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Quelles orientations à donner au processus de Bologne après l’échéance de 2010? Afin de pouvoir donner une première réponse à cette question, les ministres flamand et luxembourgeois en charge de l’Enseignement supérieur et du Travail, Frank Vandenbroucke et François Biltgen, ont convié la communauté académique à une conférence internationale qui s’est tenue à l’université de Gand les 19 et 20 mai 2008.
Rassemblant deux cents personnalités européennes et internationales, la conférence s’est penchée sur les questions fondamentales qui touchent l’avenir de l’enseignement supérieur européen. Des thèmes comme l’accès équitable à l’enseignement supérieur, l’internationalisation des programmes de formation, le financement durable et les multiples sources de financement des universités ont été discutés sur base de documents préparés par une dizaine de chercheurs.
Dans son exposé introductif, le ministre luxembourgeois François Biltgen a mis en exergue l’employabilité comme devant être un des principaux objectifs des programmes de formation. L’acquisition de compétences transversales, comme la capacité de l’analyse critique, les compétences communicatives, mais également les compétences interculturelles doivent constituer les noyaux de la formation. "Le "Fachidiot" (l’allemand est pratiquement la seule langue dans laquelle ce concept existe) est le chômeur de demain", a indiqué le ministre, qui dans ce même contexte a réitéré la nécessité d’une bonne compréhension de formations menant à l’obtention du grade de bachelor.
Le ministre flamand pour sa part a avancé trois orientations principales qui devraient marquer l’enseignement supérieur de demain. Reconnaître que la diversité de l’enseignement supérieur européen est son point fort et non pas sa faiblesse et accroître sa transparence devrait être un objectif général. Il a rejoint le ministre luxembourgeois dans son analyse que la dimension sociale de l’enseignement supérieur et sa contribution à la cohésion sociale sont des caractéristiques typiquement européennes. Par ailleurs, le système européen de l’enseignement supérieur doit être un système ouvert qui est attrayant pour les chercheurs et les étudiants des autres continents.
"Un système ouvert doit pouvoir s’appuyer sur une bonne législation sociale et garantir de bonnes conditions de travail", renchérit le ministre Biltgen. "Les ministres de l’Enseignement supérieur doivent entamer une meilleure concertation avec leurs collègues en charge des dossiers de la sécurité sociale. Une politique de l’enseignement supérieur qui est bien menée touche également à d’autres politiques".
La conférence a constitué une étape importante pour la préparation de la conférence ministérielle de Leuven au printemps 2009, conférence qui est organisée par le Benelux. Lors de cette conférence, les orientations à donner à l’enseignement supérieur au-delà de l’échéance 2010 devraient être définies.
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