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Le ministre des Affaires étrangères Lydie Polfer a représenté le Luxembourg au Conseil "Affaires générales et Relations extérieures" qui s'est réuni le 26 avril 2004 à Luxembourg.
A l'ordre du jour figurait notamment une discussion sur les prochaines étapes de la Conférence inter-gouvernementale, chargée de préparer une constitution pour l'Union. Les ministres des Affaires étrangères ont convenu de reprendre le 17 mai les négociations sur la Constitution, en vue du Conseil européen en juin lors duquel un accord définitif sur le texte devrait être trouvé.
A cet sujet, Lydie Polfer a déclaré: "On ne peut pas risquer un autre échec. Si les règles proposées à Nice doivent être changées, c'est pour qu'elles soient simplifiées et pas compliquées davantage".
259 millions d'euros pour les Chypriotes turcs
Suite au résultat négatif du référendum à Chypre, le Conseil a recommandé de débloquer une aide de 259 millions d'euros prévue en cas de réunification de l'île. "La partie turque de l'île s'est massivement prononcée en faveur du plan Annan et a ainsi démontré sa volonté d'intégrer l'UE. Nous ne pouvons pas sanctionner les Chypriotes turcs en raison du rejet des Chypriotes grecs et nous devons tout faire pour ne pas amplifier le sentiment de division", a affirmé Lydie Polfer.
Une partie importante des discussions a été consacrée à la discussion des relations avec la Russie notamment en vue de la préparation du Conseil de partenariat qui se tient le 27 avril à Luxembourg et du sommet entre la Russie et l'Union prévu le 21 mai à Moscou. Le commissaire européen aux Relations extérieures, Chris Patten, ainsi que le ministre irlandais des Affaires étrangères Brian Cowen en tant que président en exercice du Conseil de l'UE d'un côté, et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov de l'autre côté, ont procédé à la signature de l'extension aux nouveaux Etats membres de l'accord de partenariat et de coopération qui définit les relations notamment dans le domaine commercial.
Les ministres des Affaires étrangères ont par ailleurs décidé de maintenir l'embargo sur les ventes d'armes en Chine. D'après Lydie Polfer, cette décision s'était imposée à cause des problèmes liés au respect des droits de l'homme dans ce pays et des tensions géopolitiques existantes dans cette région.
L'évolution dans les Balkans et au Moyen Orient ainsi que les relations entre l'Union et les pays partenaires d'Afrique figuraient aussi à l'ordre du jour.
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