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Le mercredi 27 février 2002, le ministre du Travail et de l'Emploi François Biltgen, le ministre des Transports Henri Grethen et le ministre des Classes moyennes, du Tourisme et du Logement Fernand Boden ont tenu une conférence de presse sur les suites à réserver au dossier Kralowetz.

Les ministres Grethen, Boden et Biltgen lors de la conférence de presse
Les trois ministres ont fait le point des mesures prises jusqu'à présent et à prendre à l'avenir dans leurs domaines respectifs de responsabilités afin d'endiguer la partie virtuelle du secteur des transports opérant à partir du Luxembourg.
Soulignant les problèmes de contrôle de l'application de la législation sociale et du droit du travail en l'absence de l'obligation des chauffeurs d'avoir un permis de travail luxembourgeois, du moment qu'ils exercent leur activité professionnelle en-dehors des frontières du Grand-Duché, M. Grethen a rappelé certaines initiatives importantes prises à son instigation depuis son entrée en fonction.
M. Boden, de son côté, a abordé le sujet du droit d'établissement stable qui devra être redéfini de façon plus détaillée, afin d'éviter au Luxembourg l'établissement de soi-disantes entreprises "boite-aux-lettres" qui ne visent qu'à tirer profit des avantages offerts par le site du Luxembourg, sans cependant exercer une activité économique réelle sur le territoire. Des nouveautés en matière de droit d'établissement sont prévues notamment au niveau de la capacité financière requise (garantie bancaire) ainsi qu'au niveau de la capacité professionnelle et de l'honorabilité professionnelle.
M. Biltgen a tenu à rappeler les compétences réservées en la matière au ministère du Travail, qui sont celles de l'émission des permis de travail et du contrôle du droit du travail. Le ministère du Travail envisage, en effet, à court et à moyen terme, diverses réformes dans son domaine de compétence, plus spécifiquement au niveau du permis de travail ou « permis spécial » pour des chauffeurs venant de pays tiers, au niveau du contrôle du travail et au niveau des soi-disant "faux-indépendants".
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