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Article d'actualité
Mme Hennicot-Schoepges présente les résultats d'une étude sur les demandes en qualification du secteur socio-éducatif
09-01-2002

Vers le niveau supérieur

Le mercredi 16 janvier 2002, Mme Erna Hennicot-Schoepges, ministre de la Culture, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a présenté devant la presse les résultats d'une étude sur les demandes en qualification du secteur socio-éducatif.

Mme Hennicot-Schoepges lors de la conférence...
Mme Hennicot-Schoepges lors de la conférence de presse, (à dr.) M. Marc Ant

Les principaux objectifs de l'étude ont été la mise en évidence des besoins en qualification et de compétence ainsi que des attentes des acteurs du secteur socio-éducatif et l'analyse des formations d'éducateur(trice) et d'éducateur(trice) gradué(e), notamment en vue de leur intégration à la Faculté des Sciences de l'Education de la future Université de Luxembourg.

"La formation doit s'adapter aux profils professionnels recherchés", a noté la ministre, "d'où l'intérêt de saisir les besoins de ce secteur, secteur qui est très vaste et en expansion constante."

L'étude comportait quatre volets principaux:

  • Enquête par questionnaire auprès des dirigeants du secteur socio-éducatif

Il s'agissait de recueillir des données relatives aux institutions et aux acteurs du secteur en termes d'emploi, d'activités, de statuts, de fonctions et de tâches.

Sur les 315 institutions qui ont répondu aux questionnaires (sur 1327 répertoriées), près de 47% dépendent d'une institution mère (9%) et 44,3% des établissements sont autonomes.

La gamme des services offerts est extrêmement large, elle comprend notamment les services d'accueil, d'information et de conseil divers.

En règle générale, l'étude a révélé des écarts peu significatifs entre les trois profils du secteur socio-éducatifs, à savoir éducateurs(trices), éducateurs(trices) gradué(e)s et autres professions socio-éducatives.

  • Enquête par questionnaire auprès des éducateurs(trices) et éducateurs(trices) gradué(e)s

L'objectif était de caractériser les acteurs quant à leur formation, leurs compétences, leurs activités ou encore leurs responsabilités.

Les personnes actives au sein du secteur socio-éducatif sont surtout des femmes (85%), de nationalité luxembourgeoise et âgées de 21 à 40 ans.

Plus une activité est spécifique, moins elle est fréquente. Par ailleurs, les éducateurs(trices) et éducateurs(trices) gradué(e)s exercent des activités assez similaires, généralement non-spécifiques et non-généralisées.

Concernant l'adéquation entre les compétences acquises et requises, les éducateurs(trices) et éducateurs(trices) gradué(e)s affirment que leur formation initiale est suffisante pour les secteurs classiques (p.ex. les crèches), mais insuffisante pour les secteurs plus spécifiques (p.ex. les foyers pour femmes). D'ailleurs, la majorité de personnes qui ont répondu aux questionnaires salue l'adaptation permanente des compétences acquises aux situations de travail.

La perception du statut de la profession serait ressentie comme totalement insuffisante au niveau de la société luxembourgeoise.

  • Enquête qualitative auprès des acteurs

La grande différence entre éducateurs(trices) et éducateurs(trices) gradué(e)s résiderait au niveau des capacités rédactionnelles et de la culture générale, a précisé M. Marc Ant, directeur de l'entreprise "Etudes et Formation" qui a réalisée l'étude. Cette différence s'expliquerait par la détention du diplôme de fin d'études secondaires par les éducateurs(trices) gradué(e)s.

La conceptualisation, l'analyse, la réflexion et la gestion sont les compétences exigées pour les éducateurs(trices) gradué(e)s. Ces compétences ne correspondraient néanmoins pas aux compétences acquises lors de la formation.

  • Analyse de l'évolution récente de l'emploi au sein du secteur socio-éducatif

L'étude des annonces d'offres d'emploi émanant des institutions de ce secteur a permis de retracer l'évolution de l'emploi dans le secteur en question. Ainsi, plus de 800 annonces auraient été publiées en un an dans les seules pages du Luxemburger Wort. Le profil le plus recherché serait celui de l'éducateur diplômé, appellation qui officiellement n'existe plus depuis 1990.

En guise de conclusion, M. Ant a indiqué les tendances actuelles du secteur. Ainsi, on passerait d'une logique des qualifications à une logique des compétences, d'une logique des procédures à une logique des services et d'une logique de généralisation à une logique de spécialisation.

La ministre Hennicot-Schoepges a accordé une importance considérable à cette étude. Un groupe pilote, composé de membres des ministères de la Famille et de la Culture, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, de syndicats et d'enseignants, aurait accompagné le déroulement de l'étude. Celle-ci n'aurait donc pas été imposée de la part du ministère, mais menée main dans la main avec les acteurs. D'où la "fiabilité de l'étude", a estimé la ministre.

Cette étude devrait donc permettre d'intégrer la formation de l'éducateur gradué, dispensée par l'Institut d'Etudes éducatives et sociales (IEES), dans la Faculté des Sciences de l'Education de la future Université de Luxembourg.

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  • Veuillez consulter l'étude complète sur les demandes en qualification du secteur socio-éducatif,
  • un résumé de l'étude élaboré par le ministère de la Culture, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.




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