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Le 11 juillet 2003, la ministre des Travaux publics Erna Hennicot-Schoepges a signé les arrêtés d’adjudication ayant trait aux deux soumissions publiques en rapport avec le parement en pierres naturelles du Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean à Luxembourg-Kirchberg.
Le premier de ces marchés a trait à la pose des parements en pierre; il a été adjugé au soumissionnaire ayant offert le prix le plus bas, l’association momentanée SFIM/DMG.
L’autre marché a trait à la fourniture des pierres et a été adjugé à la société Sogépierre de Nod-sur-Seine (France).
Vu la vaste campagne de presse hautement polémique qui a été lancée depuis de nombreux mois par un autre soumissionnaire, l’association momentanée Tracol et associés, en relation avec la fourniture des pierres, il a paru indiqué au ministère d’apporter quelques renseignements, purement objectifs, aux organes de presse:
Le choix du soumissionnaire s’est fait sur la base des dossiers de soumission et de plusieurs examens visuels, par les architectes indépendants chargés du chantier et par l’Administration des bâtiments publics, des échantillons de pierre remis par les soumissionnaires. Le dernier examen a eu lieu le 7 juillet 2003. L’appréciation des soumissions s’est faite d’une manière qui respecte parfaitement l’égalité des soumissionnaires. En particulier, des pierres d’autres provenances que celles indiquées dans le cahier des charges étaient parfaitement acceptables, à condition d’être similaires ou équivalentes aux pierres indiquées. L’Administration des bâtiments publics avait confirmé officiellement aux soumissionnaires, avant la soumission, que la provenance des pierres pouvait être modifiée (lettres des 24 février 2003 et 18 mars 2003). De même, l’ordonnance du président du tribunal administratif du 1er juillet 2003 a évidemment été respectée lors de l’examen des soumissions, ce qui était d’autant plus facile que cette ordonnance ne faisait que rendre obligatoire, sur base d’une explication des architectes portée à la connaissance du juge, la manière d’appréciation des soumissions que les architectes et l’administration s’apprêtaient à respecter de toute manière.
La soumission de l’association momentanée Tracol et associés, ainsi que quatre autres soumissions, ont été écartées pour non-conformité des pierres offertes avec le cahier des charges. Quant à l’offre de Tracol et associés, sa non-conformité ne s’applique pas seulement à la pierre de grès (qui devait être équivalente ou similaire à la pierre de "Magny Doré") mais aussi au granit qui fait l’objet du même marché et qui en représente environ un quart en valeur. La non-conformité de la pierre de grès offerte par Tracol et associés est certaine; la non-conformité de son granit l’est tout autant.
Le prix offert par l’entreprise Sogépierre est acceptable. Combinée avec l’offre de l’association momentanée SFIM/DMG qui a été retenue au titre de la pose des pierres, la dépense totale aboutit à un prix global qui est nettement inférieur au prix adapté à l’indice actuel de l’offre de Tracol et consorts acceptée lors de la deuxième soumission.
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