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Le point focal luxembourgeois de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) vient de publier une étude portant sur l’estimation du coût économique direct de la politique et des interventions publiques en matière d’usage illicite de drogues au Grand-Duché de Luxembourg.
Il s’agit d’une estimation qui concerne exclusivement les dépenses publiques directes excluant dés lors le "coût des conséquences indirectes" et le "coût des conséquences intangibles" ainsi que les dépenses de consommation à porter par l’usager de drogues lui-même. L’année de référence retenue par les auteurs correspond à l’exercice budgétaire 1999.
Pour l’année 1999, le coût économique direct à supporter par la collectivité est estimé à 23,345 millions d’euros ce qui équivaut à 941,7 millions d’anciens francs luxembourgeois. On peut ainsi retenir une dépense annuelle par tête d’habitant de 54 euros. En référence aux estimations les plus récentes du nombre d’usagers problématiques de drogues illicites (UPD) au niveau national (Origer 2000), on retient un coût moyen annuel par UPD de 9.934 euros.
39% des dépenses estimées sont consacrées à des activités de réduction de l’offre contre 59% qui sont attribuées aux mesures de réduction de la demande et des risques associés à l’usage illicite de drogues. 1% des ressources sont consacrées respectivement aux activités de recherche et aux contributions internationales directes.
La dépense totale à supporter par la collectivité représente 0.013% du P.I.B. national et 0,05% du budget de l’Etat en 1999.
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