude Rifkin constituent une belle base de discussion pour le "Zukunftsdësch" qui a pour objectif de définir l’orientation future de la politique agricole.

Pour Fernand Etgen, ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs, il est évident que les États membres ont besoin d’une PAC forte dans un projet européen commun qui nécessite un budget à la hauteur de ces ambitions. Les replis nationaux n’ont pas leur place dans l’intégration européenne et la PAC en est un bel exemple: depuis bientôt 60 ans la politique agricole commune est un succès.

"C’est avec un regard résolument optimiste et confiant que je me tourne vers l’avenir. À mes yeux un PAC-Exit ne constitue en aucun cas une alternative!"

Communiqué par le ministère de l'Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs