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Le 15 novembre 2002, la ministre de la Famille, de la Solidarité sociale et de la Jeunesse Marie-Josée Jacobs a assisté, en présence aussi de la bourgmestre de la ville de Hesperange ainsi que de représentants de la direction générale "Emploi et Affaires sociales" de la Commission européenne, à une réunion de travail du groupe de concertation portant sur le suivi accordé à la mise en oeuvre du plan d’action national pour l’inclusion sociale (2001-2003).
Le plan d’action national pour l’inclusion sociale (Pan-incl) est un instrument indispensable à la promotion de l’intégration sociale, qui constitue un axe essentiel de la stratégie globale européenne arrêtée pour la décennie à venir par le Conseil européen de Lisbonne en mars 2000. Le plan met en place un dispositif cohérent et intégré, constitué de mesures ayant pour objectif la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
Tant l’élaboration que la mise en œuvre du Pan-incl se font en concertation étroite avec les différents acteurs engagés sur le terrain de la lutte pour l’inclusion sociale tels les organisations non-gouvernementales, les communes, les offices sociaux, les syndicats, les chambres professionnelles et les ministères compétents; qui constituent le groupe de concertation qui se réunit plusieurs fois par an. Dans ce contexte il convient de souligner la bonne collaboration avec tous les partenaires et en particulier la collaboration avec tous les ministères concernés.
Au cours de son intervention, la ministre Marie-Josée Jacobs a souligné l’importance du Pan-incl qui a trouvé sa place à côté du Pan-emploi dans l’arsenal de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. A cette occasion Mme Jacobs a mis en exergue 5 préoccupations, à savoir:
La nécessité de mobiliser les différents acteurs engagés dans la lutte pour l’inclusion sociale.
L’établissement d’un bilan relatif aux mesures mises en oeuvre dans la lutte pour l’inclusion sociale et la nécessité d’étudier l’impact de ces mesures aux fins indiqués.
Le renforcement des mesures en faveur des personnes particulièrement vulnérables tels notamment les personnes âgées, les jeunes, les personnes handicapées etc….
La préservation des solidarités familiales sous toutes leurs formes.
L’intégration de la dimension de genre dans les différentes mesures du prochain Pan-incl (2003-2005).
Au cours des tours de tables ayant suivi l’intervention de la ministre, les acteurs de la lutte pour l’inclusion sociale ont pu développer l’état d’avancement des mesures dans la mise en oeuvre desquelles ils sont impliqués.
Ainsi plusieurs sujets ont pu être abordés tels la mise en oeuvre de l’accompagnement social et le problème du surendettement, le lancement du projet pilote "Samu social" dans la circonscription Sud du pays, des propositions concrètes visant à faciliter l’accès au logement des personnes à bas revenu, l’économie solidaire et la nécessité d’étendre et de coordonner les mesures du Pan-incl à l’échelle régionale et locale.
Pendant leur prise de position les membres de la direction générale "Emploi et Affaires sociales" de la Commission européenne se sont prononcés notamment sur les défis à relever par le prochain Pan-incl qui s’étendra des années 2003 à 2005, à savoir:
Le nouveau Pan-incl se fondera sur les progrès accomplis dans le cadre du premier Pan-incl (2001-2003) et tiendra compte des efforts restant à accomplir dans la lutte pour l’inclusion sociale.
Le processus "inclusion sociale" continue à jouer son rôle dans une économie de marché.
La méthode ouverte de coordination visant associer les différents acteurs tant dans l’élaboration que dans l’exécution du Pan-incl sera maintenue.
Le nouveau Pan-incl comprendra une approche intégrée avec des objectifs clairement définis de la lutte contre la pauvreté.
La mise en oeuvre du plan d’action national pour l’inclusion sociale a permis d’attirer l’attention des décideurs politiques sur le problème de la pauvreté, qui est un phénomène omniprésent dans l’Union européenne et existant au Grand-Duché de Luxembourg.
La réalisation des mesures déterminées dans le cadre dudit plan d’action auront certainement un effet bénéfique dans la lutte pour l’inclusion sociale, qui est un préalable nécessaire à la paix et à la cohésion sociale.
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