Jean Asselborn au Conseil "Affaires étrangères" – commerce de l’UE à Bruxelles

Communiqué – Publié le


Le Conseil a débuté par un examen des évolutions récentes et des perspectives en vue de la 11e conférence ministérielle de l'OMC, qui se tiendra du 11 au 13 décembre à Buenos Aires, en Argentine. Les ministres se sont penchés sur les priorités de l'UE dans le cadre des négociations, tout en confirmant le rôle central de l'OMC dans le système commercial multilatéral.

Alors que la conférence ministérielle de Buenos Aires ne se présente pas sous les meilleurs auspices, Jean Asselborn, tout en saluant  le fort consensus du Conseil sur la nécessité de conforter le rôle de l’Union en tant que défenseur de l’agenda multilatéral, a félicité la commissaire européenne en charge du commerce, Cecilia Malmström, et ses équipes, pour leurs efforts en vue de trouver des solutions. «L’UE, indépendamment des résultats de la conférence, devra rester à la pointe des efforts pour veiller à ce que le rôle central de l’OMC et la défense du multilatéralisme soit assurés après Buenos Aires», a déclaré le ministre Asselborn, en ajoutant qu’"il ne faudra pas laisser le terrain à ceux qui veulent saper les fondations du système multilatéral".

Le Conseil a fait le point sur les négociations en vue d'accords commerciaux avec le Mexique et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) qui se déroulent actuellement. L'UE se trouvant à un moment crucial du processus tendant à aboutir à un accord avec les deux blocs, les ministres ont débattu des questions principales restant en suspens.

Dans ce contexte, Jean Asselborn a rappelé que le Luxembourg partage l’objectif d’une conclusion rapide des négociations avec le Mexique et le Mercosur, tout en insistant sur la nécessité d’obtenir un accord équilibré. S’agissant plus particulièrement des négociations avec le Mercosur, notamment en ce qui concerne l’agriculture et le bœuf, le ministre Asselborn a rappelé la position du Luxembourg sur les contingents tarifaires et sur le respect des normes sanitaires, phytosanitaires ainsi que sur le bien-être animal.

S’agissant de l'état d'avancement des négociations de l'accord de libre-échange avec le Japon ainsi que de la mise en œuvre des chapitres "développement durable" dans les accords commerciaux de l'UE, le Luxembourg est résolument en faveur du renforcement du caractère contraignant des chapitres consacrés au développement durable et soutient dans ce contexte la réflexion sur  la mise en place de sanctions en cas de non-respect par les parties qui se sont engagés en matière de protection du droit travail et de l’environnement.

Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes