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Ministère de l'Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural

Vers le niveau supérieur

Le Gouvernement reconnaît l’importance économique, sociale et environnementale de l’agriculture et est pleinement conscient qu’elle est actuellement profondément inquiète de son avenir.

Gravement touchée dans un passé récent par les conséquences économiques désastreuses des crises de l’E.S.B. et de la peste porcine, voilà qu’elle est confrontée à une réforme en profondeur de la Politique Agricole Commune qui, par le découplage entre les aides à l’agriculture et la production, implique une inflexion sensible des aides publiques accordées à ce secteur.

Il importe dès lors au Gouvernement de veiller à mettre nos exploitations en situation d’aborder dans de bonnes conditions ce qui constituera prochainement le cadre qui s’imposera à tous.

Le Gouvernement est convaincu que l’agriculture sera d’autant mieux à même de relever les défis et partant d’être pérenne si elle concentre ses efforts sur le plein développement de ses fonctions essentielles : la production, l’emploi et l’entretien de l’espace naturel.

Cette multifonctionnalité dans laquelle la productivité, l’environnement, le bien-être des animaux, la qualité des produits, l’emploi et l’équilibre du territoire sont des complémentarités, permettra à l’agriculture de concilier la performance économique avec la performance environnementale et sociale qui sont des conditions indispensables à sa viabilité.

Le Gouvernement encouragera les agriculteurs à valoriser les terroirs sur lesquels sont réalisées les productions et à fournir des produits de qualité dont le prix est un gage de revenu adéquat.

A cet effet, une place importante sera réservée à une politique de qualité et d’identification des produits agricoles qui suppose l’implication de tous les acteurs et le plein exercice de sa responsabilité par chaque maillon de la filière respective.

Par suite des crises sanitaires qui ont déferlé sur l’agriculture, il est indéniable que les préoccupations des consommateurs ont glissé du domaine quantitatif au domaine qualitatif, basculement qui pèse à la fois sur les orientations et les méthodes de production, la concurrence entre les opérateurs économiques et le contenu de la politique.

Dans la conduite de la politique alimentaire, le Gouvernement entend promouvoir une politique qui concilie les exigences de sécurité, de qualité et de diversité et de protection de l’environnement. Outre une amélioration et une extension du système actuel de traçabilité et un maillage plus performant du dispositif de veille sanitaire, une restructuration des compétences du comité de coordination en matière de sécurité alimentaire permettront d’assurer une meilleure maîtrise globale des risques. La réalisation d’un laboratoire vétérinaire moderne et performant constituera un corollaire indispensable.

La gestion des risques phytosanitaires constitue également une nécessité évidente en matière de santé publique. Il importera de coordonner et d’amplifier les moyens d’orienter de façon cohérente et pérenne notre agriculture vers des pratiques à la fois respectueuses de l’environnement et économiquement performantes.

En matière de coexistence entre plantes génétiquement modifiées et cultures traditionnelles le Gouvernement se laissera guider par les principes de précaution, de préservation de la diversité biologique naturelle et de la responsabilité économique.

Afin que le consommateur dispose d’une information intelligible pour guider son choix, le Gouvernement veillera à assurer une meilleure cohérence entre les différents labels et signes d’identification des produits agricoles portant sur la qualité, l’origine et le mode de production, notamment par la fixation de critères de qualité et de production clairs et précis assurant la plus grande transparence.

La production de produits de qualité, obtenus dans le respect de l’environnement naturel et du bien-être des animaux et valorisant les terroirs est un atout et un facteur de compétitivité dans un marché élargi et exigeant. A cet égard la production biologique et les productions de diversification basées notamment sur un savoir-faire ancestral constitueront des démarches à encourager.

Une sensibilisation accrue des consommateurs aux produits spécifiques ou régionaux de qualité fera l’objet d’un soutien particulier et sera également étendue à la restauration collective.

Au niveau des structures agricoles, le Gouvernement maintiendra les régimes d’aides à l’investissement et les différents régimes d’aides ayant trait à la protection de l’environnement, au développement des zones rurales et à la promotion et à la commercialisation de produits de qualité. Ils constituent les moyens indispensables pour orienter de façon cohérente et pérenne notre agriculture vers des pratiques à la fois économiquement plus performantes et respectueuses de notre environnement.

Il importe de faire progresser l’agriculture également par la formation et la recherche.

La qualification professionnelle et le conseil agricole du chef d’exploitation constituent un facteur clé dans la détermination du revenu agricole. Les qualités de gestionnaire et le savoir-faire des exploitants sont essentiels pour faire face au défi des mutations permanentes et profondes auxquelles l’agriculture est confrontée.

Pour assurer une meilleure formation des agriculteurs et le renouvellement des compétences professionnelles, le Gouvernement envisage la création d’un centre de compétences. Ce centre pourrait se créer dans le cadre de l’indispensable modernisation des infrastructures du Lycée Technique Agricole et en étroite collaboration avec les organismes professionnels et services étatiques actuellement actifs dans ce domaine, dont notamment la Chambre d’Agriculture.

Dans le même ordre d’idées, le Gouvernement se propose d’engager les procédures afin d’organiser un brevet de maîtrise pour le secteur agricole et qui servira, notamment, à accompagner efficacement le renouvellement des générations.

La Chambre d’Agriculture est appelée à continuer à jouer un rôle déterminant dans les domaines de la coordination de la vulgarisation agricole, de la formation continue, de l’innovation et de la diversification des productions agricoles. Les programmes de vulgarisation et de conseil continueront de bénéficier d’un soutien financier adéquat.

Le Gouvernement établira un conseil de gestion agricole volontaire portant au minimum sur les exigences réglementaires en matière de gestion et sur les bonnes pratiques agricoles et environnementales afin d’aider les agriculteurs à se conformer aux normes d’une agriculture moderne et de qualité. Ce système de conseil agricole doit contribuer à sensibiliser davantage les agriculteurs aux rapports existant entre, d’une part, les flux de matières et les processus agricoles, et, d’autre part, les normes relatives à l’environnement, à la sécurité des aliments, à la santé et au bien-être des animaux.

Afin de développer la diversification des productions agricoles et les productions déficitaires, le Gouvernement encouragera particulièrement toute démarche à cet égard notamment dans le secteur porcin, dans le secteur des volailles et dans celui de l’horticulture, le développement de ce dernier étant plus particulièrement conditionné par la réalisation d’une ou de plusieurs zones horticoles qui assureront également un écoulement adéquat de la production.

La diversification de l’activité agricole dans le domaine des énergies renouvelables, telles les installations de biométhanisation, continuera à être soutenue.

Quant aux entreprises de la transformation et de la commercialisation de produits agricoles, qui relèvent tant du secteur collectif que du secteur privé, leur modernisation continuera à faire l’objet d’un soutien efficace axé sur la qualité des produits et la protection de l’environnement. Concernant plus particulièrement les entreprises du secteur coopératif, le Gouvernement prendra appui sur les valeurs de solidarité et le sens des responsabilités qui font les forces du monde paysan pour mener à bon port les indispensables efforts de coopération et de restructuration, ceci dans l’intérêt de l’agriculture luxembourgeoise dans son ensemble.

Le Gouvernement est pleinement conscient de la valeur économique, écologique, touristique et culturelle de la viticulture pour la région mosellane. A la fois producteur d’un produit à haute valeur ajoutée, pourvoyeur d’emploi et responsable de l’entretien du paysage, cette profession représente une activité vitale et irremplaçable pour le maintien et le développement de cette région.

Afin d’améliorer la performance économique le Gouvernement soutiendra les projets de remembrement sollicités par les vignerons et les fera réaliser dans l’intérêt d’une exploitation plus rationnelle des vignobles ainsi que dans le respect du milieu naturel.

Les efforts déployés pour améliorer la qualité des vins et pour diversifier les produits haut de gamme, de même que la réalisation de campagnes de promotion feront l’objet d’un encadrement financier adéquat.

L’offre d’un conseil performant en matière de plantation, de traitement phytosanitaire et de pratiques œnologiques allant de pair avec une modernisation du laboratoire d’analyse seront autant de garants pour améliorer la performance économique et écologique.

Le maintien et l’exploitation des vignobles en pente raide et en terrasses qui produisent des vins typiques d’une de qualité excellente et qui représentent l’image de marque du paysage mosellan continueront à bénéficier d’un traitement particulier dans le cadre des régimes d’aides existants.

Dans le but de parfaire l’image de marque de l’appellation contrôlée et d’améliorer sa perception par le consommateur, le Gouvernement envisage de compléter, en accord avec la profession, les critères d’attribution par une référence aux qualités intrinsèques des raisins, au rendement à l’hectare ou au terroir.

Afin de promouvoir la vitalité des zones rurales, le Gouvernement poursuivra une politique de développement rural intégrée multifonctionnelle. La mise en œuvre concrète des programmes et stratégies élaborés dans le cadre de l’initiative LEADER+ contribuera à créer une nouvelle dynamique en matière de valorisation de produits régionaux de qualité et de promotion des vins de qualité et, partant, à améliorer la perception économique et touristique des régions rurales.

Dans le secteur de la sylviculture le Gouvernement entamera la mise en œuvre des actions et des mesures du programme forestier national en définissant des axes d’interventions prioritaires. Un accent particulier sera mis sur la promotion et la valorisation de la ressource bois dont notamment la certification d’une gestion forestière durable et le développement de la filière bois-énergie. Le Gouvernement continuera à soutenir le secteur afin d’améliorer la rentabilité des propriétés forestières.

Connaissant la sensibilité accrue de la société civile au respect du bien-être des animaux, celui-ci constituera une condition inhérente à tout régime d’aide à finalité agricole. Bien plus, outre la finalisation du projet de loi concernant la tenue des chiens, les dispositions légales relatives à la protection des animaux feront l’objet d’une révision afin de les adapter aux conceptions actuelles et la protection des animaux fera l’objet d’une inscription dans la loi fondamentale.

Au niveau européen et international le Gouvernement continuera à œuvrer pour la consolidation et la défense du modèle européen d’agriculture défini en 1997 sous Présidence luxembourgeoise et basé sur une agriculture compétitive, durable, multifonctionnelle et répartie sur tout le territoire de l’Union Européenne, y inclus les régions défavorisées.

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