Lydia Mutsch évoque le développement inquiétant concernant la transmission du Sida parmi les usagers de drogues avec la nouvelle présidente du Comité de surveillance du SIDA le Dr Carole Devaux

Communiqué – Publié le

La ministre de la Santé, Lydia Mutsch, a rencontré en date du 20 octobre 2017 le Dr Carole Devaux, nouvelle présidente du Comité de surveillance du SIDA, des hépatites infectieuses et des maladies sexuellement transmissibles.

Formée en tant qu’immunologiste en particulier auprès du laboratoire d’immunologie moléculaire de l’université de Pittsburgh aux États-Unis, elle était entre 2004 et 2006 chercheuse auprès du laboratoire de l’unité 684 "Rigidité, fibrose et risque cardiovasculaire" de l’université Henri Poincaré à Nancy.

Le Dr Devaux a également occupé le poste de directrice adjointe du laboratoire de rétrovirologie du Luxembourg Institute for Health avant d’être nommée en 2014 directrice adjointe de l’unité de recherche en maladies infectieuses du département Infection et Immunité du LIH.. Au cours des huit dernières années, elle était impliquée dans la prise en charge clinique des patients infectés par le VIH au Luxembourg et dans la gestion de projets au sein de plusieurs réseaux européens VHC et VIH axés sur la virologie clinique, la résistance aux médicaments et l’épidémiologie moléculaire.

Le Dr Devaux succède au Dr Vic Arendt, médecin spécialiste du Service National des Maladies Infectieuses.

L’échange entre la ministre de la Santé et le Dr Devaux a permis d’adresser le taux élevé de transmission du VIH parmi les usagers de drogue intraveineux au Luxembourg ainsi que la situation inquiétante qui règne autour de la salle de consommation des drogues Abrigado dans le quartier de la Gare. Différentes pistes ont été évoquées afin de contenir ce développement et d’améliorer le suivi médico-social, parmi lesquelles notamment un renforcement du dispositif "test and treat" qui vise à diversifier et à décentraliser l’offre de dépistage, ainsi qu’un meilleur accès à des logements bas seuil, surtout au profit des femmes, un renforcement des moyens à disposition des structures en place ou encore la couverture médicale universelle au profit des plus démunis. Le principe d’une étude conjointe à effectuer par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies a également été retenu.

Ces mesures s’inscrivent dans la volonté des autorités d’améliorer les conditions nécessaires à une stabilisation, à l’offre thérapeutique et au suivi médico-social des personnes concernées, autant de défis à adresser par la nouvelle édition du plan SIDA qui sera présentée en décembre.

Parmi les missions du Comité de surveillance du SIDA, des hépatites infectieuses et des maladies sexuellement transmissibles figurent l’information du grand public, des groupes cibles et des professionnels de santé sur toutes les questions concernant le SIDA, les hépatites infectieuses et les infections sexuellement transmissibles, ainsi que la collaboration étroite avec les organisations nationales et internationales afin de développer et de mettre en œuvre les programmes de lutte contre ces maladies.

Communiqué par le ministère de la Santé