|
Le ministre des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas, le Dr. Bernard Rudolf Bot, a effectué le 22 décembre 2003 une visite de travail au Luxembourg. Lors de sa première visite à l’étranger en tant que ministre des Affaires étrangères, Bernard Bot a été accueilli par son homologue luxembourgeois Lydie Polfer.

Conférence de presse conjointe des deux ministres des Affaires étrangères
Lors d’une conférence de presse conjointe à l’issue de la réunion de travail, les deux ministres des Affaires étrangères se sont félicités des relations denses et amicales entre les deux pays et les deux gouvernements.
La situation au niveau de l’Union européenne en général et de la CIG en particulier, à la suite du Conseil européen de Bruxelles des 12 et 13 décembre 2003, a figuré au centre des discussions entre Lydie Polfer et Bernard Bot. Les présidences néerlandaises et luxembourgeoises du Conseil de l’Union européenne en 2004, respectivement en 2005 seront probablement confrontées au dossier de la Constitution, a noté dès le départ le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, qui a évoqué avec son homologue néerlandais les possibles causes du "non-succès" de Bruxelles.
D’après le ministre Bot, la recherche des causes pourrait être le moyen pour trouver des solutions pour la CIG. "Il faut patienter et soigneusement examiner la situation", a-t-il analysé. Avis partagé par son homologue Lydie Polfer qui a dit qu’il "faut donner du temps à tous les acteurs. Chacun doit faire une analyse de son côté".
"Ce qui compte pour les prochaines présidences", a dit Bernard Bot, "c’est de coopérer le plus étroitement possible", et ce aussi au niveau du Benelux, qui "doit rester une force motrice pour la coopération politique dont nous avons besoin en Europe". Aux dires du ministre néerlandais, il faut "essayer de faire du Benelux un élément positif dans le cadre de la recherche d’une solution pour la CIG". Pour Lydie Polfer, il est dans l’intérêt de tout le monde d'avoir un Benelux fort qui parle d’une seule voix.
Le ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas a également souligné le rôle considérable de la diplomatie luxembourgeoise. D’après lui, le Luxembourg jouerait souvent le rôle de médiateur entre les "grands" en Europe et entretiendrait des contacts excellents avec la France et l’Allemagne.
Les autres sujets à l’ordre du jour de la rencontre ont été la question de l'adhésion à l'UE de la Turquie et les perspectives financières de l’Union, sujets qui, aux yeux de Lydie Polfer, ont également montré la solidité des relations entre le Luxembourg et les Pays-Bas. "Si on veut arriver à une Constitution, il faut aussi trouver une solution au problème des perspectives financières", a dit Bernard Bot à ce sujet. Il s’est toutefois montré optimiste, non seulement pour résoudre le problème des perspectives financières, mais aussi pour trouver une solution relative à la Constitution.
 |
Pour en savoir plus ... |
 |
|