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Les souverains du Grand-Duché

Vers le niveau supérieur
Le Grand-Duc Adolphe prête serment devant la Chambre des députés le 9 décembre 1890 et fait son "entrée joyeuse" dans la Ville de Luxembourg, le 23 juillet 1891. Il devient propriétaire des ruines du château de Vianden et des châteaux de Berg et de Fischbach. Par la suite, il réside une grande partie de l’année au château de Hohenburg, en Bavière, et laisse à Paul Eyschen, qui préside le gouvernement luxembourgeois, toutes les décisions politiques. Ainsi, aux yeux des Luxembourgeois, la dynastie se place au-dessus des affaires politiques.

Son fils aîné Guillaume IV est nommé lieutenant-représentant en 1902. Il succède à son père en 1905. Lors de sa prestation de serment, le Grand-Duc Guillaume IV affirme que le Grand-Duc se place en dehors et au-dessus des partis politiques. Ses problèmes de santé l’amènent, en 1908, à nommer lieutenant-représentant, puis régente, son épouse Marie-Anne de Bragance. Ayant eu six filles de son mariage, il considérait qu’un problème de succession pourrait se poser à sa mort. Le 16 avril 1907, la Chambre des députés approuve le nouveau statut de famille établi par Guillaume IV. Cette disposition obtient force de loi le 10 juillet 1907. Aux termes de ce statut, sa fille aînée, la princesse Marie-Adélaïde, est déclarée héritière au trône. Le Grand-Duc Guillaume IV meurt le 25 février 1912.

La Grande-Duchesse Marie-Adélaïde est le premier souverain né sur le sol luxembourgeois depuis Jean l’Aveugle en 1296. Elle prête serment le 18 juin 1912. Deux années plus tard, le 2 août 1914, les troupes allemandes envahissent le Grand-Duché. Le gouvernement proteste contre la violation de la neutralité luxembourgeoise, mais renonce à s’opposer à la machine de guerre allemande, dans l’intérêt de la population. Jusqu’à la libération, le 11 novembre 1918, l’occupant allemand laisse intact l’ensemble des structures de l’État luxembourgeois. L’occupation allemande se limite au seul domaine militaire.

Lors de sa prestation de serment à la Chambre des députés, la Grande-Duchesse Marie-Adélaïde avait affirmé son intérêt pour les questions politiques et sociales. Très imprégnée de son éducation catholique et convaincue d’être souveraine par la grâce de Dieu, elle revendique le droit d’intervenir dans les affaires politiques. Même si elle n’a jamais outrepassé les limites fixées par la Constitution, elle s’est trop attirée l’hostilité de l’opposition d’alors qui, suite aux troubles révolutionnaires en janvier 1919, demande son abdication au Parlement.

Afin de sauver la dynastie, le ministre d’État Émile Reuter convainc la Grande-Duchesse Marie-Adélaïde d’abdiquer au bénéfice de sa soeur puînée Charlotte. Elle entre dans l’ordre des carmélites à Modène, en Italie, et meurt a château de famille de Hohenburg en 1924.

La Grande-Duchesse Charlotte accède au trône dans des conditions difficiles. Lors de sa prestation de serment devant une délégation de la Chambre des députés le 15 janvier 1919, elle affirme sa volonté de rester au-dessus des affaires politiques. Sa position est renforcée par le résultat du référendum politique du 28 septembre 1919 par lequel 77,8 % des Luxembourgeois votent pour le maintien de la dynastie sous la Grande-Duchesse Charlotte.

untitledSon mariage avec le prince Félix de Bourbon de Parme le 6 novembre 1919 a lieu à Luxembourg et contribue à ancrer un peu plus la maison grand-ducale dans le coeur des Luxembourgeois. Six enfants naissent de ce mariage : Jean (1921), Élisabeth (1922), Marie-Adélaïde (1924), Marie-Gabrielle (1925), Charles (1927) et Alix (1929).

En 1919, la révision de la Constitution redéfinit les prérogatives de la couronne. Elle déclare la nation souveraine et limite les pouvoirs du souverain.

Les années de l’entre-deux-guerres sont marquées notamment par l’entrée du Luxembourg dans la Société des Nations, le 16 décembre 1920, et par la création de l’Union économique belgo-luxembourgeoise (UEBL) en 1921. Le Luxembourg parvient à faire face à la crise économique mondiale qui le frappe. Le gouvernement Bech entame une politique étrangère active qui permet au Luxembourg d’avoir une position mieux assurée sur le plan international. Mais la menace de guerre ressurgit dès le milieu des années 1930.

Le 10 mai 1940, les troupes allemandes envahissent le Luxembourg, violant ainsi sa neutralité. La Grande-Duchesse se rend en exil, accompagnée de sa famille et du gouvernement. De France, elle passe en Espagne pour rejoindre le Portugal; puis, elle gagne la Grande-Bretagne, les États-Unis et le Canada. C’est à Londres que la Grande-Duchesse se range du côté des Alliés et que le siège officiel du gouvernement luxembourgeois est établi. C’est depuis son exil, la capitale britannique, qu’elle encourage la résistance des Luxembourgeois. Par son attitude, elle renforce le sentiment d’unité du peuple. À son retour, le 14 avril 1945, elle est accueillie par une foule enthousiaste qui voit en elle le symbole de la résistance du pays.

Le 28 avril 1961, elle désigne son fils aîné Jean comme lieutenant-représentant et le 12 novembre 1964, elle abdique en sa faveur. Elle se retire au château de Fischbach. Elle y décède le 9 juillet 1985.

Le Grand-Duc Jean de Luxembourg, duc de Nassau, prince de Bourbon de Parme, est né au château de Berg, au Luxembourg, le 5 janvier 1921. La majeure partie de son enfance s’écoule au château de Berg. Il fait ses études primaires et secondaires à Luxembourg et les complète au collège d’Ampleforth (Yorkshire) en Grande-Bretagne.

Le 5 janvier 1939, le prince héritier atteint sa majorité et porte désormais le titre de Grand-Duc héritier de Luxembourg.

Lors de l’invasion des troupes allemandes le 10 mai 1940, le Grand-Duc héritier quitte le territoire luxembourgeois et s’exile avec sa famille et le gouvernement. Au Québec, il suit des cours de droit et de sciences politiques à l’université Laval. En novembre 1942, il entre comme volontaire dans l’armée britannique, au régiment des Irish Guards, dont il sera nommé lieutenant en 1943 et officier en 1944. Le 10 septembre 1944, il franchit la frontière luxembourgeoise avec les troupes américaines qui libèrent le Grand-Duché. Il arrive l’après-midi à Luxembourg-Ville où il est salué avec un immense enthousiasme. Puis il rejoint son unité, le 13 septembre, et continue la campagne avec les forces alliées en Allemagne, jusqu’à la fin des hostilités.

Le 14 avril 1945, le Grand-Duc héritier revient à Luxembourg pour assister au retour triomphal d’exil de la Grande-Duchesse Charlotte.

LL.AA.RR. le Grand-Duc Jean et la Grande-Duchesse Joséphine-CharlotteLe 9 avril 1953, le Grand-Duc héritier épouse la princesse Joséphine-Charlotte de Belgique. De cette union naissent cinq enfants: la princesse Marie-Astrid, née le 17 février 1954 ; le prince Henri, né le 16 avril 1955; le prince Jean et la princesse Margaretha, nés le 15 mai 1957 et le prince Guillaume, né le 1er mai 1963.

De 1951 à 1961, le Grand-Duc héritier est membre du Conseil d’État, ce qui lui permet de se familiariser avec les rouages de la vie législative et politique du pays.

Le 28 avril 1961, la Grande-Duchesse Charlotte le désigne comme son lieutenant-représentant et le 12 novembre 1964 a lieu à la Chambre des députés la cérémonie solennelle de la prestation de serment du Grand-Duc Jean.

Pendant les 36 années de son règne, le Grand-Duc Jean se trouve à la tête d’un pays marqué par de nombreux changements, notamment la lutte contre la crise sidérurgique dans les années 1970, la diversification industrielle, le développement de la place financière et l’installation des institutions européennes.

Le 7 octobre 2000, le Grand-Duc Jean abdique en faveur de son fils, le Grand-Duc héritier Henri.

La Grande-Duchesse Joséphine-Charlotte, princesse de Belgique, est née au palais de Bruxelles le 11 octobre 1927. Elle a pour marraine la Grande-Duchesse Charlotte de Luxembourg.

Son enfance se passe au Stuyvenberg, résidence de ses parents, LL.AA.RR. le prince Léopold de Belgique et la princesse Astrid de Suède. Le 23 février 1934, son père monte sur le trône et succède au roi Albert, décédé accidentellement à Marche-les-Dames (Belgique).

À l’âge de 7 ans, elle perd sa mère, la reine Astrid, suite à un tragique accident de voiture à Küsnacht, en Suisse. En 1940, elle entre au pensionnat, puis suit des cours particuliers à partir de 1942. Après la guerre, la famille royale s’établit à Prégny, près de Genève, où la princesse Joséphine-Charlotte poursuit ses études.

Le 9 avril 1953, elle épouse en la cathédrale de Luxembourg le Grand-Duc héritier Jean. À partir de cette date, elle assiste son époux dans l’exercice de ses fonctions. De plus, intéressée par les problématiques liées à l’enfance et à la santé, elle préside la Croix-Rouge luxembourgeoise à partir de 1964. Elle décède au château de Fischbach le 10 janvier 2005.



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