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Le 29 septembre 2005, le Premier ministre Jean-Claude Juncker a prononcé le discours d’ouverture lors du 7e congrès annuel de l’AIPCE (Alliance of Independent Press Councils of Europe), organisé au Centre de conférence Kiem par le Conseil de presse du Luxembourg à l’occasion de son 25e anniversaire.
Jean-Claude Juncker a rappelé que le journalisme ne pouvait être réduit ni à une entreprise commerciale ni à une profession comme une autre. "S’il est difficile de décrire l’essence du journalisme, il est encore plus compliqué de définir ce qu’est du journalisme de qualité", a ajouté le Premier ministre Juncker dans son introduction devant les représentants de conseils de presse d’une vingtaine de pays.
Le chef du gouvernement a évoqué ensuite l’adoption de la loi sur la liberté d’expression dans les médias en 2004 au Grand-Duché, loi généralement considérée comme cadre juridique moderne et adaptée aux exigences de la presse.
Selon les propos du Premier ministre, des lois peuvent prévenir ou du moins corriger les excès de la presse. Toutefois, "les lois ne sont pas en mesure de produire du journalisme de qualité". À côté d’une législation, il y a la nécessité de disposer de règles qui ne demandent pas ce qui est légal ou illégal, mais qui demandent ce qui est honnête et ce qui est injuste, a ajouté Jean-Claude Juncker.
Bien qu’une loi puisse imposer des sanctions à la presse, seule une autorégulation permettrait de prévenir des préjudices, a souligné le Premier ministre. "Or si la mise au point d’un code de conduite constitue déjà un défi considérable pour le Luxembourg, pays doté d’une longue tradition démocratique, quelle doit être la lourdeur de cette tâche pour les pays qui ne connaissent la liberté de presse que depuis peu de temps ?", a demandé Jean-Claude Juncker devant un auditoire comprenant des représentants venant de l’Union européenne mais aussi d’États ayant récemment accédé à l’indépendance.
À son avis, le journalisme de qualité ne doit pas seulement prendre en compte ce que les auditeurs, les lecteurs et les spectateurs veulent savoir, mais aussi ce qu’ils doivent connaître en tant que citoyens.
Parlant de la couverture des informations relatives à l’Union européenne dans la presse, le Premier ministre Juncker a particulièrement loué les médias luxembourgeois dans leur travail. Toutefois, le niveau de connaissances des affaires européennes parmi les citoyens ne serait pas très élevé, a-t-il déploré. Au Luxembourg et dans les autres pays, il revient à la presse ainsi qu’aux gouvernants d’amener le public à s’intéresser davantage aux affaires de l’UE, a conclu Jean-Claude Juncker.
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