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Article d'actualité
MM. Biltgen et Schaack présentent des statistiques eLetzebuerg
19-02-2002

Vers le niveau supérieur

Le mardi 19 février 2002, le ministre délégué aux Communications et président de la Commission nationale de la Société de l'Information (CNSI) François Biltgen et le secrétaire d'Etat à la Fonction publique et à la Réforme administrative Joseph Schaack ont présenté à la presse les résultats d'une enquête menée en 2001 sur l'acceptation et la pénétration de l'internet au Luxembourg. Réalisée par ILReS Market Research, l'enquête s'est inscrite dans le cadre du projet eLetzebuerg.

Résultats: 45% des Luxembourgeois ne connaissent pas l'internet. Pour les internautes réguliers, la recherche d'informations et la messagerie électronique sont les principales raisons de connexion au net et 46% des foyers luxembourgeois sont connectés. Enfin, le site du gouvernement luxembourgeois est le site public le plus connu: près de 20% des internautes le connaissent.

Premier constat: 33% des Luxembourgeois ne savent pas se servir d'un ordinateur et 45% ne connaissent pas l'internet. Plus les revenus et le niveau d'instruction sont élevés, plus la pénétration de l'internet l'est aussi. Par contre, l'utilisation de l'internet est inversément proportionnelle à l'âge et elle est moins répandue chez les femmes.

Selon Charles Margue, directeur de l'étude chez ILReS, 43% se considèrent comme des internautes réguliers, c'est-à-dire qu'ils surfent au moins deux fois par mois. La durée des connexions semble courte mais ciblée. Un tiers des internautes passe entre une et deux heures par semaine sur le net.

50% affirment n'avoir jamais surfé sur internet et curieusement, un quart de la population des 16-18 ans ne se sert jamais de l'internet.

La principale raison en est le manque d'intérêt. Les coûts de l'internet constituent un frein pour 13% des gens. 8% se contentent de surfer sur leur lieu de travail ou à l'école.

Toutes ces raisons ont fait dire au ministre Biltgen que les gens s'attendaient à des contenus intéressants, d'où les projets eEurope et eLetzebuerg.

Le ministre Biltgen veut aussi développer les lieux publics de connexion à l'internet, notamment dans les communes, pour éviter de creuser l'écart relatif à l'utilisation de l'internet selon la classe sociale. Toutefois, jusqu'à présent, 83% de la population ne s'en sont jamais servis.

Le domicile reste le lieu de connexion préféré. 46% des foyers luxembourgeois sont connectés à l'internet. Ainsi, le Grand-Duché fait légèrement mieux que la moyenne dans les pays de l'Union européenne. 37% se servent de l'internet sur leur lieu de travail.

Les services en ligne préférés sont surtout la recherche d'informations et la messagerie électronique. D'autres raisons de connexion sont le commerce électronique et les conversations en direct (chat).

Les sites publics les plus connus sont www.gouvernement.lu et www.etat.lu - un internaute sur cinq connait ces sites - de même que le site du ministère de l'Economie.

Les principales raisons d'entrer en contact avec le gouvernement via internet sont:

  • l'annuaire téléphonique,
  • des recherches sur la législation et les réglementations,
  • la demande de formulaires.

Bref, les gens ont envie de se faciliter les démarches avec les administrations.

Le secrétaire d'Etat Joseph Schaack a encore rappelé que le projet egovernment a été présenté il y a à peine un an (le 14 février 2001). A l'époque, la présidence suédoise avait formulé une série de services publics de base accessibles via l'internet. Par la suite, le ministère de la Fonction publique en avait informé les différents ministères.

Le 19 décembre 2001, les premiers résultats de l'évaluation de ces services dans les différents Etats membres ont été présentés. Le Luxembourg enregistrait des résultats très médiocres.

Selon M. Schaack, il incomberait aux différents ministères de prendre l'initiative de créer des projets concrets.

Le secrétaire d'Etat a encore noté que cette étude faisait partie de l'évaluation des services en ligne de la part de l'Union européenne et que les résultats seront communiqués à la Commission afin d'établir des comparaisons avec les Etats membres.

En ce qui concerne eLetzebuerg, M. Schaack a ajouté que les premiers projets devraient être prêts fin 2002, début 2003; projets qui répondraient surtout aux intérêts des entreprises (p.ex. la déclaration de la TVA).

Le projet "Legilux" qui propose la législation luxembourgeoise en ligne, devrait être lancé fin mars 2002.

Le ministre Biltgen a encore noté que l'année 2001 avait été marquée par une stagnation au niveau des achats d'équipements informatiques des ménages et de l'utilisation de l'internet. Cette stagnation suit une période de croissance accélérée de trois ans dans ces domaines.

Les raisons de cette stagnation seraient d'abord la nécessité de disposer d'un PC, vu que téléphone portable et télévision ne permettaient pas encore l'accès à l'internet et le manque de connaissance des gens avec le matériel informatique.

La description du programme comprenant (rtf/Word ou...

 

L'étude complète est disponible sur le site de ILReS Market Research.

Veuillez également consulter le dossier "eEurope et le Plan d'action du gouvernement eLuxembourg"

 

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