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Le 27 avril 2004, la ministre de la Culture, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Erna Hennicot-Schoepges, aux côtés de Paul Helminger, maire de Luxembourg-ville, de Guy Dockendorf, président de l'asbl Luxembourg et Grande Région, capitale européenne de la culture 2007 et de Robert Garcia, coordinateur général du projet a donné des informations relatives à l'évolution positive que connaît le projet Luxembourg et Grande Région, capitale européenne de la culture.
Erna Hennicot-Schoepges a rappelé d'emblée la très bonne réception que le jury européen a finalement donné au dossier de candidature luxembourgeois et à son concept novateur. En effet, ce projet ne se borne pas à la seule capitale du Luxembourg mais s'ouvre sur les régions limitrophes. L'année culturelle 2007 sera ainsi à l'origine d'un "brassage inédit de populations, d'identités culturelles et d'émotions".

Paul Helminger, Robert Garcia, Erna Hennicot-Schoepges,
Guy Dockendorf, Georges Fondeur
Comme l'a exprimé Erna Hennicot-Schoepges, ce projet de capitale de la Culture réunira "cinq régions, quatre pays, trois langues et onze millions d'habitants". Puisant ses racines dans le patrimoine historique des régions participantes, le programme culturel gravitera autour de cinq thèmes:
Migrations pour le Luxembourg,
Patrimoine industriel pour la Sarre,
Grandes personnalités européennes pour la Rhénanie-Palatinat,
Culture de la mémoire pour la Lorraine,
Expressions de la modernité pour la Région wallonne et les communautés française et germanophone de Belgique
En outre, le Luxembourg profitera de toute l'année 2007 pour faire participer, en tant que partenaire, la ville de Sibiu (anciennement Hermannstadt) en Roumanie, pays candidat à l'adhésion à l'Union européenne par ailleurs. Le choix de cette ville est loin d'être le fait du hasard puisque, au 12e siècle, les fondateurs de celle-ci ont immigré d'une région qui deviendra plus tard le Grand-Duché de Luxembourg et qu'on y rencontre encore aujourd'hui le dialecte francique mosellan à l'origine de la langue luxembourgeoise.
Le coordinateur général de Luxembourg et Grande Région, capitale européenne de la culture 2007, Robert Garcia, a mis l'accent sur les points essentiels du dossier de candidature luxembourgeois qui ont le plus séduit le jury européen. Selon ses dires c'est là, tout d'abord, une "candidature honnête, qui ne jette pas de la poudre aux yeux avec des promesses d'événements grandiloquents sans grandes chances de succès en pratique."
Le projet de capitale de la culture du Luxembourg suit le fil rouge d'un meilleur rapprochement de la Grande Région.
Ainsi, Robert Gracia désire que les projets, qui seront finalement choisis parmi la centaine de projets introduits jusqu'à présent, mettent l'accent sur l'interaction de différentes disciplines culturelles, tout en privilégiant une interprétation résolument contemporaine de l'histoire au lieu de se limiter au seul travail de mémoire.
Le jury aurait également prisé le fait que Luxembourg et Grande Région, capitale européenne de la culture 2007 privilégie une approche de développement culturel durable. En effet, le projet encouragera la création et les coopérations transfrontalières au-delà de la seule année culturelle.
Le projet soutiendra notamment la mobilité culturelle des populations. On prévoit, par exemple, la création de trains et/ou péniches de la culture et on veut organiser le transport de différentes tranches du public visé (jeunes, vieux, etc.) vers des institutions culturelles limitrophes. Les organisateurs espèrent agir ainsi contre un certain hermétisme dont font encore preuve les populations des différentes régions, même si, chaque jour, quelques 100.000 personnes transitent déjà de ces régions vers le Luxembourg et vice-versa, comme l'a remarqué le maire de Luxembourg Paul Helminger.
De cette manière, Luxembourg et Grande Région, capitale européenne de la culture 2007 rapprochera les sensibilités et oeuvrera pour le renforcement d'un sentiment d'appartenance à une grande région européenne. Dès lors, le programme de l'année culturelle permettra de positionner la Grande Région "unifiée" sur l'échiquier européen et de la présenter comme un espace pionnier en matière d'intégration européenne.
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