Jean Asselborn au Conseil "Affaires étrangères" de l’Union européenne à Bruxelles

Communiqué – Publié le

Le ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg, Jean Asselborn, a participé au Conseil "Affaires étrangères" de l’Union européenne (UE), le 15 mai 2017 à Bruxelles.

Les ministres ont fait le point sur la mise en œuvre de la stratégie globale de l'Union dans le domaine de la sécurité et de la défense, notamment sur les aspects civils.

Le Conseil a ensuite débattu de la situation dans la Corne de l'Afrique, une région confrontée à l'instabilité, notamment en Somalie, au Soudan du Sud et au Soudan. La discussion a essentiellement porté sur les défis politiques et sécuritaires, notamment sur les répercussions plus larges de cette situation dans l'ensemble de la région.

Le Conseil a examiné les relations entre l'UE et l'Afrique sur la base d'une communication conjointe de la haute représentante et de la Commission sur un nouvel élan pour le partenariat entre l'UE et l'Afrique. Cette discussion a contribué à la préparation du sommet UE-Afrique de novembre.

Le ministre Asselborn a rappelé que l'Afrique est un continent avec d'énormes potentialités, mais qu’il est confronté à un certain nombre de défis et de conflits. "Nous devons continuer de fournir un appui déterminé à nos partenaires africains pour maîtriser les crises sécuritaires qui menacent la paix et la prospérité, notamment les menaces terroristes, comme dans la région du Sahel ou dans la Corne de l'Afrique, mais également les autres menaces comme la criminalité transnationale organisée", a-t-il expliqué en précisant que "le soutien doit être flexible et adapté à la réalité sur le terrain, comme dans le Sahel où l’UE doit continuer à soutenir la coopération du G5, en s’appuyant sur son engagement déjà substantiel que lui permet la politique de sécurité et de défense commune, avec la présence de missions civiles (EUCAP Niger et EUCAP Mali) et militaire (EUTM Mali)».


Jean Asselborn a de même insisté sur le fait qu’"il faut refuser le statu quo – que ce soit au Soudan du Sud, au Burundi, en RDC, ou ailleurs – où les élites politiques et économiques peuvent choisir de s’agripper au pouvoir ou de capturer les ressources de l’État, aux dépens de la paix et d’une prospérité partagée. L’UE doit résolument se placer du côté des réformateurs et démocrates africains qui attendent notre appui pour effectuer un changement durable et positif au sein de leurs sociétés. La paix, la prospérité et le partenariat ne peuvent se réaliser que si l’État de droit et les droits de l’homme sont garantis".

Le ministre s’est félicité du fait qu’"en dédiant notre prochain Sommet avec l’Afrique au thème de la "Jeunesse", nous porterons notre attention sur les questions qui sont au cœur de notre partenariat", en expliquant qu’"au vu des taux de croissance démographiques actuels, presqu’un sur quatre habitants sur terre sera africain d’ici 2050 et la population en âge de travailler pourrait atteindre un milliard de personnes durant cette même période. Il est clair que la prospérité des populations africaines ne se fera qu’à travers l’augmentation considérable du nombre d’emplois de qualité pour la jeunesse africaine et des perspectives d’un développement socio-économique durable".

Les ministres des Affaires étrangères ont ensuite participé à un déjeuner de travail avec le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui a pris ses fonctions le 14 mars 2017.

Les ministres se sont enfin penchés sur le Partenariat oriental dans la perspective de la réunion ministérielle du Partenariat oriental qui se tiendra le 19 juin 2017 à Luxembourg et du sommet du Partenariat oriental, prévu le 24 novembre 2017 à Bruxelles.

Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes