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Les 27 ministres de l'Emploi et des Affaires sociales de l'Union européenne se sont réunis du 31 janvier au 2 février 2008 à Brdo, en Slovénie, pour discuter du rôle du concept de flexicurité en tant que réponse aux impératifs de la mondialisation, aux changements technologiques profonds et aux défis démographiques.
En effet, le Conseil des ministres devra prochainement décider comment ce concept sera mis en évidence dans le cadre des lignes directrices intégrées de la stratégie de Lisbonne 2008-2010 par, en particulier, le biais des programmes d'action nationaux que les États membres soumettront en automne 2008 à la Commission.
Le ministre du Travail et de l'Emploi, François Biltgen, a rappelé que dans ses propositions de recommandations de décembre 2007 sur la mise en œuvre des politiques de l'emploi des États membres, la Commission n'a pas formulé de recommandation spécifique concernant la flexicurité à l'égard du Luxembourg. Cela signifie que les 4 éléments composant la flexicurité (souplesse et sécurisation des dispositions contractuelles nationales, stratégies globales d'apprentissage tout au long de la vie, politiques actives du marché du travail et systèmes de sécurité sociale modernes) se retrouvent parfaitement intégrés dans la politique de l'emploi et du droit du travail au Luxembourg,
Le ministre du Travail et de l'Emploi a clairement précisé: "La flexicurité n'est pas un exercice à voie unique et doit profiter tant aux entreprises qu'aux salaries. Elle mérite dès lors une approche équilibrée qui ne sera assurée qu'avec une implication responsable des partenaires sociaux. La flexicurité est un exercice pluridisciplinaire; les 4 composantes de la flexicurité doivent être réunies pour offrir aux travailleurs les chances pour maîtriser les changements. Avant tout, la flexicurité doit être basée sur une approche qui repose sur les "besoins réels" ou des problèmes spécifiques et non pas sur des considérations générales et nécessairement théoriques. La flexicurité est une approche et ne peut être réduite à un modèle unique."
Dans ce contexte, François Biltgen a pris l'exemple des jeunes chômeurs. Pour le ministre, leurs efforts de recherche d'un emploi méritent d'être soutenus par de meilleures qualifications et des mesures actives plus ciblées destinées à leur offrir la perspective d’un emploi stable au lieu d’une addition d’emplois précaires, ce qui a été le but de la loi dite 5611.
Pour les travailleurs âgés, le ministre a mis en avant la stratégie nationale de formation tout au long de la vie - entérinée récemment par la législation nationale qui encadre un accord interprofessionnel important des partenaires sociaux. François Biltgen a néanmoins aussi appelé de ses vœux des changements de mentalité - tant des employeurs que des salaries - eu égard au vieillissement actif.
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