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Le Premier ministre Jean-Claude Juncker et le ministre de l'Économie Henri Grethen ont assisté aux réunions de l’Eurogroupe et du Conseil "Affaires économiques et financières" les 8 et 9 mars 2004, à Bruxelles.
Eurogroupe
Les ministres des douze pays membres de la zone Euro se sont rencontrés dans la soirée du 8 mars 2004 pour leur traditionnel échange de vues sur la situation conjoncturelle internationale et européenne. Ils ont également discuté du Système monétaire européen (SME) II auquel devraient participer les États membres actuels et futurs avant une éventuelle adoption de l’Euro.
Conseil "Affaires économiques et financières"
Le Conseil "Affaires économiques et financières" du 9 mars fut essentiellement consacré à l’adoption des éléments clés des grandes orientations de politique économique qui constituent la principale contribution du Conseil "Affaires économiques et financières" au Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement des 25 et 26 mars 2004 à Bruxelles.

Jean-Claude Juncker, Gerrit Zalm, ministre des Finances des Pays-Bas, et Markos Kyprianou, ministre des Finances de Chypre
Le Conseil a identifié trois axes d’action sur lesquelles devraient se baser les politiques communautaire et nationales: a) la promotion de la croissance, notamment en veillant à un environnement macroéconomique sain via des situations budgétaires et un niveau de prix stables et en mettant l’accent sur les investissements dans la recherche et le développement. Le Conseil se prononce également en faveur d’une meilleure réglementation complétant le marché intérieur, surtout au niveau des services, b) une augmentation de la flexibilité et de l’adaptabilité des marchés de l’emploi dans l’Union européenne et c) les efforts afin de garantir des finances publiques soutenables en tenant compte du vieillissement des populations, en réduisant les dettes publiques et en réformant les systèmes régissant l’emploi et la sécurité sociale.
L’autre dossier que le Conseil "Affaires économiques et financières" transférera au Conseil européen concerne les mesures de mise en oeuvre nationales de l’initiative européenne de croissance dont le but principal est d’augmenter l’efficacité des investissements dans les infrastructures, en particulier dans les domaines du transport, de l’énergie et des télécommunications, et de stimuler l’innovation et la recherche et le développement.
Dans le contexte de la mise en oeuvre du pacte de stabilité et de croissance, le Conseil a adopté les programmes de stabilité actualisés de la Belgique, de l’Allemagne, du Portugal et de l’Espagne.
Le Conseil a entendu un rapport du Commissaire Frits Bolkestein sur les progrès réalisés dans les négociations avec la Suisse et d’autres pays tiers pour ce qui est des mesures équivalentes que ces pays se sont engagés à adopter dans le contexte de la directive européenne sur la fiscalité de l’épargne.
D’autres points à l’ordre du jour ont été:
discussions sur les taux de TVA réduits,
la décharge à donner à la mise en oeuvre du budget 2002,
le priorités du Conseil "Affaires économiques et financières" pour le budget 2005.
Pour ce dernier point, le Conseil e retenu dans ses conclusions que le budget communautaire devrait allouer des ressources suffisantes nécessaires à la mise en oeuvre des diverses politiques communautaires, tout en respectant le cadre établi par les perspectives financières 1999 - 2006. Le Conseil a souligné également l’importance d’une discipline budgétaire générale et a mis en évidence que les retenues budgétaires appliquées dans les États membres devraient être reflétées au niveau du budget communautaire.
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