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Article d'actualité
Jean-Claude Juncker et Jeannot Krecké aux réunions de l’Eurogroupe et du Conseil "Affaires économiques et financières" à Bruxelles
21-01-2008

Vers le niveau supérieur
Le Premier ministre, ministre des Finances, président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker et le ministre de l’Économie et du Commerce extérieur Jeannot Krecké ont participé aux réunions de l’Eurogroupe et du Conseil "Affaires économiques et financières" les 21 et 22 janvier 2008 à Bruxelles.

Jean-Claude Juncker en compagnie de Joaquin Almunia et Pedro Solbes MiraEurogroupe

Jean-Claude Juncker a présidé la réunion des ministres des Finances de la zone euro qui compte 15 membres à partir du 1er janvier 2008, après l’adhésion de Chypre et de Malte. Jeannot Krecké y a représenté le gouvernement luxembourgeois.

Les ministres des Finances des pays membres de la zone euro ont naturellement débattu des chutes des valeurs boursières intervenues le jour même partout dans le monde. Pour le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, s'exprimant devant la presse à l'issue de la réunion, la situation actuelle des marchés financiers est "volatile et incertaine", notamment en ce qui concerne les perspectives conjoncturelles aux États-Unis d'Amérique.

"Il est vrai que la situation économique aux États-Unis continue à se détériorer", a expliqué Jean-Claude Juncker, "nous avions toujours exclu au cours des mois écoulés une récession aux États-Unis, mais on ne peut plus totalement l'exclure au jour où nous sommes". Et de continuer: "Si ce risque - récession aux États-Unis, ou un très net tassement de la croissance économique américaine - devait se matérialiser, cette matérialisation ne resterait pas sans conséquences sur la croissance dans la zone euro. Jusqu'à présent et suite aux turbulences financières, nous n'avons pas observé d'impact majeur sur l'économie réelle de l'ensemble de la zone euro bien que nous devions partir de l'idée que la croissance en 2008 va rester légèrement en dessous du potentiel de croissance alors que le contraire fut vrai au cours des deux dernières années."

En dépit des risques combinés (prix pétroliers, marchés financiers), Jean-Claude Juncker a souligné qu'il n'y pas lieu de verser dans un "pessimisme excessif", notamment en raison du fait que la situation économique aux États-Unis n'est "nullement comparable" à la situation économique en Europe en général et dans la zone euro en particulier: "Nos données fondamentales sont saines, l'assainissement budgétaire progresse, les taux d'emploi augmentent, les niveaux de chômage continueront à baisser. Par conséquent, la situation à laquelle doivent réagir les États-Unis n'est pas celle à laquelle l'Europe se voit confrontée. Nous nous sentons à l'aise dans la situation économique qui est actuellement la nôtre et nous pensons donc que les consommateurs en Europe n'ont aucune raison de perdre confiance".

L'analyse de l'Eurogroupe montre qu'il existe un véritable découplage de l'économie européenne et de l'économie américaine. Les pays membres de la zone euro continueront ainsi leurs politiques structurelles en matière d'assainissement budgétaire et financier telles qu'elles sont exigées par le pacte de stabilité et croissance. Si par contre la détérioration conjoncturelle devait prendre une ampleur telle que la croissance de l'économie de la zone euro s'en trouverait affectée, les pays membres de la zone disposent, avec le pacte de stabilité et croissance réformé en 2005, d'un dispositif, notamment les stabilisateurs automatiques, leur permettant de pallier à une détérioration durable de leur situation conjoncturelle.

Le président de l’Eurogroupe a exposé à ses collègues le programme de travail de l’Eurogroupe pour le premier semestre 2008.

L’Eurogroupe a ensuite fait le bilan de l’introduction de l’euro à Chypre et à Malte.

Les ministres ont préparé la réunion des ministres des Finances du G7 début février à Tokyo où la zone euro sera représentée par le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, et le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquìn Almunia.

L’Eurogroupe a poursuivi ses discussions initiées en novembre 2007 sur la stabilité financière et le processus Lamfalussy.

Finalement, les ministres ont eu un débat d’orientation sur les lignes directrices intégrées dans le cadre du processus de Lisbonne, particulièrement en ce qui concerne le chapitre réservé à la zone euro.

Conseil "Affaires économiques et financières"

Les ministres des Finances et/ou de l’Économie des 27 États membres de l’Union européenne se sont réunis pour le premier Conseil "Affaires économiques et financières" sous Présidence slovène et ont discuté, en séance publique, le programme travail de la présidence pour le premier semestre 2008.

Le Conseil a ensuite préparé la réunion de Conseil européen des 13 et 14 mars 2008, notamment en débattant du prochain cycle de trois ans pour ce qui est des grandes orientations des politiques économiques ainsi que les recommandations intégrées par pays, du réexamen du marché unique ainsi que du document exposant les questions clés en matière économique et financière.

Un dernier point concerna les conclusions du Conseil dans le domaine de l’espace unique de paiements en euros.


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   Liens externes
  * Ministère de l'Économie et du Commerce extérieur
  * Ministère des Finances
  * Présidence slovène du Conseil de l'UE

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