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Le Premier ministre Jean-Claude Juncker a participé le 29 juin 2004 à Bruxelles à la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement, convoquée par la Présidence irlandaise du Conseil, qui a entériné la désignation du Premier ministre portugais, José Manuel Durão Barroso, comme futur président de la Commission européenne. Le Premier ministre portugais est ainsi appelé à succéder à Romano Prodi dont le mandat expire le 31 octobre 2004.
"Il a le sens de l'équilibre, une bonne connaissance de l'Europe, de ses subtilités, de ses complications. Il vient de la périphérie Sud. Sa nomination à la tête de la Commission européenne a valeur de message à l'heure de l'élargissement vers l'Est. Il ne faut pas oublier les pays du Sud". C'est avec ces mots que Jean-Claude Juncker a salué la désignation de José Manuel Durão Barroso à la tête de la Commission.
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José Manuel Durão Barroso et Jean-Claude Juncker au Conseil européen extraordinaire à Bruxelles
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Le rôle du président de la Commission européenne
Le président de la Commission européenne est désigné par les gouvernements des États membres.
Sa nomination doit ensuite être approuvée par un vote du Parlement européen.
Le président de la Commission européenne désigne ensuite, d'un commun accord avec les gouvernements des États membres, les autres membres de la Commission, qui doivent par ailleurs se soumettre tous ensemble à un vote d'approbation du Parlement européen.
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La Présidence irlandaise avait réussi à dégager, deux jours auparavant, un accord sur le nom de José Manuel Durão Barroso comme candidat au poste de Président de la Commission européenne. Le 27 juin, Bertie Ahern, président en exercice du Conseil de l'Union européenne, avait déclaré: "À l'issue des nombreuses consultations des derniers jours avec mes collègues, je suis très heureux d'être en mesure de confirmer l'appui général prêté à la nomination du Premier ministre portugais Barroso en tant que président de la Commission".
Lors du Conseil européen des 17 et 18 juin 2004, les chefs d'État et de gouvernement n'avaient pas réussi à se mettre d'accord sur la question de la succession de Romano Prodi à la tête de la Commission européenne et avaient décidé de reporter cette décision à une date ultérieure.

Jean-Claude Juncker et le chancelier allemand Gerhard Schroeder
Plaidoyer en faveur d'une ratification rapide de la Constitution européenne
Jean-Claude Juncker a rendu ses homologues attentifs à la nécessité de coordonner les processus de ratification de la future Constitution européenne, notamment dans les États membres ayant opté pour la ratification par voie référendaire. "Je crois qu'il ne serait pas souhaitable que les procédures de ratification, surtout les procédures référendaires, s'étirent sur une année ou une année et demie. Je voudrais que sur ce point nous procédions à tir groupé", a dit le chef du gouvernement luxembourgeois.
S’exprimant devant la presse, le Premier ministre a également rappelé que lors de son entrevue avec l’ancien Premier ministre grec Costas Simitis, le 11 juin dernier à Luxembourg l’idée avait été formulée de "créer un comité des sages composé d’hommes politiques européens dont la réputation ne serait plus à faire, pour aller plaider la cause constitutionnelle dans les États membres de l’Union européenne et pour avancer les arguments en faveur d’une ratification, notamment par voie référendaire".
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