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En 2005, la conjonction de deux dates hautement symboliques - le 60e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe le 8 mai et la Journée de l’Europe, le 55e anniversaire de la déclaration Schuman le 9 mai - a incité divers pays, anciens acteurs du conflit, à entreprendre un projet citoyen associant mémoire et actualité européenne.
Les Européens n’ont pas oublié: l’Union européenne est née sur les ruines encore fumantes de la guerre, cette tragédie innommable dont elle s’est donné pour mission de conjurer le retour. Voilà une évidence pour tous ceux qui ont vécu cette guerre directement ou par l’intermédiaire de leur famille.
Vétérans, anciens déportés et résistants partagent leurs témoignages avec des lycéens
Aujourd’hui, la majorité des populations en Europe n’a plus ce souvenir direct. Il est donc impératif de rappeler les faits historiques en permettant aux jeunes de rencontrer les témoins de cette période tragique de notre histoire.
C’est pourquoi le Centre de documentation et de recherche sur la Résistance luxembourgeoise et les ambassades de Belgique, du Royaume-Uni, de France, d’Allemagne, d’Autriche et des États-Unis ont invité des vétérans, anciens déportés et résistants à partager leurs témoignages avec des lycéens de la Grande Région au Centre culturel de rencontre Abbaye de Neumünster le 9 mai 2005.
Une séance consacrée à l'Europe
Cette occasion unique de rencontrer des survivants de la terrible guerre civile européenne a été suivie, à l’École européenne, d’une séance consacrée à l’Europe, aux fondements de sa construction et aux enjeux de la future Constitution européenne.
Le ministre de la Justice et de la Défense, Luc Frieden, y a discuté avec des élèves de différentes nationalités sur la construction européenne, 60 ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre Frieden a souligné que l’Europe reste aujourd’hui un instrument indispensable pour la paix et la sécurité. Continuer à construire l’Europe reste un devoir envers les victimes de la guerre et une nécessité pour garantir la paix et la stabilité sur le continent européen, a estimé Luc Frieden.
Si la paix dans nos pays est le fruit de l’Union européenne, il faut aujourd’hui approfondir cette Europe, dans le respect des identités nationales, pour pouvoir efficacement faire face aux défis majeurs en matière de sécurité que sont notamment les crises régionales, le terrorisme et la criminalité organisée transfrontalière, a également noté le ministre de la Justice.
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