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Le 22 janvier 2002, le traité de l’Elysée fête ses 40 ans. Signé le 22 janvier 1963 entre la France et la République fédérale d’Allemagne par le général de Gaulle et le chancelier Adenauer, le traité a scellé la réconciliation et a posé les fondements d’une paix durable en Europe.
A cette occasion le gouvernement luxembourgeois a fait une déclaration dans laquelle il salue « la courageuse œuvre de paix et de dialogue accomplie par les deux pays voisins et amis que sont la France et l’Allemagne, ainsi que leur apport essentiel à l’émergence d’une Europe unie dont un renforcement de la coopération entre les deux pays constitue une étape indispensable.»
Dans ce contexte s’est déroulé, le 20 janvier, au château de Schengen - lieu symbolique situé à la croisée des frontières franco-allemandes avec le Luxembourg - une cérémonie pour célébrer ce quarantième anniversaire.
Le Luxembourg - "témoin, victime ou acteur" des rapports franco-allemands
et "moteur de leur réconciliation"
Représenté par Erna Hennicot-Schoegpes, ministre de la Culture, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, le Luxembourg était étroitement associé à cette manifestation, organisée conjointement par les ambassades de France et d'Allemagne au Luxembourg, et marquant le lancement du programme des festivités qui s'étendent du 20 au 23 janvier 2003.
"Quel pays, plus que le Luxembourg, meurtri par les derniers grands conflits mondiaux, (...) pourrait mieux mesurer le chemin parcouru et l'espoir qu'a créé cette vision généreuse et prospective de deux grands hommes d'Etat?", s'est demandé l'ambassadeur de France au Luxembourg. C'est donc "tout naturellement que la France et l'Allemagne ont tenu à associer le Luxembourg", a-t-il continué.
La ministre de la Culture a rappelé dans son discours que le Luxembourg en tant que "charnière naturelle entre ses deux grands voisins", s'est aussi toujours retrouvé "témoin, victime ou acteur de leurs rapports parfois conflictuels", mais également "moteur de leur réconciliation", "notamment en oeuvrant à l'édification d'une Europe unie." Elle a également rappelé dans ce contexte les grands accomplissement d'Emile Mayrisch qui avait souhaité dès 1926 développer la coopération franco-allemande dans le domaine des industries métallurgiques. De même "c'est sur les ruines encore fumantes d'une Europe déchirée par la plus sanglante de toutes les guerres que Robert Schuman, né à Luxembourg d'un père français et d'une mère luxembourgeoise, s'attacha à poser les premières pierres d'une nouvelle Europe, au sein de laquelle le couple franco-allemand devait jouer un rôle décisif."
Le moment était propice pour Erna Hennicot-Schoepges d'annoncer le projet d'un institut culturel tri-national - une initiative commune aux trois pays - qui sera localisé dans le centre de rencontres internationales de l'ancienne abbaye de Neumünster. La ministre de la Culture s'est félicitée que le futur institut culturel, qui verra le jour en octobre 2003, portera le nom du ministre d'Etat honoraire Pierre Werner "qui en tant que représentant d'un petit pays a joué un rôle exemplaire au niveau de la construction européenne.".
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