Jean Asselborn à la conférence de Bruxelles sur l'aide à apporter pour l'avenir de la Syrie

Communiqué – Publié le

Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn, a participé le 5 avril 2017 à la conférence de Bruxelles sur l'aide à apporter pour l'avenir de la Syrie et des pays de la région.

La conférence a été co-présidée par l'Union européenne, l'Allemagne, le Koweït, la Norvège, le Qatar, le Royaume-Uni et les Nations unies et a réuni des représentants ministériels de 70 délégations, notamment de l'Union européenne (UE) et de la région, mais également de la communauté internationale dans son ensemble, des Nations unies, des principaux donateurs et de la société civile, ainsi que des organisations humanitaires et de développement.

Les discussions ont notamment mis l’accent sur la manière dont la communauté internationale peut contribuer à résoudre durablement le conflit syrien dans le cadre d'un processus de transition politique inclusif et dirigé par les Syriens sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

La conférence avait aussi vocation à faire le point sur la position collective de la communauté internationale dans la réalisation des engagements pris lors de la conférence de Londres de février 2016 et de décider de mesures supplémentaires à prendre pour répondre aux besoins des victimes de la crise.

Dans son intervention, le ministre Asselborn s’est inquiété de la situation alarmante en Syrie, "parce qu’un dictateur préfère détruire le pays plutôt que de perdre le pouvoir, quitte à ne reconquérir que des ruines". Il a rappelé que "pour l’avenir de la Syrie, le choix ne peut pas être celui entre deux tyrannies, entre le régime Assad, qui n’est certainement pas "le moindre mal", et des djihadistes. La lutte contre le terrorisme ne peut en aucun cas mener à une nouvelle légitimation d’Assad".

Déplorant que la détermination de la communauté internationale n’ait su jusqu’à présent enrayer la violence en Syrie, le ministre a néanmoins déclaré que "face à la pire des catastrophes humanitaires depuis la Seconde Guerre mondiale, il n’est pas question de se résigner". Appelant tous les acteurs à se rendre à l’évidence que "la paix ne pourra revenir en Syrie que si une transition politique inclusive est mise en œuvre", le ministre Asselborn a insisté sur le fait qu’"il faut encourager l'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, à amener toutes les parties syriennes à un dialogue constructif et tout faire pour que les négociations hésitantes qui ont repris sous l’égide des Nations unies à Genève ne soient pas rompues. Il faut persévérer. Et surtout, il ne faut pas aujourd’hui déstabiliser les Nations unies en supprimant les fonds nécessaires pour qu’elles puissent fonctionner".

Le ministre a poursuivi en expliquant qu’"en ce qui concerne l’aide à la Syrie, notre devise reste "aucune aide pour la reconstruction sans processus politique" et il ne peut y avoir d’impunité face aux violations les plus graves du droit international". Il a rappelé que lors de la conférence d’annonces de contributions pour la Syrie à Londres, le Luxembourg s’est engagé à contribuer 37,5 millions d'euros jusqu'en 2020 – donc 7,5 millions par an –  aux efforts humanitaires collectifs en Syrie et dans les pays voisins et que le Luxembourg a su honorer sa promesse et a en effet déboursé en 2016 un montant d’au moins 7,5 millions d'euros pour des projets humanitaires et l’aide d’urgence en Syrie et en Jordanie, au Liban, et en Turquie. Jean Asselborn a ensuite annoncé qu’en 2017, le Luxembourg poursuivra son engagement de Londres et mettra de nouveau à disposition 5 millions d’euros pour répondre aux besoins humanitaires immédiats de la population affectée par le conflit.

Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes