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Plan sectoriel "lycées"

Vers le niveau supérieur

Le 26 juillet 2005, le plan "lycées" est le premier plan directeur sectoriel à entrer en vigueur.

Le plan "lycées" prévoit la construction, dans une première phase, de trois nouveaux établissements d’enseignement secondaire ou secondaire technique (à Junglinster, Rédange-sur-Attert et Belval-Ouest) et met l’accent sur la régionalisation de l’enseignement.

À l’intérieur de chaque région, appelée pôle d’enseignement dans le cadre de ce plan, il s’agit d’assurer une implantation centrale de nouveaux lycées au sein de leur bassin de recrutement potentiel.

Le plan "lycées" répartit le pays en 4 pôles d’enseignement - Nord, Sud, Est et Centre (subdivisé encore en Centre-Nord et Centre-Sud) - et dans chaque pôle, la meilleure coordination possible est recherchée entre les exigences fonctionnelles des lycées existants et des nouveaux lycées. Chaque pôle scolaire doit offrir la totalité des formations courantes.

Le plan contribue à une minimalisation des déplacements pour les élèves par l’introduction de la notion de lycée de proximité. En effet, chaque élève est inscrit d’office dans le lycée le plus proche de son domicile.

Comme son nom l’indique, le plan directeur sectoriel "lycées" concerne uniquement l’enseignement post-primaire, à savoir l’enseignement secondaire classique et l’enseignement secondaire technique.

Le plan directeur sectoriel "lycées"

Les grandes lignes du plan directeur sectoriel "lycées" ont été esquissées par le programme directeur d’aménagement du territoire, qui est le principal instrument de l’aménagement du territoire à l’échelle nationale et qui répond aux dispositions de la loi du 21 mai 1999 concernant l’aménagement du territoire. Cette loi précise que le programme directeur est rendu opérationnel par des plans directeurs sectoriels.

Le plan directeur sectoriel "lycées" comporte quatre parties:

  • orientation générale;

  • armature scolaire existante;

  • nouvelle organisation spatiale de l’armature scolaire;

  • monitoring.

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Les objectifs du plan

La première partie du plan explique l’instrument du plan directeur sectoriel ainsi que l’organisation des travaux y relatifs. Elle précise également les objectifs du plan:

  • création de capacités scolaires suffisantes sur le moyen et le long terme,

  • décentralisation de l’offre scolaire,

  • réduction des distances pour les élèves, en particulier pour ceux du cycle inférieur,

  • régionalisation de l’armature scolaire,

  • équilibrage de l’attractivité des lycées des pôles d’enseignement,

  • optimisation de la taille des établissements scolaires,

  • promotion du polycentrisme et de la déconcentration concentrée,

  • développement d’un tissu urbain conforme aux objectifs d’un aménagement du territoire durable,

  • réduction des besoins de déplacement et promotion de l’utilisation des transports en commun.

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Analyse de l’armature scolaire existante

Le chapitre deux du plan directeur sectoriel "lycées" analyse la répartition des lycées et des élèves et détermine la capacité d'accueil optimale pour chaque lycée.

Cette analyse permet de distinguer entre les lycées pour lesquels les effectifs se rapprochent de la capacité optimale, les lycées pour lesquels un projet de construction existe déjà (c’est-à-dire avant l’élaboration de l’actuel plan directeur sectoriel) et les lycées "surpeuplés" (qui sont tous situés à Luxembourg-Ville).

Cette deuxième partie analyse également les flux des élèves entre les pôles, qui sont constitués quasiment exclusivement de flux sortants des pôles Sud, Nord et Est et entrants dans le pôle Centre.

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Vers une nouvelle organisation spatiale de l’armature scolaire

La partie centrale du plan directeur sectoriel "lycées" étudie d’abord les futurs besoins en infrastructures.

Le plan combine ensuite les données relatives à l’analyse démographique scolaire, aux surcapacités après réalisation du programme de construction actuel et à la réduction escomptée des flux dans la perspective d’une nouvelle répartition régionalisée de l’offre scolaire pour déterminer les besoins en capacités d’accueil supplémentaires par pôles.

Cette analyse a révélé la nécessité de construire 6 nouveaux lycées dans les pôles présentant des capacités manquantes.

Le plan conclut que dans une première phase, des établissements d’enseignement secondaire seront implantés dans les pôles Est (à Junglinster), Nord (à Rédange) et Sud (à Esch-Belval).

En fonction des tendances démographiques, des lycées seront construits dans une deuxième phase dans les pôles Centre-Sud, Sud et Nord.

Les zones d’implantation des nouveaux lycées ont été définies à partir de l’identification des vides scolaires à l’intérieur de chaque pôle. Ces zones doivent répondre à une évidente demande scolaire résultant d’un manque d’offre scolaire, respecter les exigences de décentralisation et d’un aménagement du territoire durable, respecter les contraintes de répartition plus équilibrée des formations et de l’offre scolaire et être bien accessible par les transports en commun.

Dans cette partie du plan directeur sectoriel "lycées" sont également définies les limites spatiales des 4 pôles d’enseignement, qui sont subdivisés dans des zones de proximité organisées autour des lycées existants et des trois lycées à construire.

La définition des zones de proximité a permis d’introduire le concept de lycée de proximité. Ainsi chaque élève est inscrit d’office dans le lycée de la zone de proximité de sa commune de résidence. L’inscription d’un élève dans un autre lycée est subordonnée aux possibilités d’accueil de l’établissement en question.

Ce mécanisme d’inscription prioritaire permettra de faire en sorte que la grande majorité des élèves fréquente le lycée de proximité au cycle inférieur et reste à l’intérieur du pôle pour les autres cycles, ce qui réduira considérablement les flux entre les pôles, tout en renforçant les lycées moins attractifs à l’heure actuelle, en décongestionnant ceux qui le sont trop.

Cette partie centrale du plan directeur sectoriel "lycées" définit aussi l’organisation régionalisée des transports scolaires, dont le but est de réduire le temps d’accès scolaire entre la commune de résidence et le lycée de proximité.

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Monitoring

La dernière partie du plan directeur sectoriel "lycées" définit le monitoring qui est organisé afin d’assurer le suivi de la mise en œuvre du plan, d’informer les décideurs politiques et de réajuster le cas échéant la mise en place de la nouvelle armature scolaire.

Dans ce contexte, un rapport bi-annuel est remis au Conseil de gouvernement.

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Durée de vie du plan

Étant donné qu’il faut 7 à 8 ans pour construire un nouveau lycée (à partir de la prise de décision jusqu’à son ouverture) et que tous les lycées nécessaires pour répondre à l’objectif de la création de capacités scolaires suffisantes sur le moyen et le long terme ne pourront être construits simultanément, la durée de vie du plan directeur sectoriel est estimée à une durée de 10 à 12 ans pour l’établissement et la mise en œuvre du plan.


 Pour en savoir plus ... Pour en savoir plus ...
   Liens internes
  * Article: Présentation du projet de plan directeur sectoriel "lycées" (02-04-2003)
  * Article: Entrée en vigueur du premier plan directeur sectoriel, le plan "Lycées" (26-07-2005)
   Liens externes
  * La loi du 21 mai 1999 concernant l'aménagement du territoire

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