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"Le XVIIe siècle fut celui de la révolution des sciences exactes. Le XVIIIe siècle inventa la science de l’homme dans sa globalité. L’étude des mœurs, forgées par l’histoire, le droit, les échanges économiques et les propriétés de l’âme humaine, permettait de comprendre les modes de gouvernement des hommes, dans le but de les améliorer et de les rendre conformes aux exigences de la raison.
Héritiers des Lumières, les Idéologues de 1795 créèrent, au sein de l’Institut de France, une deuxième classe, chargée des "sciences morales et politiques".
On y trouvait Destutt de Tracy, Cabanis, Garat, Volney… Pour des raisons politiques, cette classe fut supprimée en 1803 par Bonaparte, alors Premier Consul, et ses membres répartis dans les autres classes de l’Institut.
Ce fut à l’initiative de François Guizot, ministre de l’Instruction publique, que Louis-Philippe restaura l’Académie des sciences morales et politiques (ordonnance royale du 26 octobre 1832). Il s’agissait de la première institution française à couvrir le champ des sciences humaines.
Depuis sa création, l’Académie a toujours compté, en son sein, les hommes les plus illustres du temps: Guizot, Tocqueville, Michelet, Victor Cousin, Fustel de Coulanges, Bergson, René Cassin, René Coty, Raymond Aron, Jacques Rueff, Lucien Febvre, le cardinal Henri de Lubac, Albert Schweitzer…"
(source: www.institut-de-france.fr)
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