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Ministère de la Santé

Vers le niveau supérieur

Afin de garantir à la population un système de santé de qualité, le Gouvernement s’attachera à répondre aux besoins constatés dans le cadre d’une stratégie intégrant les différents prestataires de soins de santé, les aspects de la médecine curative et de la médecine préventive, les soins ambulatoires et les structures hospitalières. L’exploitation et l’analyse des données statistiques de la santé permettra de développer un programme national de recherche et d’action afin d’optimiser les investissements, de mettre en place des filières de soins de santé et d’évaluer systématiquement les services de santé. L’organisation et les structures de la Direction de la Santé seront revues dans cette optique.

Médecine préventive

Le Gouvernement s’emploiera à développer, par le biais d’une loi cadre, les programmes de médecine préventive dans une approche multidisciplinaire, englobant les aspects de santé physique, psychique et sociale. 

L’analyse des principales causes de morbidité et de mortalité comportera le développement, en dehors des programmes de médecine préventive existants, de nouveaux programmes visant :

- la détection précoce de maladie, telle la détection précoce du cancer colo-rectal ou du cancer de la prostate pour les hommes âgés de plus de cinquante ans ;

- l’organisation de campagnes de vaccination ;

- la formation continue des professionnels de la santé ;

- la sensibilisation du grand public sur une nutrition appropriée, l’effort physique, la prévention des accidents, les contrôles médicaux réguliers.

Les programmes seront axés suivant les besoins des différentes catégories d’âge :

- La nécessité d’un centre de diagnostic spécialisé dans la détection précoce pour les bébés et la petite enfance, auquel les parents pourront s’adresser, sera examinée.

- Les activités du service de médecine scolaire en vue d’aboutir à un suivi médical de la population scolaire et d’assurer son éducation à la santé seront appuyées et harmonisées.

- Dans le monde du travail, les partenaires sociaux et les services de santé au travail doivent être associés dans des programmes visant à prévenir les accidents, le mobbing et le stress.

- Dans le cadre d’institutions destinées aux jeunes (lycées, maisons de jeunes), le Gouvernement garantira l’accès et la gratuité des contraceptifs aux adolescents.

Maladies de dépendance

Les efforts entamés en matière de prévention de drogues doivent être poursuivis par le biais de campagnes de sensibilisation, surtout à l’école. De telles campagnes seront également organisées pour les autres maladies de dépendance (alcool, médicaments, tabac).

Des structures d’accueil pour toxicomanes, ainsi que des structures post-thérapeutiques seront créées et le nombre de places de thérapie sera augmenté. Les différentes initiatives dans ce domaine seront soutenues.

Pour les personnes gravement dépendantes, il sera développé un projet de mise à disposition de drogues sous contrôle médical.

Le Gouvernement déposera un projet de loi visant à améliorer la protection des non fumeurs. Des consultations « anti-tabac » spécialisées seront offertes.

Afin de mieux répondre en particulier à la situation délicate engendrée par les alcopops, il est envisagé de légiférer en la matière et de prévoir notamment les mesures suivantes:

- veiller à la fixation de la limite d'âge à 16/18 ans minimum pour le débit et la vente d'alcools et d'alcopops ;

- introduire une taxe spéciale sur les alcopops afin de faire diminuer la vente auprès de la clientèle très jeune ;

- en matière de sécurité routière, abaisser le taux d'alcoolémie à 0,0/00 pour les jeunes conducteurs en période de stage.

Professions de santé

La formation des infirmiers sera revue, afin de réaliser une meilleure cohérence entre les attributions de la profession et les contenus des programmes de formation. Le cas échéant, la durée de formation sera prolongée.

L’accès à un médecin généraliste à proximité du lieu de résidence devra être assuré ; le cas échéant, le Gouvernement favorisera l’implantation de médecins généralistes dans les régions qui en sont dépourvues. Le projet pilote pour le service d’urgence des médecins généralistes sera étendu, afin de couvrir les dimanches et jours fériés.

De même le Gouvernement poursuivra l’extension du réseau de pharmacies en vue d’assurer une présence régionale et décentralisée.

Une formation postuniversitaire des médecins généralistes sera introduite dans le cadre de l’Université du Luxembourg.

Une formation professionnelle continue sera exigée des professionnels de santé en général et des médecins en particulier.

Médecines non conventionnelles

A côté de la réintroduction du remboursement des médicaments homéopathiques (projet de loi 5260 et proposition de loi 5173), le Gouvernement déposera un projet de loi portant reconnaissance et réglementation de différentes formes de médecine complémentaire (homéopathie, chiropraxie, ostéopathie, acupuncture etc.), tout en maintenant un lien et une collaboration étroite entre ces nouvelles formes de médecines et les médecines traditionnelles.

Par ailleurs, le Gouvernement entend introduire le remboursement pour certains actes effectués par les professionnels exerçant des médecines complémentaires, parallèlement à celui qui existe pour les kinésithérapeutes.

Les établissements hospitaliers

Sur base du plan hospitalier et de la carte sanitaire, le programme de modernisation des infrastructures hospitalières sera poursuivi dans un esprit de complémentarité et en évitant des situations de double emploi.

Le cadre des investissements et développements hospitaliers sera tracé par les principes suivants :

- les synergies et leur développement,

- une planification pluriannuelle à mettre en place en tenant compte notamment des besoins de la population et des lois de financement déjà votées,

- la nécessité d’une décision gouvernementale pour tout nouveau projet.

Le dispositif réglementaire définissant des normes (ressources humaines, équipements, procédures) pour les différents services hospitaliers sera adapté. Ces normes devront faire l’objet d’un contrôle de qualité suivi.

L’Etat tâchera d’encourager, aussi d’un point de vue financier, les synergies, reconversions et fusions.

La collaboration hospitalière dans la Grande Région sera encouragée.

La psychiatrie

Le rapport « Häfner » sera actualisé. La décentralisation de la psychiatrie sera poursuivie. Les initiatives de décentralisation devront permettre la création d’unités de thérapie ambulante et stationnaire sur tout le territoire. Des structures d’accueil fermées et ouvertes pour les malades psychiques seront mises en place dans les différents hôpitaux généraux conformément au plan hospitalier. Les structures et services extrahospitaliers de santé mentale seront renforcés.

Le projet de modernisation du CHNP sera finalisé incessamment. Le service handicap mental du CHNP sera repris par le Ministère de la Famille. Des structures spécialisées pour enfants seront créées.

Soins palliatifs

Le projet de loi 5303 relatif aux soins palliatifs et à l'accompagnement en fin de vie, fera l’objet d’un réexamen à la lumière des avis du Conseil d’Etat et des autres organismes consultés ainsi que de l’évolution du dossier sur le plan international et notamment en France.

Sécurité alimentaire

Les partenaires de coalition se mettent d’accord pour étudier la création d’une « Agence luxembourgeoise de sécurité alimentaire », sous forme d’un établissement public placé sous la tutelle du Ministère de la Santé, chargée d’évaluer de façon indépendante les risques de l’ensemble de la chaîne de l’alimentation depuis la production des matières premières jusqu’à la distribution au consommateur final.

Laboratoire National de Santé

Les réformes entamées dans le cadre du Laboratoire national de santé seront finalisées. Les missions du LNS seront revues en veillant à lui assurer entre autre le statut d’un établissement de référence et de contrôle.

Dans ce cadre, le Gouvernement examinera l’opportunité de créer une Agence du médicament et des drogues (AMD) dont les objectifs seront, entre autres, de procéder à l’évaluation scientifique des dossiers de demande d’autorisation de mise sur le marché luxembourgeois et européen de produits pharmaceutiques; d’effectuer des analyses chimiques et physicochimiques en vue de contrôler notamment la qualité des médicaments et des cosmétiques sur le marché luxembourgeois etc.

Les taxes dues pour l’examen des dossiers de mise sur le marché seront ajustées au coût des opérations de contrôle.

Médecine de l’environnement

Le Gouvernement confirme son intention de créer un service national de médecine de l’environnement.



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