François Biltgen dresse le bilan de la transposition des recommandations de l'OCDE sur le système luxembourgeois de la recherche et de l'innovation

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Le 14 mai 2009, le ministre de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, François Biltgen, a dressé un bilan de la mise en œuvre des recommandations qui ont été faites par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) sur le système luxembourgeois de la recherche et de l’innovation.

Le budget qui est alloué à la recherche a constamment augmenté au fil du temps. De 28 millions en 2000, l’enveloppe budgétaire allouée à la recherche est passée à 72 millions en 2004, pour s’établir en 2005 à 97,1 millions. En 2009, le gouvernement s’apprête à investir 215 millions dans le domaine de la recherche et l’innovation.

Injecter davantage d’argent dans la recherche supposait, selon François Biltgen, également que l’on analyse de plus près les retombées de ces investissements. C’est pourquoi le gouvernement a sollicité, le 10 juillet 2005, l’OCDE pour effectuer un rapport sur le système national de la recherche et de l’innovation. Rendues publiques en 2006, les principales conclusions de cette analyse formulaient trois types de recommandations: améliorer la gouvernance, renforcer la complémentarité entre les agences et les organismes publics de recherche et améliorer la connectivité du système d’innovation à travers un nouveau programme.

La réponse du gouvernement à l’étude de l’OCDE est venue sous forme d’une panoplie de mesures. Pour améliorer la gouvernance, des contrats de performance ont été établis avec tous les acteurs, la collaboration entre le ministère de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le ministère de l’Économie a été renforcée, des études ont été effectuées, un comité supérieur de la recherche et de l’innovation conçu sur le modèle finlandais a vu le jour et des priorités nationales ont été identifiées. Pour améliorer les conditions de travail des chercheurs, le gouvernement a également entériné une loi qui prévoit l'introduction d'un contrat de travail entre le chercheur et son établissement d'accueil couplée à une prolongation de la durée des bourses accordées.

Des contrats de performance ont été signés avec les principaux instituts de recherche publics (CEPS/Instead, CRP Henri Tudor, CRP Gabriel Lippmann, CRP Santé) afin de mieux déterminer leurs rôles respectifs. Ces contrats prévoient une dotation pluriannuelle. En contrepartie, les instituts de recherche publics s’engagent à atteindre un certain nombre d’objectifs comme par exemple un certain nombre de doctorants, doctorats, des publications scientifiques, des brevets, des spins offs, des conférences scientifiques, et des objectifs structurels. L’autonomie qui est accordée via les contrats de performance occupe une place de première importance dans la philosophie de François Biltgen dans la mesure où "ils permettent de réaliser une politique du haut vers le bas, tout en assurant que cette politique soit mieux comprise". Les contrats érigent les instituts de recherche "en acteurs autonomes qui s’engagent à assumer leur responsabilité dans un certain cadre".

Poursuivre les efforts et maintenir la dynamique

Le catalogue de mesures qui a été soumis par l’OCDE au gouvernement était à la fois concis et précis. Le constat principal que les experts de l’OCDE ont pu tirer, après analyse de la transposition des mesures, est que "beaucoup de progrès ont été accomplis et que le processus est sur les rails".

Les experts qui ont relevé l’importance pour le Luxembourg de trouver de nouvelles niches, ont estimé que cette évolution positive "était un signe d’ouverture". "Du chemin a été parcouru", mais maintenant il s’agira selon eux "de poursuivre les efforts et de maintenir la dynamique entamée". Une exigence qui est selon les experts de l’OCDE d’autant plus grande que le Luxembourg "dispose de plus grandes marges de manœuvre que d’autres pays pour se positionner".