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Le lundi 25 février 2002, le Premier ministre et ministre des Finances Jean-Claude Juncker a rencontré à Berlin le chancelier fédéral allemand Gerhard Schröder pour un entretien essentiellement consacré à l'Union européenne.
 L'avertissement précoce à l'Allemagne en raison de son déficit budgétaire a marqué l'entrevue entre MM. Juncker et Schröder
Dans une atmosphère très conviviale, M. Schröder, tout comme l'avait fait le ministre des Finances Hans Eichel lors d'une réunion plus tôt dans la journée, a remercié le Premier ministre luxembourgeois pour son soutien il y a deux semaines à l'occasion de l'avertissement précoce que la Commission européenne avait proposé d'adresser à l'Allemagne en raison de son important déficit budgétaire.
Le Premier ministre luxembourgeois avait, en effet, estimé que la procédure de l'avertissement précoce, telle que définie dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance, n'était obligatoire que si un État membre devait être amené à rectifier sa politique budgétaire afin de remplir les critères du pacte de stabilité et de croissance. Comme la Commission et les États membres avaient reconnu que la politique budgétaire allemande suffisait pleinement aux exigences du pacte de stabilité et de croissance et que le déficit budgétaire n'était que le résultat de la morosité conjoncturelle générale, M. Juncker avait plaidé pour une déclaration dans laquelle les ministres des Finances et de l'Économie demanderaient à l'Allemagne de tout faire afin d'assainir ses finances publiques d'ici 2004.
 M. Juncker a aussi rencontré Mme Angela Merkel de la CDU
La toute récente lettre commune du chancelier fédéral Gerhard Schröder et du Premier ministre du Royaume-Uni Tony Blair, concernant des réformes à apporter au fonctionnement du Conseil européen, a recueilli un avis positif de M. Juncker. Toutefois, selon M. Juncker, cette lettre contiendrait des idées déjà développées antérieurement, même si elle intervient au bon moment et doit dès lors être considérée comme une initiative en vue d'améliorer l'efficacité du travail des Conseils européens.
Jean-Claude Juncker et Gerhard Schröder ont également évoqué les travaux de la Convention sur l'avenir de l'Europe qui commenceront le jeudi 28 février 2002 et qui, jusqu'à la fin 2003, devraient donner lieu à des propositions concrètes concernant les objectifs politiques de l'Union européenne, le fonctionnement de ses institutions et la répartition des compétences entre l'Union européenne et les États membres. Les travaux de la Convention déboucheront sur une conférence intergouvernementale en 2004.
Les propositions de la Commission concernant le financement de l'élargissement de l'Union européenne furent un autre sujet de discussion entre les chefs des gouvernements allemand et luxembourgeois. M. Juncker a ainsi déclaré comprendre les difficultés allemandes en la matière notamment à cause de la contribution très importante du plus grand État membre au financement de l'Union européenne. M. Juncker s'est ainsi prononcé en faveur d'un financement différencié de l'élargissement, en particulier dans le domaine des aides agricoles dans le cadre de la politique agricole commune.
Selon M. Juncker, il s'agirait de ne pas ignorer que le financement de l'élargissement est une question de guerre et de paix. Le Premier ministre luxembourgeois a estimé, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision allemande ARD, que le non-élargissement reviendrait nettement plus cher: "Une heure de guerre est nettement plus chère que 50 ans de paix".
Les deux chefs de gouvernement ont également traité les multiples aspects de la politique d'immigration et de la politique sociale européenne. Domaines où il existe, selon M. Juncker "sans aucun doute des déficits".

L'entrevue avec le ministre fédéral des Finances Hans Eichel était principalement axée sur les questions de l'harmonisation de la fiscalité de l'épargne.
 Le Premier ministre lors de son entretien avec le ministre des Finances Hans Eichel
Comme les décisions prises lors du Conseil européen de Santa Maria da Feira en juin 2000 prévoient que le Conseil Écofin devrait pouvoir adopter la directive européenne afférente jusqu'à la fin 2002, le Premier ministre luxembourgeois a profité de cette rencontre pour exposer, une nouvelle fois, les doléances luxembourgeoises dans ce dossier. Celles-ci concernaient notamment les négociations que la Commission européenne vient d'entamer avec différents pays tiers comme la Suisse ou Liechtenstein concernant la mise en oeuvre de mesures équivalentes dans le domaine de la fiscalité de l'épargne dans ces pays, ainsi que la mise en oeuvre de mesures identiques dans les territoires associés ou dépendants de pays membres de l'Union européenne.
Le lundi soir, le Premier ministre Juncker a tenu un discours sur le thème "Nous avons besoin de plus d'Europe" devant les représentants de la Chambre de commerce et de l'industrie de Berlin et de l'Association des commerçants berlinois.

Le mardi 26 février 2002, M. Juncker a été reçu par le président de la République fédérale allemande, M. Johannes Rau, au Château de Bellevue.
 M. Juncker reçu par le président de la République fédérale allemande Johannes Rau au Château de Bellevue
Pour plus d'informations sur ce discours et aussi sur la deuxième journée de visite de M. Juncker à Berlin avec, entre autres, la rencontre avec le président de la République fédérale allemande Johannes Rau au Château de Bellevue et la participation du Premier ministre au forum de clôture de la conférence internationale "World Women Work", veuillez consulter l'information officielle (disponible en langue allemande) (format rtf ou pdf).
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