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Jeudi 21 décembre 2000, une conférence de presse a eu lieu au sujet des mesures nationales prises dans le cadre de la sécurité alimentaire suite aux récents événements relatifs à l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).

La conférence s'est déroulée à 10 heures trente au ministère de l'Agriculture en présence de Fernand Boden, ministre de l'Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, et de représentants du secteur professionnel concerné.
Avant de détailler les initiatives retenues par le gouvernement afin de lutter contre l'ESB, Fernand Boden a rappelé toutes les mesures de sécurité alimentaire déjà en cours.
Ainsi depuis mars 1988, les abattoirs luxembourgeois répondent à la recommandation du ministère de l'Agriculture de retirer lors de l'abattage les morceaux de carcasse présentant des risques.
Par ailleurs, depuis mai 1998, le Luxembourg dispose d'un label qualité qui garantit la traçabilité de la viande. Ainsi la mention "origine: Luxembourg" garantit au consommateur que la viande qu'il achète provient d'un animal qui est né, a été élevé et abattu au Grand-Duché. Suivant une décision communautaire, les éleveurs de bovins luxembourgeois n'ont plus utilisé des farines animales depuis 1997.
Regrettant qu'au niveau communautaire l'utilisation des protéines animales n'ait été interdite que pour une période de six mois, le gouvernement luxembourgeois a décidé d'interdire à partir du 1er janvier 2001 l'utilisation, la mise sur le marché, le commerce, l'importation et l'exportation de ces protéines pour chaque espèce animale de la ferme.
A partir de la même date entreront en vigueur au Luxembourg les autres mesures décidées par le Conseil européen d'agriculture: des tests de dépistage effectués sur tous les bovins âgés de plus de 30 mois ainsi que l'élimination de parties supplémentaires à risque lors de l'abattage.
Pour conclure, Fernand Boden a précisé que des moyens humains et techniques supplémentaires seront mis à la disposition de l'Inspection sanitaire (direction de la Santé).
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