Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Informations et Actualités du Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg
x x Recherche
x xx Recherche avancée x x
  Home | Nouveautés | Newsletter | Liens | Vos réactions | Contact Aide | Index | A propos du site
      ImprimerEnvoyer à

> home > Le gouvernement > Programme gouvernemental > Programme gouvernemental 2004-2009 > Programme gouvernemental > Ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle

Ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle

Vers le niveau supérieur

Education nationale

L’école est un facteur essentiel dans la construction de notre projet de société.

L’intérêt national est de développer à la fois une économie compétitive et à promouvoir une société démocratique reposant sur les trois piliers de la cohésion sociale que sont la solidarité, l’équité et la participation.

Dans cette optique, la réussite à l’école doit être aussi large que possible. Chaque jeune exclu prématurément du système scolaire ne vit pas seulement un drame personnel, il constitue un échec pour nous tous et une perte pour la société.

D’un point de vue éducatif, la réalisation de ces objectifs tient beaucoup au dépassement de l’antagonisme apparent entre intérêt individuel et intérêt collectif. Non seulement ces deux notions ne s’excluent pas, mais elles sont indissociablement liées. Le succès de tous dépend de la réussite de chacun.

Pilotage du système

Le ministère se porte garant de la cohérence du système scolaire, relativement aux objectifs déclarés de compétitivité et de démocratie.

L’obligation scolaire équivaut désormais à l’obligation, pour le système éducatif, de doter chaque élève d’un socle de compétences ; ce socle de compétences sera défini après concertation avec les milieux concernés.

Quant aux modalités pratiques au sein des lycées, le ministère les délègue en partie aux différentes communautés scolaires. Celles-ci sont en effet appelées à définir et à mettre en œuvre des projets pédagogiques particuliers à chaque établissement. Le ministère entend ainsi créer les conditions d’une offre scolaire diversifiée, pouvant répondre aussi bien aux situations individuelles des familles qu’aux besoins spécifiques des enfants.

Dans l’enseignement secondaire et secondaire technique, il importe que les structures et organismes de direction soient renforcés et que leurs champs d’intervention soient définis et étendus, afin que les équipes de direction puissent mieux répondre au défi d’une gestion éducative et administrative rigoureuse et autonome. Les directeurs et les candidats à la direction bénéficieront d’une formation adéquate.

Autonomie des communautés scolaires

L’autonomie des communautés scolaires, visée par la loi du 25 juin 2004, sera à la fois pédagogique, financière et administrative. Elle permettra à chaque établissement d’organiser l’enseignement des différentes matières tout en garantissant le respect des objectifs fixés dans les curricula. Elle pourra concerner l’affectation des budgets tout comme le recrutement de personnels enseignants qui ne se fera plus uniquement selon des critères d'ancienneté.

Les communautés scolaires se doteront de structures participatives visant à impliquer tout un chacun dans la vie de la communauté scolaire. Elles contribueront activement à enraciner une culture de la responsabilité en s’astreignant à assurer le suivi de tous les élèves, y compris de ceux qui ont dû quitter l’établissement pour rejoindre un autre type d’enseignement.

La formation continue des enseignants et des équipes de direction fera partie intégrante des différents projets propres aux écoles et aux lycées.

Certains projets pédagogiques peuvent justifier le recours à du personnel éducatif non enseignant.

L’autonomie visée des écoles et la mise en œuvre d’une stratégie pédagogique et éducative plus décentralisée exigent une excellente coopération au sein des équipes de direction, et entre celles-ci et les acteurs du ministère.

Les missions et les champs d’intervention des différents collèges et conseils seront redéfinis.

Ressources humaines

L’amélioration du fonctionnement de l’école et l’épanouissement professionnel de l’enseignant requièrent une redéfinition essentiellement qualitative de la tâche de l’enseignant. Pour toute la durée de la scolarité obligatoire, l’action des enseignants ne se borne pas à la transmission de savoirs. La part éducative et socialisante de la tâche de l’enseignant sera institutionnalisée. Il s’agira de préciser, dans le cadre d’une approche qualitative, les missions et tâches des enseignants. Les activités d’enseignement, celles de prise en charge des élèves, de disponibilité pour les élèves et leurs parents, la formation continue obligatoire ainsi que la question du compte épargne temps sont autant d’éléments qui pourront être pris en compte.

Evaluation

Pour le Gouvernement le principe d’évaluation s’articule autour de trois éléments : l’évaluation des élèves/étudiants, l’évaluation des pratiques enseignantes et l’évaluation du système scolaire.

L’évaluation des élèves et étudiants continuera à avoir une composante dite « normative » (notation des épreuves). D’autres formes d’évaluation dites formatives, telles l’évaluation des compétences acquises par rapport aux objectifs de formation, la prise en considération de la progression de l’élève ou encore la notation de projets réalisés hors épreuves, devront être utilisées de façon complémentaire et permettront une plus grande individualisation du processus d’évaluation et de promotion. Les enseignants seront familiarisés avec ces nouvelles formes d’évaluation au cours des formations initiale et continue.

Par ailleurs, le maintien respectivement l’introduction d’épreuves standardisées à différentes étapes du cursus scolaire, tant dans l’enseignement secondaire que dans l’enseignement secondaire technique, permettra de garantir un même niveau d’enseignement dans tous les établissements scolaires. En plus les élèves et leurs parents pourront ainsi évaluer de façon précise et par rapport à une moyenne nationale le niveau de compétences individuel atteint.

La pratique du redoublement sera soumise à une analyse approfondie pour en évaluer l’efficacité.

L’évaluation des pratiques enseignantes se réfère à l’évaluation de l’ensemble des activités par lesquelles les enseignants guident et font travailler les élèves qui leur sont confiés pour leur faire acquérir les savoirs. Cette évaluation, qui doit se faire dans le cadre de l’autonomie scolaire, va de pair avec la formation continue et devrait permettre aux établissements scolaires de créer une dynamique favorisant la qualité de l’enseignement.

Les établissements participeront à des tests et enquêtes internationales, visant aussi bien les élèves que les enseignants et les équipes dirigeantes.

Le gouvernement entend par ailleurs évaluer la procédure d’orientation du passage de l’enseignement primaire à l’enseignement post-primaire introduite en 1996.

Les projets-pilote du cycle inférieur de l’enseignement secondaire technique qui ont débuté dans 4 lycées seront poursuivis et également soumis à évaluation.

Les deux évaluations en question pourront, le cas échéant, permettre de généraliser des modalités d’orientation scolaire n’utilisant l’évaluation normative que comme un critère d’orientation entre autres.

Les établissements autonomes feront évaluer la réalisation de leurs objectifs par des organismes indépendants. Une analyse de l’existant constituera le préalable aux évolutions ultérieures.

Ecole-pilote « Ganztagsschule »

Le Gouvernement réalisera, étape par étape, une école-pilote à journée continue au niveau de l’enseignement post-primaire. Afin de permettre à l’école-pilote de mettre en oeuvre un modèle de journée continue, elle doit avoir la possibilité d’innover en matière de la tâche de l’enseignant, de la tâche de l’élève, de l’interdisciplinarité, des structures de décision et de participation. L’école-pilote prônera tout spécialement la coopération entre enseignants et la coopération entre élèves.

Les cours et toutes les activités feront partie intégrante d’un même projet éducatif et impliqueront la communauté scolaire entière. L’école-pilote fera appel à du personnel éducatif non enseignant qui coopérera étroitement avec le personnel enseignant.  Les moyens à créer pour mener à bien ce projet incluront notamment des infrastructures adéquates et la constitution d’une communauté motivée et engagée.

Des expériences particulières menées au sein de l’école-pilote pourront servir de préparation à des réformes nationales. D’un autre côté, il n’est pas question de procéder à des généralisations globales. L’école-pilote s’inscrira dans la logique de l’autonomie des établissements et de la diversification de l’offre scolaire.

Elle sera dotée d’un accompagnement scientifique et fera l’objet d’une évaluation régulière de ses objectifs.

Dans le cadre de l’école pilote, une attention particulière sera accordée à un réaménagement de l’éducation aux valeurs. A cet effet, un groupe de travail à instituer sous l’autorité conjointe du Premier Ministre et du Ministre de l’Education nationale fera des propositions prenant en compte aussi bien la diversité croissante des cultures et des convictions religieuses et philosophiques que la nécessité de veiller à l’intégration de ces diversités dans un climat de respect et de tolérance réciproques. Tout en transmettant aux élèves une connaissance appropriée des grandes religions et familles de pensée au plan mondial, le projet de réaménagement tiendra spécialement compte des réalités de la société luxembourgeoise en réservant une place adéquate à la présentation authentique des divers courants de pensée religieuse et humaniste présents dans notre pays.

Programmes scolaires

Les programmes annuels seront définis aussi bien en termes de contenus que de compétences, de critères et d’indicateurs. L’objectif d’interdisciplinarité y sera clairement affirmé. Il sera veillé à un équilibre des matières enseignées, de façon que l’école puisse remplir ses missions de préparation à la vie professionnelle et à une participation à la vie culturelle et sociale du pays. Tous les programmes s’inspireront des valeurs fondées sur la Déclaration des Droits de l’Homme et veilleront à promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes. L'école s'ouvrira à l'information sur la vie politique et sociale du pays.

Afin de veiller à ce que la révision et l’élagage des programmes puissent s’effectuer rapidement et dans de bonnes conditions, le gouvernement entend procéder à une professionnalisation des méthodes d’élaboration des programmes d’études, en s’assurant la collaboration d’experts. Les commissions nationales des programmes accompagneront les travaux des experts et auront une mission d’avis et de conseil.

Une attention particulière sera attachée à adapter le contenu des programmes du postprimaire aux compétences des élèves issus du primaire.

Enseignement des langues

Devant une situation linguistique de plus en plus complexe et sensible, en raison notamment d’une immigration toujours plus variée, un réajustement de l’enseignement des langues se fait pressant.

Tout en réaffirmant le trilinguisme de notre système scolaire, le gouvernement entend limiter les échecs imputables à ce système et il se prononce en faveur d’un enseignement des langues différencié, où l’élève pourra choisir entre l’allemand et le français comme seconde langue, étant entendu que l’apprentissage de cette deuxième langue restera obligatoire.

Au niveau de l’enseignement primaire, l’alphabétisation continuera à se faire en allemand, l’enseignement du français, à partir de la troisième année d’études, différenciera davantage entre langue parlée et langue écrite, en privilégiant dans un premier temps l’oral.

Eu égard à l’importance de l’anglais, l’apprentissage plus précoce de cette langue sera envisagé.

Au niveau de l’enseignement postprimaire, l’extension de l’offre de cours de langue portugaise (4e langue) est envisagée.

Les méthodes d’apprentissage des langues seront confrontées aux nombreux résultats scientifiques corroborés par des expériences pédagogiques probantes menées à l’étranger.

Pour les cours de langue à tous les niveaux d’enseignement, le gouvernement n’exclut pas le recours à des intervenants dont la langue maternelle est la langue enseignée(native speakers).

Formation tout au long de la vie

L’éducation et la formation tout au long de la vie constituent un pilier essentiel de toute politique éducative. Leur mise en œuvre requiert une flexibilisation du système actuel en vue d’ouvrir un accès individuel plus large aux adultes qui le souhaitent. Pour donner un accès à des cursus de formation il est tenu compte des acquis pouvant donner lieu à une validation. C'est l’ensemble des compétences issues d’une activité salariale ou bénévole pendant une certaine durée et qui sont appréciées par une commission.

Le gouvernement élargira l’offre nationale en formation tout au long de la vie et veillera à ce que l’horaire des formations offertes soit compatible avec la vie professionnelle.

Une seconde chance sera offerte aux jeunes ayant quitté le système prématurément pour une raison ou une autre : les établissements secondaires seront sollicités en vue d’ouvrir des classes de jeunes adultes, ouvertes à tous avec une admission sur dossier,  en tenant compte de leurs acquis scolaires et professionnels antérieurs.

Infrastructures

Le Gouvernement établira une programmation pluriannuelle des constructions scolaires. Cette programmation tiendra évidemment compte du nombre d’unités nécessaires mais au-delà aussi de l’agencement des bâtiments en fonction des projets pédagogiques et des contenus éducatifs. Dans un souci pédagogique évident, le Gouvernement attachera une importance particulière à une taille raisonnable des nouveaux bâtiments. 

En vue  d’assurer le principe de décentralisation cette programmation devra s’aligner sur les décisions prises en matière d’aménagement du territoire (IVL). Dans ce contexte, une analyse des possibilités de réduction des frais de construction sera faite.

En ce qui concerne plus particulièrement le niveau secondaire, le Gouvernement préparera en premier lieu les projets relatifs aux  établissements prévus au plan directeur sectoriel « lycées » actuel. Dans ce contexte est confirmé le principe des pôles d’enseignement - le découpage de l’espace national en unités fonctionnelles, offrant l’éventail complet des enseignements, à l’exception des enseignements qui sont uniques dans le pays.

Le gouvernement garantit une inscription prioritaire dans un lycée de proximité, couplée à la garantie d’une offre adéquate de transport. Les élèves et leurs parents gardent le droit d’inscription dans un autre lycée, sans pour autant pouvoir prétendre à une garantie d’inscription et de transport.

Les nouveaux bâtiments scolaires seront conçus de façon à pouvoir offrir, du moins pour le cycle inférieur, tous les ordres d’enseignement. 

Une autre priorité du gouvernement est la mise à disposition d’infrastructures appropriées pour le régime préparatoire.

Enfin, compte tenu des besoins existants en matière de places d’internat, aussi bien au niveau du primaire qu’à celui du secondaire, la création d’internats scolaires publics sera promue.

Partenaires scolaires

Lors des différentes réformes qui seront mises en œuvre au cours de la présente législature, il sera veillé à ce que le partenariat scolaire soit systématiquement institutionnalisé.

Il s’agit de permettre aux directions, enseignants, élèves, parents d’élèves de prendre en commun les décisions importantes et d’impliquer tous les partenaires dans les prises de décision, notamment dans le cadre de l’autonomie des établissements scolaires. Le cas échéant des représentants du monde professionnel pourront être associés.

Sans dénier aux élèves et aux parents d’élèves le droit de faire appel aux tribunaux, mais pour éviter ce recours extrême, des mécanismes internes à l’école, permettant des recours en cas de désaccord avec des décisions prises par l’école, seront mis en place. Ceci vaut tant pour des décisions administratives que pour des décisions concernant l’orientation, l’évaluation et la promotion.

Les textes relatifs à l’EDIFF et au SREA seront remaniés afin de les adapter à l’évolution des besoins en matière de scolarisation des enfants concernés. Il est retenu comme principe que les enfants à besoins spécifiques doivent être intégrés autant que possible dans le système scolaire régulier et que les parents sont des partenaires égaux dans le processus de décision. Dans les rares cas, où parents et spécialistes n’arrivent pas à une décision commune, le Gouvernement retient qu’il pourra être fait recours au Ministre de tutelle, qui décidera sur base d’un avis circonstancié d’un expert externe.

Lutte contre les inégalités

A côté de la famille, dont il importe de souligner le rôle important dans l’éducation des enfants, l’école est le lieu de socialisation par excellence. Pour lutter contre les inégalités socio-culturelles, il faut doter l’école des moyens d’intervenir tôt dans le développement et les apprentissages cognitifs et sociaux des enfants.

Voilà pourquoi l’enseignement précoce devra être généralisé dans tout le pays à partir de 2009, étant entendu que les communes auront l’obligation d’offrir cet enseignement et que les parents garderont l’option d’y scolariser leurs enfants ou non. La participation financière de l’Etat aux frais de construction d’infrastructures sera maintenue et connaîtra un taux dégressif à partir de 2007.

Les modalités d’organisation et d’encadrement ainsi que les critères de qualification et de recrutement du personnel (notamment du deuxième intervenant) afin d’assurer un service de qualité égale dans l’ensemble des communes seront précisés. Le Gouvernement fera une recommandation, élaborée en collaboration avec les responsables communaux.

Dans le même ordre d’idée, il faut assurer une meilleure prise en charge des enfants et permettre aux parents, qui le souhaitent ou qui y sont obligés, de concilier vie familiale et vie professionnelle. Le gouvernement incitera donc les communes à généraliser dans l’ensemble du pays les structures d’accueil et d’encadrement au niveau du préscolaire et du primaire qui travailleront en étroite collaboration avec les enseignants. Y seront assurés, outre la surveillance des enfants, des activités de loisir, une aide aux devoirs et le cas échéant des cours d’appui pour des enfants qui risquent de décrocher. La fréquentation de ces structures reste facultative.

Un groupe de réflexion se penchera en commun avec le syndicat des villes et communes luxembourgeoises sur la problématique de la scolarisation à l'enseignement préscolaire et primaire dans une commune autre que celle de résidence.

Enfants issus de l’immigration

La mobilisation de la communauté scolaire pour permettre à chaque enfant d’atteindre un socle de compétences aussi élevé que possible, ainsi que la différenciation de l’enseignement des langues profiteront à tous les enfants, y compris aux enfants issus de l’immigration.

Néanmoins des mesures, notamment celles préconisées par la Chambre des Députés à l'issue du débat sur l'école et l'intégration, devront continuer à être prises pour améliorer l’intégration des enfants qui n’ont pas le luxembourgeois comme langue maternelle dans l’école luxembourgeoise. Certains groupes doivent être suivis avec une attention particulière afin d’éviter que les échecs scolaires ne s’y accumulent.

Il sera procédé à une évaluation de l’apport des cours intégrés en langue maternelle en termes de scolarisation des enfants non-luxembourgeois.

Divers

Le texte du projet de loi portant réforme de la loi de 1912 concernant l’organisation de l’enseignement primaire sera revu et adapté, conformément aux principes retenus par le gouvernement.

Au niveau du régime préparatoire une réflexion sera menée en vue de définir un socle minimum de savoirs et de savoir-faire. Dans ce contexte la discussion s’étendra également aux méthodes pédagogiques à privilégier.

Le gouvernement réformera la formation professionnelle actuellement régie par l’arrêté grand-ducal du 8 octobre 1945. Pour ce faire il se fondera sur l’avant projet de loi de réforme élaboré par le précédent gouvernement et se concertera rapidement avec les partenaires sociaux.

Le Gouvernement entamera une réforme du Centre de Psychologie et d’Orientation Scolaires. Cette réforme se fera en étroite collaboration avec le Ministère du Travail en vue d’une plus grande synergie entre orientation scolaire et orientation professionnelle, en y incluant une orientation en matière de formation tout au long de la vie.

Le Gouvernement veillera à recruter un nombre suffisant d’enseignants brevetés par niveau d’enseignement et par matière. En ce qui concerne le statut des contractuels au niveau de l’enseignement secondaire et les employés engagés à durée déterminée du Service ré-éducatif ambulatoire, il sera nécessaire d’examiner les conditions d’une régularisation des personnels actuellement concernés, tout en limitant le recours aux nouveaux contrats temporaires au minimum le plus strict. Cette consigne sera répercutée clairement auprès des directions de tous les établissements.

Sport

L’action du Gouvernement dans le domaine du sport sera conçue à différents niveaux, dépendant les uns des autres : sport de haut niveau, sport de compétition, sport loisir, sport et santé, éducation physique à l’école, sport pour personnes âgées…

Le développement physique des enfants et des jeunes sera une préoccupation constante du Gouvernement.

Dans ce contexte et afin de souligner l’importance des activités physiques et sportives dans le processus éducatif des jeunes, le Gouvernement s’orientera sur les voies de réflexion et d’action suivantes:

- assurer des conditions adéquates pour l’apprentissage et la pratique du sport, notamment du point de vue des programmes scolaires, des infrastructures et d’une organisation scolaire adaptée aux besoins spécifiques de l’éducation physique et sportive ;

- insister sur la nécessité d’un encadrement pédagogique de haute qualité ;

- valoriser davantage l’éducation sportive dans le cadre du lycée en évaluant le projet des classes sportives sur le plan pédagogique et sportif afin, le cas échéant, d’améliorer et de développer le projet, ou encore en envisageant un projet pilote relatif à la mise en place d’un internat sportif qui pourrait s’appuyer sur les structures existantes de l’INS.

Le sport d’élite joue un rôle moteur dans la politique sportive du fait qu’il incite les jeunes à la pratique sportive.

Dans ce contexte, le Gouvernement améliorera les conditions des jeunes talents sportifs et mettra en place les structures nécessaires afin de leur permettre d’harmoniser au mieux sport et études. A part les classes sportives, il s’agira de donner aux fédérations sportives les moyens afin de s’occuper en collaboration avec L’ENEPS et le COSL spécifiquement et individuellement des jeunes talents. Etant donné que le sport d’élite exige des compétitions régulières à très haut niveau, le Gouvernement soutiendra les organismes compétents afin que les jeunes sportifs de haut niveau aient la possibilité de se mesurer à leurs concurrents sur le plan international, ou puissent être formés et s’entraîner à l’étranger. Par ailleurs, il sera veillé à ce que les sportifs d’élite qui ont temporairement abandonné leur carrière professionnelle pour se consacrer au sport puissent réintégrer leur vie professionnelle de la meilleure façon possible.

Les clubs sportifs, les fédérations ainsi que le COSL formeront, comme par le passé, l’ossature du sport au Luxembourg. Comme, d’un côté, cette organisation repose aujourd’hui en grande partie sur le bénévolat et que, de l’autre côté, tant le travail que les responsabilités incombant aux bénévoles deviennent de plus en plus pesantes, le soutien public devra tenir compte de cette situation et être adapté en conséquence. Le COSL et les fédérations sportives devront disposer de moyens adéquats afin de venir à bout de leurs missions.

Le 8e programme quinquennal concernant les infrastructures sportives continuera à servir de base pour le développement des infrastructures sportives. Dans le contexte de l’élaboration du 9e programme quinquennal, le Gouvernement tiendra, comme par le passé, compte des principes retenus en matière d’aménagement du territoire et soutiendra les travaux de rénovation et de modernisation des infrastructures existantes.

Ces infrastructures doivent être conçues de façon à pouvoir être utilisées tant pour le sport de compétition que pour le sport loisir dont le développement sera soutenu par le Gouvernement. Les infrastructures actuellement existantes et notamment les infrastructures sportives scolaires doivent être utilisées de façon optimale également en dehors des horaires de classe.

Le Gouvernement suivra de près les activités de l’Agence luxembourgeoise antidopage dont les travaux sont d’une grande importance pour ce qui est de la crédibilité du sport.

Enfin, le projet de loi sur le sport, qui se trouve dans une phase avancée du processus législatif, sera analysé à la vue des principes ci-dessus énoncés pour être finalisé et voté dans les meilleurs délais.



Haut de page

Copyright © Service Information et Presse   Aspects légaux | Contact